Congédié par les Remparts en 2016, Martin Laperrière est revenu par la grande porte, mardi.

Une porte ouverte sur l’avenir pour Martin Laperrière

Martin Laperrière revient au bercail avec un titre légèrement différent : entraîneur associé. Comme à l’époque, il est l’adjoint de Patrick Roy chez les Remparts, ses tâches restent grosso modo les mêmes, mais la nouvelle nomination implique une porte ouverte sur l’avenir.

Laperrière est désormais perçu comme le successeur de Roy. Et même si ce dernier «espère être ici pour les 20 prochaines années», le plan à long terme est de voir Laperrière prendre les rênes de la formation junior un jour ou l’autre. Les saisons à venir serviront à bien le préparer pour cette promotion, même si «on n’a rien de prévu» en termes d’échéancier, selon Roy.

Les Remparts ont tenu une conférence de presse, mardi matin, pour annoncer une réorganisation du département hockey de l’équipe. Le principal changement avait déjà filtré dans les médias, la veille : Martin Laperrière retrouve son ami Roy, de qui il a été l’adjoint de 2005 à 2013, jusqu’à ce que l’ancien gardien de la LNH se trouve un boulot chez l’Avalanche du Colorado.

«C’était un incontournable», a dit Roy du choix de Laperrière. «C’est important pour moi de travailler avec des gens avec qui je suis à l’aise. […] On a bien travaillé ensemble pendant les huit saisons où j’étais derrière le banc. On avait une bonne chimie. On n’avait pas besoin de se parler pour savoir ce qu’on voulait faire.»

Roy a d’ailleurs mentionné «Lappy» dès ses premières discussions avec le président des Remparts, Jacques Tanguay, lorsqu’il a été question de son retour avec l’équipe.

Le nouveau titre de Laperrière a aussi une fonction plus symbolique. Il permet d’éviter de voir ce changement de boulot comme une rétrogradation, lui qui était entraîneur-chef du Blizzard du Séminaire Saint-François (midget AAA) depuis deux ans, et assurément sur la courte liste de candidats potentiels pour un poste de chef dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Je ne serais pas revenu junior avec n’importe qui», a souligné Laperrière. «Je ne serais pas retourné adjoint nulle part. Le défi devant nous est l’fun. Je le vois comme de l’avancement.»

Lorsqu’il a été question de son futur rôle d’entraîneur-chef, il a toutefois fait preuve de retenue dans ses propos. «Pour l’instant, le contrat est sur deux ans. […] Quand j’ai rencontré Patrick chez lui, je lui ai dit que je voulais avoir une opportunité de gagner avec l’organisation. Je ne regarde pas plus loin que ça», a affirmé le fils de l’ancien défenseur et entraîneur adjoint du Canadien de Montréal, Jacques Laperrière.

Laperrière a aussi esquivé la question de son congédiement controversé, en 2016. Son pire souvenir de ses trois années passées sous les ordres de Philippe Boucher n’est pas son départ, mais plutôt la défaite dans le septième match de la Coupe du Président contre l’Océanic de Rimouski, en 2015.

«Ç’a fait excessivement mal. J’espère avoir l’opportunité de contribuer à retourner dans une finale pour ramener ce trophée à Québec.»

Fortier change de tâche

Pour faire une place à Laperrière derrière le banc, Marc Fortier change de tâche. Celui qui avait été embauché il y a deux ans par le successeur (et prédécesseur) de Roy, Philippe Boucher, sera désormais dépisteur, sous la responsabilité de Christian Vermette, directeur du recrutement et adjoint au dg.

Déjà présents sous les ordres de Boucher, Benoît Desrosiers (adjoint) et Ghyslain Rousseau (gardien de but) conservent les mêmes fonctions. Roy dit avoir apprécié la vision et l’éthique de travail du personnel en place.

LIRE AUSSI : PATRICK ROY LOIN DE SE TOURNER LES POUCES