Thomas Chabot est de retour en ville.

Une bonne première journée à Ottawa pour Chabot

Un joueur a complètement dominé le match amical impliquant les hockeyeurs de la Ligue nationale, mardi matin, à Kanata. Pendant 90 minutes, Thomas Chabot a fait à peu près tout ce qu’il voulait, avec la rondelle.

Il avait l’air de bien s’amuser.

«La première journée, c’est tout le temps le fun. C’est le fun, revenir. C’est le fun, revoir les employés de l’aréna. C’est le fun, revoir les gars qui ont passé l’été en ville… Veux, veux pas, c’est notre maison, ici. C’était ma première pratique. J’ai eu bien du plaisir», a-t-il confirmé en quittant la glace.

Chabot est de retour en ville, donc.

Pour un gars comme lui, c’est tôt.

On peut habituellement répartir dans trois catégories, les hockeyeurs qu’on rencontre à Kanata, avant le 1er septembre.

Il y a d’abord ceux qui passent leurs étés en ville. Mark Borowiecki et Jean-Gabriel Pageau, par exemple, ne sont jamais partis.

Il y a ensuite les pères de famille, comme Nikita Zaitsev. Leurs enfants ont besoin de temps pour s’acclimater.

Il y a enfin les jeunes comme Logan Brown, Rudolfs Balcers, Josh Norris... Ils essaient de prendre un peu d’avance, pour gagner un poste dans la LNH.

Chabot ne coche aucune de ces cases.

Il nous a dit que sa copine est sur le point d’entreprendre une nouvelle année d’études à l’Université d’Ottawa. C’est une bonne raison de vouloir rentrer en ville plus tôt.

Il pourra profiter des prochaines journées pour se familiariser avec les nouveaux entraîneurs.

En tant que défenseur numéro un, le Québécois occupera une grande place dans le plan de match pour la prochaine saison.

Il occupera un poste si important qu’on pourrait facilement oublier qu’il fait partie des plus jeunes joueurs de l’organisation.

«Je suis encore jeune, assure-t-il. Ça fait juste deux ans que j’évolue dans cette ligue-là. Je viens de fêter mes 22 ans, en janvier.»

«J’apprivoise mon rôle. Je veux prendre avantage de tout ça, mais je veux continuer d’apprendre. Je n’ai pas encore tout compris, dans le hockey.

Les gars qui sont plus vieux et qui nous entourent vont continuer de nous aider. C’est comme ça qu’on continue à grandir.»

Chabot veut s’améliorer défensivement, durant la saison 2019-2020. Il veut aussi grandir en tant que leader. «J’essaie de m’inspirer de Boro. Je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer Ron Hainsey, mais je suis convaincu qu’il sera capable de m’aider et qu’il pourra aider tous les jeunes.»

Compétition et contrat

Chabot a quand même hâte de côtoyer les autres jeunes joueurs qui veulent se greffer au groupe. «Ça va être le fun de voir toutes les bagarres, au camp. Plusieurs jeunes ont bien fait dans la Ligue américaine. Ça va être le fun de les voir se battre pour un poste dans l’équipe.»

Mardi matin, dans le match amical, le principal complice de Chabot était Josh Norris. Ils ont uni leurs efforts pour marquer plusieurs buts.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour l’avenir de Chabot. Le directeur général des Sénateurs, Pierre Dorion, a débuté une tournée médiatique. Il a laissé entendre que les négociations vont bon train.

«Je ne suis pas nécessairement stressé avec ça. Je ne me couche pas, le soir, dans mon lit, en pensant à ça», réagit-il.

«Ça se parle dans les réseaux sociaux. Je laisse ça à mes agents. Quand ça va bouger, ils me mettront au courant.»

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La retraite pour McKenna

Le gardien de buts Mike McKenna a choisi d’accrocher ses patins. Il en a fait l’annonce dans son réseau social de prédilection, Twitter, mardi après-midi. On se souviendra de lui, entre autres, parce qu’il a disputé une dizaine de matches dans l’uniforme des Sénateurs, la saison dernière. Ce fut un arrêt parmi tant d’autres, pour l’athlète qui a porté un grand total de 22 uniformes — sept dans la LNH et 15 dans les mineures — durant sa carrière qui a duré 14 saisons. « Même si j’ai souvent eu l’impression que c’était un fardeau, je réalise aujourd’hui que j’ai été chanceux de jouer dans autant de villes », a-t-il écrit. McKenna se dit heureux, emballé à l’idée de relever de nouveaux défis. Il a passé les derniers mois à s’y préparer. Il a entre autres lancé un podcast intitulé 6 Degrees with Mike McKenna.

