Jerry Sheehan, organisateur de la course de patin extrême à Percé, pratique lui-même ce sport. On le voit ici en action à la Coupe Riders de La Sarre.

Une course de patin extrême à Percé

PERCÉ — Percé accueillera la première course de patin extrême organisée en Gaspésie, du 31 janvier au 2 février. Les patineurs pourront s’exercer dès le Jour de l’An sur une piste qui sera aménagée derrière l’Hôtel de ville. Il s’agira d’une des rares pistes d’entraînement en Amérique du Nord.

Jerry Sheehan, l’un des instigateurs de la course, veut faire essayer à d’autres un sport qu’il a testé une première fois en 2016 et qu’il a adopté. «C’est rapide, c’est de l’adrénaline et de la compétition saine. On est toute une gang de gars et de filles qui vont là pour s’amuser. On se donne des trucs : personne ne veut que l’autre se blesse.»

«Ça va être un bon spectacle», promet M. Sheehan. Les compétiteurs, vêtus de leur équipement de protection de hockey, s’élanceront sur une piste de 300 mètres de long avec 15 mètres de dénivelé. Il y a aura des obstacles sous forme de buttes, de virages serrés et de sections raboteuses. En prime, les spectateurs et les participants auront vue sur le rocher Percé.

La piste sera de niveau débutant-intermédiaire. «Le but de la course, cette année, c’est d’attirer le grand public et les gens qui ont toujours voulu essayer ça. Ça sera un bon challenge sans blesser le monde», dit M. Sheehan.

Les qualifications individuelles des 100 participants espérés auront lieu les 31 janvier et 1er février. Les finales, des descentes à quatre patineurs, seront le 2 février.

Dans sa cour

La piste de Percé, ouverte un mois entier, sera l’une des premières pistes d’entraînement de patin extrême sur le continent. «Tout le mois de janvier, je m’attends à avoir du monde de la Gaspésie, du Nouveau-Brunswick et même de la ville», affirme M. Sheehan.

Lui et les co-organisateurs veulent commencer à construire la piste juste après Noël. M. Sheehan a un peu d’expérience. L’an dernier, il a aménagé une piste dans sa cour arrière, dans le village voisin de Cap-d’Espoir. 

«J’en ai fait une belle chez nous avec un boyau d’arrosage de jardin; avec des boyaux de pompier, je devrais faire quelque chose de beau!» lance M. Sheehan.

Il sera aidé de Bruno Richard, co-instigateur des courses de Bathurst et de Memramcook au Nouveau-Brunswick. M. Richard a déjà participé à la Coupe du monde de Red Bull Crashed Ice pendant une dizaine d’années.

«On est en négociations avec l’All Terrain Skate Cross [ATSX], pour savoir si on reste une course d’amateurs ou si on fera partie du circuit», indique M. Sheehan. La Sarre en Abitibi est la seule course de patin extrême au Canada sur la liste de l’ATSX en 2019.

Une chose est sûre : la course Xpress de Percé est là pour rester. «C’est une année de test. Mais je veux que ça devienne récurrent», dit M. Sheehan.

Les résidents de Québec connaissent le Red Bull Crashed Ice qui a eu lieu pendant 10 ans dans la capitale. Le parcours de patin extrême de Percé n’est pas dans la même catégorie, précise M. Sheehan. «C’est moins à pic, les obstacles sont moins gros, c’est moins dangereux et moins coûteux.» Organiser la course Xpress de Percé coûtera environ 15 000 $.

M. Sheehan, qui est conseiller municipal à Percé, ne cache pas qu’il souhaite attirer des touristes en hiver. La course de patin extrême n’est qu’une des activités organisées pour y arriver. Percé se dote aussi d’une patinoire extérieure, de glissades, d’une piste d’accélération pour les motoneiges et de sentiers de raquette, énumère-t-il. 

«On veut partir la nouvelle année avec toutes les infrastructures. On a un beau terrain de jeu qui n’était pas exploité», dit M. Sheehan.