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Il s’agit de la première fois qu'Évelyne Viens reçoit un appel de l’équipe canadienne, et ce, malgré une carrière universitaire du tonnerre où elle a pulvérisé plusieurs records à l’Université South Florida.
Il s’agit de la première fois qu'Évelyne Viens reçoit un appel de l’équipe canadienne, et ce, malgré une carrière universitaire du tonnerre où elle a pulvérisé plusieurs records à l’Université South Florida.

Une première invitation avec l’équipe canadienne de soccer pour Évelyne Viens

Carl Tardif
Carl Tardif
Le Soleil
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Forte d’une première saison dans les rangs professionnels aux États-Unis et en France, Évelyne Viens a finalement tapé dans l’œil de l’équipe canadienne de soccer. La joueuse de L’Ancienne-Lorette a reçu une invitation pour participer au camp d’entraînement de la sélection nationale en marge de la Coupe SheBelieves, qui aura lieu en février à Orlando, en Floride.

Il s’agit de la première fois que l’attaquante de 23 ans reçoit un appel de l’équipe canadienne, et ce, malgré une carrière universitaire du tonnerre où elle a pulvérisé plusieurs records à l’Université South Florida.

«Je suis vraiment contente d’avoir l’occasion d’aller au camp en compagnie des meilleures joueuses du pays et de montrer ce que je peux faire. Il s’agira de ma première expérience dans tous les niveaux», racontait-elle, lundi après-midi, après une séance d’entraînement avec le Paris FC, club français de première division où elle évolue depuis la fin de l’été dernier.

La Coupe SheBelieves sera la première compétition qui servira de préparation pour l’équipe nationale en prévision des Jeux olympiques, qui doivent toujours se tenir à Tokyo, en juillet, bien que la pandémie pourrait en décider autrement. Des 29 joueuses invitées, 23 feront partie de l’alignement pour le premier match prévu le 14 février.

Gabrielle Carle aussi invitée

Gabrielle Carle, une défenseure latérale de Lévis, fera aussi partie du groupe qui se rapportera à Bev Priestman, entraîneure-chef de la formation. Parmi les joueuses d’expérience qui y seront, il y aura notamment Christine Sinclair, meilleure buteuse internationale de l’histoire, ainsi que les trois médaillées de bronze olympiques, Diana Matheson, Desiree Scott et Sophie Schmidt.

«Il s’agit de l’un de mes objectifs depuis longtemps de faire partie de l’équipe nationale. Le cheminement pour atteindre son but est différent pour tout le monde, le mien a passé par le soccer professionnel. Pour les Jeux de 2020, qui devaient avoir lieu l’an passé, ils se concentraient sur le groupe qu’il y avait, mais il y a sûrement un mélange de plusieurs choses qui peuvent expliquer mon invitation, comme le fait que c’est une nouvelle année, qu’il y ait un nouveau coach et que j’ai réussi à bien m’adapter au niveau professionnel après avoir bien fait à l’université.»

Alors que le soccer canadien est sur pause en raison de la pandémie, Évelyne Viens a eu la chance d’être la plupart du temps sur le terrain.

Repêchée au cinquième rang par le Blue Sky FC du New Jersey, elle a fait ses débuts pros lors d’un tournoi servant de saison de la NWSL, l’été dernier, y marquant son premier but professionnel. À la fin de l’été, son contrat a été prêté à l’équipe française de division 1, le Paris FC, où elle a touché la cible en 12 matchs jusqu’ici. Le Paris FC occupe le sixième rang au classement avec une fiche de 5-3-5.

«Je sais que ce ne fut pas une année facile au Canada, mais j’ai été chanceuse, je n’ai pas vraiment arrêté à l’exception du confinement, en mars. J’ai pu poursuivre mon développement en compagnie des meilleures joueuses aux États-Unis et en France. Tout va plus vite qu’au niveau universitaire, le jeu est plus rapide, mais j’ai réussi à m’adapter et à marquer des buts», analysait celle qui a enfilé l’aiguille 73 fois dans sa carrière universitaire, le plus haut total de l’histoire de la conférence AAC, aux États-Unis.

Viens ratera les premiers jours du camp d’entraînement qui doit commencer le 5 février puisqu’il lui restera un match à disputer avec le Paris FC, le 6 février, date de son 24anniversaire.

«Je vais rater deux ou trois jours du camp, j’espère être en mesure de faire ma place par les 23 qui disputeront le tournoi. Il y aura plusieurs filles avec de l’expérience internationale, je devrai montrer ce que je peux faire.»

Cette invitation allume aussi sa flamme olympique, bien qu’elle préfère vivre les étapes une à la fois.

«J’essaie de ne pas me projeter jusqu’aux Jeux olympiques, même si j’ai toujours rêvé d’y participer. Après le camp d’entraînement, je vais avoir une meilleure idée où je me situe dans la hiérarchie de Soccer Canada. J’ai été invité, c’est déjà un pas dans la bonne direction», ajoutait le numéro 21 du Paris FC.