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Brady et ses cheveux

Le fabricant de jeux vidéos EA Sports dévoile, au compte-gouttes, les détails du très attendu NHL 20 depuis quelques jours. Le jeune attaquant des Sénateurs Brady Tkachuk en fera partie pour la toute première fois. Les concepteurs ont profité de la journée de lundi pour présenter son avatar. Même s’il a marqué 22 buts et inscrit 45 points à 18 ans, l’ailier américain devra se contenter d’une modeste cote de 82 sur 100. Ce chiffre importe bien peu, toutefois. Les coéquipiers et amis de Tkachuk ont plutôt remarqué que les graphistes ont reproduit, avec une grande précision, la chevelure bouclée du jeune homme. « La tignasse a fière allure », a gazouillé Thomas Chabot. « Tu devrais exiger qu’ils remettent ton casque sur la tête », a lancé, depuis Las Vegas, Mark Stone.

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Un festival gratuit

La direction des Sénateurs prend les grands moyens pour attirer les spectateurs à son festival annuel des partisans. Cette année, les fans auront accès au Centre Canadian Tire gratuitement, lors de l’événement qui se déroulera le 14 septembre, de 9 h à 16 h. Comme d’habitude, les partisans qui s’y rendront pourront assister à un match intraéquipe ainsi qu’à trois séances d’entraînement. Des « conférences de presse » seront organisées tout au long de la journée. Il s’agit, en réalité, de séances de discussion en mode « table ronde » impliquant des joueurs, des entraîneurs et des représentants des médias. De nombreuses pièces d’équipement portées par les joueurs au cours des dernières saisons seront mises en vente à la Boutique des Sénateurs.

Drakkar

La fusillade sourit au Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau a réussi à arracher sa première victoire de cette nouvelle campagne à sa première sortie, triomphant de l’Océanic de Rimouski par le pointage de 2-1 en fusillade vendredi au Centre Henry-Leonard.

Menant 1-0 en troisième période, les locaux ont vu l’Océanic hausser considérablement le rythme au dernier tiers, avec 15 de leurs 32 tirs. C’est finalement Cédric Paré, l’attaquant le plus dangereux des siens vendredi, qui a créé l’égalité à 6:40. Les deux gardiens, Lucas Fitzpatrick pour le Drakkar et Colten Ellis pour l’Océanic, se sont ensuite dressés pour que leur équipe respective amasse au moins un point au classement.

En tirs de barrage, Gabriel Fortier et Gabriel Proulx ont touché la cible pour les vainqueurs. Seul Alexis Lafrenière est parvenu à faire de même pour Rimouski.

«On a mieux géré nos émotions que la rondelle», a lancé le pilote du Drakkar, Jon Goyens, qui goûte à la victoire à son premier match dans le circuit junior majeur québécois. «Pour les nouveaux, pas juste dans la ligue mais avec Baie-Comeau, un premier match ici, ça peut être énervant», a-t-il fait remarquer.

«On a bien compétitionné», a enchaîné Goyens. «Mes attentes, ce n’est jamais les stats, c’est l’attitude qu’on démontre. L’exécution a manqué sur certaines choses, mais on avait la bonne attitude. On a aussi eu des chances de marquer en désavantage numérique et à cinq contre cinq en troisième, mais ça va être un bon rappel pour demain [samedi] de ne pas être sur les talons quand on a ce genre de chances.»

Quant à son vis-à-vis Serge Beausoleil, il a tenu à souligner le boulot des deux cerbères, qui ont démontré qu’ils étaient prêts à entreprendre cette nouvelle saison. «Il faut donner crédit aux deux gardiens parce qu’il y a eu de belles chances de marquer de chaque côté», a fait remarquer le patron hockey de l’Océanic. «Ce fut un match enlevant pour les spectateurs. J’aurais bien aimé soutirer le deuxième point, mais bon…»

Il a fallu attendre presqu’à la mi-chemin de ce match pour assister au premier but de cette saison 2019-2020 à Baie-Comeau. À son tout premier tir dans la LHJMQ, Valentin Demchenko a trompé Ellis à 8:33 de la deuxième. Le Biélorusse a tiré profit d’un revirement à la ligne bleue de l’Océanic pour se rendre seul jusqu’au filet.

NOTES : Parmi les absents chez le Drakkar, le plus notable était Nathan Légaré, toujours au camp des Penguins de Pittsburgh. L’attaquant de puissance, auteur de deux buts en 23 secondes contre Colombus jeudi, a signé un contrat de trois ans avec le club de la LNH, mais il devrait tout de même revenir avec le Drakkar cette saison, à moins d’une énorme surprise…Autant Baie-Comeau (0 en 6) que Rimouski (0 en 5) n’ont pas vraiment menacés en avantage numérique…Les deux formations se retrouvent ce samedi après-midi, toujours au Centre Henry-Leonard.

