Pour une deuxième semaine d'affilée, l'entraîneur-chef de l'Impact Rémi Garde a remis en question le travail de certains de ses joueurs à l'entraînement.

Une «culture de l’entraînement» à travailler chez l’Impact

MONTRÉAL — L’Impact est au cœur d’une tempête et l’entraîneur-chef Rémi Garde espère que la formation montréalaise s’en sortira rapidement.

Le Bleu-blanc-noir a perdu ses quatre derniers matchs par un score combiné de 16-5 et a glissé au neuvième rang de l’Association de l’Est avec un dossier de 2-6-0.

«Nous affrontons un vent de face et c’est à nous de tirer de bord et de prendre le vent différemment, a dit Garde, mardi, avant le retour à l’entraînement de sa troupe. «J’ai confiance parce qu’il y a de la qualité dans ce groupe.

«En ce moment, les éléments ne nous sont pas favorables. Ça ne veut pas pour autant dire que rien ne convient, de la même manière qu’il ne fallait pas penser après les matchs gagnés contre Seattle et Toronto qu’on allait se friser les moustaches dans ce championnat-là. Je sais bien que le football est un sport très regardé, de passion. C’est pour ça que je l’aime. Mais, dans ma position, je me dois d’apporter une posture différente.»

Pour une deuxième semaine d’affilée, Garde est revenu sur le travail à l’entraînement de son équipe. Après avoir critiqué l’absence d’une haine pour la défaite la semaine dernière, Garde a commenté la «culture de l’entraînement» à travailler, notamment chez les joueurs qui souhaitent augmenter leur temps de jeu.

«Je pense qu’il y a des joueurs dans l’effectif qui n’ont pas encore suffisamment la culture de l’entraînement et c’est aussi à moi d’être plus souvent derrière eux pour les aider», a-t-il dit.

Garde s’est souvent tourné vers les mêmes joueurs depuis le début de la saison, même si ce sont parfois les circonstances qui l’ont privé d’options. Questionné au sujet de l’utilisation de certains joueurs, il a affirmé vouloir qu’ils lui forcent la main.

«Regardez les joueurs que j’ai envoyés sur le terrain lors de changements depuis le début de la saison, il n’y a pas eu beaucoup de situations où ils ont fait une différence, même si je ne leur demande pas de marquer deux ou trois buts, a affirmé Garde. J’attends de voir un joueur qui a le désir d’aider l’équipe, le désir de me démontrer que j’ai fait une erreur en le laissant sur le banc. Et je me base sur ce que je vois à l’entraînement et sur ce que le joueur a fait la dernière fois qu’il a été envoyé dans la mêlée.

«Ce n’est pas basé sur une sensation ou si j’aime un joueur ou non. Ce que j’aime, c’est gagner.»

Pas de renfort à court terme

Si les solutions ne sont pas sur le banc de l’Impact et que les joueurs employés ne parviennent pas à obtenir les résultats escomptés, il serait logique de penser que la formation montréalaise pourrait regarder à l’extérieur de son organisation pour obtenir des renforts. Garde s’est toutefois montré peu optimiste par rapport à de possibles acquisitions à court terme.

La période de transferts de la MLS prend fin mardi soir, à minuit.

«Adam Braz [le directeur technique] a beaucoup travaillé au cours des derniers jours, heures, semaines, mais la situation est figée», avoue Garde.

L’entraîneur français a toutefois ajouté que l’équipe espérait obtenir une place de joueur international supplémentaire pour permettre à Marco Donadel de réintégrer la formation dans deux semaines, quand son nom pourra être retiré de la liste de blessés.