Remparts

Malatesta s'impose et les Remparts l'emportent

VICTORIAVILLE — À son premier match dans la LHJMQ, la recrue James Malatesta a donné le coup d’envoi à ce qui s’annonce comme une belle carrière en marquant deux buts dans une victoire de 5-4 des Remparts de Québec en tirs de barrage contre les Tigres de Victoriaville, vendredi à l’Amphithéâtre Gilbert Perreault.

Malatesta n’a pas tardé à s’inscrire à la feuille de pointage puisqu’il a touché la cible dès la 24e seconde de jeu de ce match qui allait ensuite être excitant du début à la fin.

Andrew Coxhead a brisé l’égalité de 4-4 en inscrivant le but décisif sur la cinquième vague des tirs de barrage. Jusqu’à ce qu’il parvienne à faire scintiller la lumière rouge, personne n’avait déjoué les deux gardiens dans les neuf tentatives avant lui.

«Il va être le fun à regarder jouer. Il a de la vitesse, un bon lancer et tout. Il va avoir de bons mentors avec Félix [Bibeau] et [Pierrick] Dubé, ça va faire une bonne ligne. J’étais content de le voir marquer son premier but dès le départ et son deuxième tout de suite après», disait l’entraîneur-chef Patrick Roy.

«Je suis très content, surtout de l’avoir fait dans une victoire. Je suis allé devant le filet et de bonnes choses arrivent quand tu vas là. Maintenant, je veux juste construire là-dessus», notait Malatesta, qui a été menaçant à d’autres occasions dans son baptême avec les Remparts.

Outre Malatesta, Anthony Gagnon et Édouard St-Laurent ont aussi marqué en temps régulier pour les Remparts, qui avaient réussi à s’offrir une avance de 3-0 à mi-chemin d’une première période où ils étaient partout.

Les Tigres reviennent

Mais petit à petit, les Tigres sont revenus de l’arrière pour finalement créer l’égalité 4-4 en troisième. «Leur but en fin de première période les a remis dans le match. Une avance de trois buts dans le hockey d’aujourd’hui, ce n’en est plus une grosse. On a eu un léger relâchement en fin de première et ils ont marqué. J’ai été content de voir les choses qu’on a bien faites offensivement. Cependant, au niveau de notre structure en zone offensive, j’ai trouvé qu’on était peut-être mal positionnés à certaines occasions et ça leur donnait des contre-attaques. Je pense qu’ils ont marqué trois ou quatre de leurs buts sur ce genre de situation», expliquait Roy.

Il se réjouissait du travail de ses troupiers, notamment le capitaine Félix Bibeau (2 passes), Anthony Gagnon (1 but et 1 passe) et Coxhead (le but vainqueur). Il a noté de belles choses en défensive, soulignant le boulot accompli par Darien Kielb et Nicolas Savoie. Devant le filet, Anthony Pagliarulo a reçu 35 lancers. Il a bien fait, si ce n’était que du deuxième but inscrit contre lui. Il a cédé devant Egor Serdyuk, Jérôme Gravel, Félix Paré et Édouard Ouellet.

Les Remparts, qui ont lancé 34 fois vers Tristan Côté-Cazenave, voulaient cette victoire. Après 40 minutes, leur avance de 4-3 ne tenait qu’à un fil, mais le discours dans le vestiaire était positif.

«Il s’agit du genre de match que tu veux gagner. Comme je disais après la deuxième, il faut trouver une manière de gagner et c’est ce qu’on a fait. Je suis content de notre premier match en soi», ajoutait le Diable rouge en chef.

Football

Football collégial: les Titans à l’assaut de la triple égalité

Avec trois victoires et une seule défaite, les Titans de Limoilou font partie d’une triple égalité au deuxième rang du classement général de la première division du football collégial avec les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal et les Élans de Garneau. Et ça tombe bien : les Spartiates sont leurs adversaires samedi et ils affronteront les Élans la semaine prochaine, deux duels que l’entraîneur-chef Dave Parent souhaite bien sûr emporter.

«Ce sera un bon match samedi [au terrain du Collège Notre-Dame, à Montréal]. C’est notre premier long voyage de la saison et on sait que les Spartiates ont perdu un match serré la semaine dernière contre Garneau. Historiquement, nous et les Spartiates sommes des équipes qui avons la même identité : deux équipes qui fightent et travaillent de la première à la soixantième minute», analyse Parent, qui rappelle que les quatre derniers duels entre les deux formations n’ont pas fait de maître avec deux victoires de chaque côté.

Matchs serrés

«Ce sont toujours des matchs serrés et très physiques qui se jouent sur une possession», souligne-t-il en rappelant la défaite de 28 à 25 subie l’an dernier par ses protégés devant leurs partisans, une partie où les Titans avaient tenu tête à l’équipe de deuxième position même s’ils avaient terminé la saison au dernier rang du classement général.

«Il y a toujours beaucoup de respect entre nos deux organisations. On sait que les gars vont être bien préparés des deux côtés du terrain et ce sera à nous de bien faire les choses. Nous avons trois victoires consécutives et on veut poursuivre sur notre lancée. Notre premier match de la saison [NDLR : Une défaite de 44 à 3 contre le Phénix du Collège André-Grasset], c’était une mauvaise journée au travail. J’ai dit aux gars qu’on commençait la saison au match numéro 2 et ils ont bien répondu», poursuit Parent.

L’entraîneur ne nie pas qu’une partie du succès des Titans repose sur le fait que l’équipe soit demeurée en bonne santé. «La clé, dans cette division-là, c’est la profondeur et le nombre de blessés. Cette division est tellement compétitive!»

Grosse machine

Dave Parent aura à l’oeil la grosse machine offensive des Spartiates, qui a marqué 139 points en quatre matchs. «Ils ont deux excellents porteurs de ballon, une ligne offensive mature et de bons receveurs. De plus, leur défensive est très agressive», signale-t-il. Le porteur de ballon Hassane Malick Meiga, avec 415 verges sur 21 passes captées, et le porteur de ballon Kalenda Muganda, avec 484 verges sur 70 portées, figurent en effet parmi les meilleurs du circuit. 

De leur côté, les Titans misent beaucoup sur le secondeur Antoine Pomerleau, qui est devenu leur leader au niveau défensif. «Après deux saisons où il a été souvent blessé, son retour à la santé nous apporte beaucoup», précise Parent.

À l’attaque, Parent veut voir les siens varier leurs tactiques même s’ils ont jusqu’à maintenant eu beaucoup de succès à courir avec le ballon. «Il faut être balancés, car les Spartiates ont été ultra-agressifs pour couper la course contre Garneau et ils ont dominé la deuxième moitié du match. Le jeu au sol a toujours été une force à Limoilou, mais notre jeu aérien va bien aussi», précise-t-il.

Quant au jeune quart-arrière Pierre-Luc Michaud, tout juste arrivé des Condors de l’École secondaire Saint-Jean-Eudes, il progresse de semaine en semaine selon son entraîneur. «Je dirais même que sa progression va au-delà de nos attentes, ce qui est une excellente nouvelle pour nous», conclut-il.

Canadien

Keith Kinkaid disputera un premier match préparatoire avec le Canadien

BROSSARD — Keith Kinkaid a bien paru à son premier test avec le Canadien lors du match Rouges contre Blancs le week-end dernier. Sa préparation se poursuivra samedi, quand il défendra le filet du Tricolore pour une première fois pendant le calendrier préparatoire.

Kinkaid, qui est âgé de 30 ans, devrait jouer l'ensemble du match samedi, quand le Canadien affrontera les Sénateurs, à Ottawa. Kinkaid espère d'ailleurs aider sa nouvelle équipe à poursuivre sa série de succès, alors que la formation montréalaise a remporté ses trois premiers matchs préparatoires.

«Même si la saison n'est pas encore commencée, nous voulons bâtir une culture gagnante, a noté Kinkaid, vendredi. Je veux aussi bien me sentir à mon premier départ.»

Kinkaid a vite signé un contrat d'une saison et 1,75 million $ US avec le Canadien après l'ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet dernier.

Après avoir aidé les Devils du New Jersey à se qualifier pour les séries éliminatoires en 2018, il a connu une campagne plus difficile l'hiver dernier. Il a été échangé aux Blue Jackets de Columbus avant l'heure limite des transactions, mais n'a pas disputé un seul match avec l'équipe de l'Ohio.

Pendant ses années avec les Devils, il a reçu les conseils de Chris Terreri et Roland Melanson. Voilà qu'il travaille maintenant avec Stéphane Waite depuis quelques semaines.

«Nous nous entendons bien, a dit Kinkaid au sujet de sa relation avec Waite. Nous avons travaillé sur certaines choses.

«Il y a des petites choses qui se sont immiscées dans mon jeu la saison dernière - peut-être des mauvaises habitudes, peut-être à cause de la fatigue.»

Kinkaid a toutefois précisé que Waite n'allait pas non plus tenter de repartir à zéro avec lui.

«Il vous laisse jouer comme vous le voulez, a indiqué Kinkaid. Il vous donne les outils pour faire votre travail. Après, c'est au gardien de décider s'il veut appliquer ou non ses conseils.»

Par ailleurs, Kinkaid a mentionné qu'il n'avait pas eu de discussion avec les entraîneurs concernant son utilisation pendant la saison. Il a ajouté que ce sera probablement un dossier géré de match en match.

Rouge et Or

Chénard n’avait pas le goût de jaser

Même si le personnel d’entraîneurs de l’équipe de football du Rouge et Or de l’Université Laval n’a encore rien confirmé quant au nom du quart-arrière partant dimanche contre McGill, tout semble toujours pointer vers un premier départ de la recrue Thomas Bolduc alors que le vétéran Samuel Chénard débuterait la partie sur le banc.

Vendredi, après l’entraînement du Rouge et Or où Bolduc faisait encore partie du groupe 1, Samuel Chénard n’a pas voulu répondre aux questions du Soleil. «Je ne donnerai pas d’entrevue aujourd’hui», a répondu poliment celui qui a débuté les trois premiers matchs de l’équipe cette année. Il n’avait visiblement pas la tête à jaser...

C’était tout le contraire pour Bolduc, qui était d’excellente humeur. En véritable gentleman et joueur d’équipe, il a d’abord refusé de confirmer si ses entraîneurs l’avaient bel et bien désigné comme partant dimanche. «Je vais laisser ça à Justin [Ethier, le coordonnateur de l’offensive lavalloise].»

Par contre, le quart de 20 ans a confirmé au Soleil que son père André, entraîneur des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal et ex-entraîneur du Vert & Or de Sherbrooke, allait être présent au match.

«Il a vu une seule partie du Rouge et Or cette année, quand nous avons affronté les Stingers à Concordia. Pour les autres matchs, les Alouettes jouaient en même temps que nous», a-t-il expliqué.

Le paternel fier

Le paternel serait semble-t-il très fier de la progression de fiston, qui était l’an dernier le quart-arrière des Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Il était très content pour moi quand je lui ai dit que je m’entraînais avec le groupe 1. Il m’a dit que c’était le fruit de mon travail et de mes efforts depuis plusieurs mois.»

Bolduc a aussi fait beaucoup d’analyse de bandes vidéo afin de se préparer à la partie contre l’équipe de l’Université McGill. «Justin a pris beaucoup de temps avec moi cette semaine pour analyser les tendances de McGill», a commenté le nouveau venu qui a visiblement très hâte d’enfin voir de l’action en situation de match.

La dernière fois où le Rouge et Or a envoyé dans la mêlée un quart-arrière de première année était le début de la saison 2014, quand un certain Hugo Richard avait pris la relève d’Alex Skinner, suspendu par l’équipe. Richard n’a jamais quitté son poste et a mené Laval à deux conquêtes de la Coupe Vanier, en 2016 et 2018, en cinq saisons avec le Rouge et Or.

Football

Les Alouettes veulent devenir un étalon de mesure pour les formations de la LCF

MONTRÉAL — La formule est défraîchie, mais les Alouettes de Montréal se trouvent de nouveau face à un «gros test» contre les Blue Bombers de Winnipeg, samedi, au stade Percival-Molson.

En fait, dans la tête des membres de l'équipe, ce sont maintenant les Alouettes qui se veulent un gros test pour les autres formations du circuit Ambrosie.

«Nous savons que nous sommes une bonne équipe: peu importe qui on affronte, on joue au même niveau, a souligné le centre Kristian Matte. Nous sommes très confiants. Quand on perd par deux, cinq ou six points, on sait qu'on est dans le match. On sait donc qu'on peut gagner.»

Les Alouettes ont réussi à faire oublier les quatre dernières moribondes années avec leurs performances sur le terrain cette saison. Sauf une rencontre, en semaine 3, contre les Tiger-Cats de Hamilton, les Alouettes ont toujours été dans le coup, gagne ou perd.

C'est pourquoi l'équipe aborde le match du week-end avec une fiche fort respectable de six victoires et cinq revers, bien campée au deuxième rang dans l'Est, à six points des Ti-Cats, mais avec un match en main.

Les Blue Bombers connaissent de leur côté une excellente saison. Ils trônent au sommet dans l'Ouest avec neuf victoires en 12 sorties et s'amènent à Montréal en ayant remporté les cinq derniers duels face aux Oiseaux, dont la dernière victoire remonte au 24 juin 2016.

Malgré tout, si l'Ouest a souvent eu la réputation d'avoir facilement le dessus contre les équipes de l'Est, Matte croit que cette époque est révolue.

«Honnêtement, tout le monde parle de l'Ouest, mais quand on regarde les fiches Est contre Ouest, ce n'est pas si mauvais que ça, a-t-il dit. Il y a de bonnes équipes dans l'Ouest, mais il y en a de bonnes dans l'Est aussi. Quand les équipes de l'Est perdent, ce n'est pas de beaucoup. Ce n'est pas comme il y a quelques années, alors que la différence était importante.»

Les Blue Bombers pourront compter sur le retour au jeu de l'une de leurs meilleures armes: le demi offensif Andrew Harris, qui revient au jeu après avoir purgé une suspension de deux rencontres pour avoir contrevenu à la politique antidopage de la Ligue canadienne.

Malgré cette absence de deux matchs, Harris, 32 ans, mène toujours les porteurs de ballon du circuit avec 908 verges. Il a inscrit six touchés jusqu'ici cette saison, dont trois par la course. Il a aussi capté 46 passes pour 337 verges.

«Il est en furie, a déclaré l'entraîneur-chef des Bombers, Mike O'Shea. Il n'est pas de bonne humeur et n'a pas envie d'échanger des politesses. Cette colère, je suis certain qu'il saura la transformer en quelque chose de productif.»

Ce qui promet une journée occupée pour les secondeurs des Alouettes. D'ailleurs, la défense des Alouettes, quatrième de la LCF contre la course, réussirait un bon coup en contenant le jeu au sol des visiteurs: l'attaque aérienne des Bombers est la dernière de la ligue.

À l'attaque, les Alouettes voudront éviter de commettre les mêmes erreurs qui ont mené à leur perte contre les Roughriders de la Saskatchewan, la semaine dernière. Dans ce revers de 27-25, trois des poussées offensives des Oiseaux ont atteint la ligne de 20 des Riders, mais chaque fois, la troupe de Khari Jones a dû se contenter de placements.

«Nous savons tous ce qu'il faut faire: marquer des points. Il faut inscrire des touchés au lieu de placements. Ça enlève la pression de sur les épaules de la défense, a rappelé le quart-arrière Vernon Adams fils. Si on est en mesure de ne faire cela qu'une seule fois contre les Riders, le match est différent. On doit être meilleurs rendus à la ligne de 20, à commencer par moi. J'ai revu le match trois ou quatre fois et on a - j'ai - laissé trop de points sur le terrain. Malgré tout, on ne perd que par deux points. Ça démontre à quel point on peut être bons.»

Le coup d'envoi devrait être donné vers 16h10. La direction des Alouettes a tenu à rappeler que dans le cadre de ce match en l'honneur des Forces armées canadiennes, deux hélicoptères CH146 Griffons de l'Aviation royale canadienne survoleront le stade Percival-Molson en deux occasions avant le début des hostilités.

Bien que très courts, les passages de ces deux aéronefs causeront un bruit susceptible de surprendre les passants ou les habitants des quartiers avoisinants. L'organisation des Alouettes invite les Montréalais à lever les yeux vers le ciel à 16h04 et 16h08.

Le thème de ce match se veut un clin d'?il à l'histoire de l'équipe, qui a été nommée en l'honneur 425e Escadron, le premier escadron canadien-français de l'Aviation royale canadienne, reconnu pour sa ténacité et son dévouement.

Plus de 300 membres des Forces armées assisteront à ce duel.

F1

Essais libres du GP de Singapour: Hamilton domine

SINGAPOUR — Lewis Hamilton, au volant de sa Mercedes, a dominé la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix de Singapour de Formule 1, une première indication que l’actuel meneur au championnat sera difficile à battre dimanche en course.

Hamilton a réalisé le meilleur tour de cette séance disputée en soirée en une minute 38,773 secondes, soit 184 millièmes devant la Red Bull de Max Verstappen, le plus rapide de la première. Sebastian Vettel (Ferrari), qui traverse une séquence de 22 courses sans victoire, s’est classé troisième.

«C’était une bonne journée. Nous sommes compétitifs et la voiture s’est très bien comportée lors des deux séances», a confié Verstappen.

Le coéquipier de Hamilton, Valtteri Bottas, de retour en piste après un accident lors de la première séance, a pris le quatrième rang.

Hamilton possède une priorité de 63 points devant Bottas au championnat des pilotes avec sept courses à disputer.

S’il compte déjà huit victoires cette saison, le pilote britannique n’a pas gagné depuis le Grand Prix de Hongrie, début août.

Dimanche, Hamilton visera une répétition de la course de 2018 lorsqu’il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

La position de tête est cruciale car le circuit urbain de 5,063 km de Marina Bay est l’un des plus difficiles en F1 pour effectuer des dépassements. Le pilote au premier rang sur la grille a gagné huit des 10 dernières éditions.

«Il y a toujours des choses qui peuvent être améliorées et nous allons travailler là-dessus. Cette course se joue à 95 % lors des qualifications et je suis positif pour l’instant», a poursuivi Verstappen, qui occupe le troisième rang au championnat.

Hamilton s’est imposé à Singapour ces deux dernières années. Une victoire dimanche lui permettrait de faire un pas de plus vers un troisième titre d’affilée et un sixième au total, à seulement un du record de tous les temps de Michael Schumacher.

Leclerc sixième

Charles Leclerc, le vainqueur des deux dernières courses, a dû se contenter de la sixième place, lui dont la première séance a été perturbée par un problème de boîte de vitesses. Alexander Albon (Red Bull) l’a devancé.

Constamment parmi les plus rapides des «autres» écuries, Carlos Sainz sur McLaren a concédé un dixième seulement à Leclerc et il a précédé Nico Hulkenberg (Renault). Le coéquipier de Sainz, la recrue Lando Norris, qui est arrivé à Singapour depuis quelques jours pour s’acclimater, s’est classé 9e.

Sergio Perez (Racing Point) et Kevin Magnussen (Haas) ont été impliqués dans un léger accrochage alors qu’ils préparaient leur tour lancé en seconde moitié de la séance. Le Danois, qui était derrière, s’est élancé avant le Mexicain et a tenté de le dépasser par la droite à la sortie du virage 21, mais ce dernier, qui était au milieu de la piste l’a alors serré contre le mur au point où le pilote Haas l’a touché. L’incident a été revu par les commissaires et Perez a été réprimandé.

«Les commissaires ont déterminé que la manœuvre de Perez correspondait à la définition d’un pilotage “inutilement lent, erratique ou 1/8...3/8 qui pourrait être potentiellement dangereux pour les autres pilotes” et ont en conséquence infligé une réprimande», peut-on lire dans la décision.

Le Québécois Lance Stroll n’a pu faire mieux que la 15e place, à plus de deux secondes de Hamilton.

«Nous n’avons pas encore trouvé le bon équilibre de la voiture et je n’étais pas vraiment à l’aise lors de mes tours rapides, a commenté Stroll. J’ai frôlé les murs d’un peu trop près pour un vendredi à quelques occasions. Mais, en même temps, nous devons profiter des essais libres pour explorer les limites en vue de la suite du week-end.

«Nous avons beaucoup de travail à faire et nous devons trouver une façon de tout mettre ensemble à temps pour la séance de qualifications.»

Football

Les Patriots libèrent le receveur Antonio Brown après une autre accusation

FOXBOROUGH, Mass. — Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont décidé de libérer le receveur de passes Antonio Brown après qu’une deuxième victime alléguée l’eut accusé d’inconduite sexuelle.

La formation de Foxborough est la troisième à perdre patience avec le comportement du receveur en sept mois.

Les champions en titre du Super Bowl en ont fait l’annonce en fin de journée, vendredi, dans un communiqué envoyé aux journalistes. Trois minutes plus tôt, Brown avait envoyé un message sur les réseaux sociaux remerciant les Patriots pour l’opportunité.

Brown a été accusé de viol par son ancienne préparatrice physique. Il fait aussi face à des allégations d’inconduite sexuelle d’une deuxième victime. Il se serait dénudé devant l’artiste venue peindre une murale dans sa résidence.

L’entraîneur-chef des Pats, Bill Belichick, et le quart-arrière Tom Brady ont tous deux refusé de commenter la situation de Brown - l’un des plus prolifiques receveurs de la NFL depuis 10 ans - lors de leur disponibilité média de vendredi. Belichick a dit en matinée que l’équipe «étudiait des éléments» avant de couper court sa conférence de presse quand les journalistes ont continué de poser des questions sur Brown.

Questionné à savoir s’il s’attendait à voir Brown jouer contre les Jets de New York, dimanche, Belichick a simplement affirmé qu’il «était dans la formation».

Environ cinq heures plus tard, il ne l’était plus.

Dans le courriel attribué à un «porte-parole» des Patriots, l’équipe a indiqué: «Nous apprécions le travail acharné déployé par plusieurs personnes au cours des 11 derniers jours, mais nous croyons qu’il vaut bien aller dans une direction différente à ce moment-ci».

Selon un article du Sports Illustrated, l’artiste a reçu «un message texte de groupe qui semblait provenir du même numéro de téléphone que Brown lui avait donné en 2017. Le message à la chaîne, qui comprenait quatre autres numéros de téléphone, incluait des photos d’elle et de ses enfants alors que la personne qu’elle croit être Brown encourageait les autres à enquêter sur l’artiste. La personne ayant envoyé le message texte accusait l’artiste d’avoir inventé son récit de l’incident de 2017 afin d’obtenir une somme d’argent».

Les avocats de l’artiste ont mentionné dans un communiqué que la NFL et les Patriots avaient «pris au sérieux les préoccupations de leur cliente».

«Elle voulait que les menaces et l’intimidation cessent et nous espérons que ce soit le cas, ont écrit les avocates Lisa Banks et Debra Katz dans un courriel envoyé aux journalistes. La NFL nous a assuré que peu importe le statut d’Antonio Brown, elle allait continuer son enquête.»

Plus tôt, l’équipementier Nike a rompu ses liens avec le receveur. Par courriel, la compagnie a simplement indiqué que «Antonio Brown n’est plus un athlète Nike».

Nommé quatre fois parmi l’équipe d’étoiles de la NFL, Brown a capté 837 passes en neuf saisons avec les Steelers de Pittsburgh. L’équipe l’a envoyé aux Raiders, qui lui ont consenti un contrat de trois ans d’une valeur de 50 millions $ US.

Brown n’a cependant disputé aucun match avec les Raiders, car ils l’ont libéré avant l’ouverture de la saison. Les Patriots ont embauché le receveur quelques heures plus tard, lui offrant un contrat d’un an d’une valeur de 15 millions $.

Vendredi, les coéquipiers de Brown ont insisté sur le fait qu’ils tentaient de se concentrer sur leur duel contre les Jets et qu’il faisait de même.

Canadien

Poehling souffre d'une commotion; Suzuki testé à l'aile droite

BROSSARD — L’un des joyaux du Canadien est tombé au combat, tandis qu’un autre aura l’occasion de briller encore plus fort.

Ryan Poehling a subi une commotion cérébrale et sera sur la touche pendant une période indéterminée, tandis que Nick Suzuki obtiendra une occasion de se faire valoir avec des réguliers.

Poehling, âgé de 20 ans, a semblé ébranlé après avoir subi une mise en échec un peu tardive de Dryden Hunt, mercredi, lors de la victoire de 4-3 du Tricolore face aux Panthers de la Floride à Bathurst, au Nouveau-Brunswick.

«Il a ressenti des symptômes seulement le lendemain matin. C’est parfois comme ça avec les commotions, a noté l’entraîneur Claude Julien. Nous avons ensuite pris les mesures adéquates.»

L’incident est survenu pendant la deuxième période. Poehling a terminé la rencontre et a même récolté une aide sur le but gagnant de Jake Evans à la troisième période.

«Il n’en a pas parlé après le match, a mentionné Evans. Il m’avait indiqué qu’il avait été plaqué solidement, ce qui expliquait sa coupure au visage. (Jeudi), je tuais le temps avec lui quand il m’a dit qu’il avait probablement subi une commotion cérébrale. C’est dommage pour lui, mais c’est mieux de jouer de prudence, surtout à ce temps-ci de la saison.»

Julien n’a pas voulu s’avancer sur un échéancier concernant le retour au jeu de Poehling. En ce qui concerne Suzuki, également âgé de 20 ans, Julien peut continuer de tenter des expériences.

Samedi face aux Sénateurs, à Ottawa, Suzuki devrait se retrouver à la droite de Tomas Tatar et Phillip Danault. Il s’agira pour lui d’une première occasion d’évoluer avec des joueurs étiquetés top-6 dans la LNH.

«Si un joueur mérite un poste, il faudra lui en trouver un, a noté Julien. Nous aimons ce qu’il a fait au centre, nous voulons voir si nous l’aimons aussi à l’aile. Ça nous donnerait plus d’options.»

Suzuki a évolué à l’aile au cours du camp des recrues avant de se retrouver au centre au début du camp du grand club. Il s’agit d’une position avec laquelle il est familier et il demeure confiant de pouvoir à nouveau livrer la marchandise.

«Ça ne change pas trop de choses sur la glace, a-t-il noté. Quand vous recevez la rondelle le long de la bande, vous pouvez utiliser les joueurs qui se joignent à l’attaque.

«Au centre, vous patinez beaucoup pour couvrir beaucoup d’espace sur la patinoire. À l’aile, vous devez être un peu plus explosif pour récupérer les rondelles en sortie de zone.»

Suzuki avait bien fait à sa première sortie du camp, lundi, face aux Devils du New Jersey. Il s’est démarqué encore plus jeudi face aux Panthers, récoltant deux aides avant de marquer en tirs de barrage.

Danault n’avait pas de raison de croire que Suzuki serait dépassé par les événements face aux Sénateurs, au contraire.

«Il est en confiance, a dit Danault. C’est un bon passeur et il est aussi capable de tirer. Il a une très bonne vision du jeu. Ça pourrait faire des étincelles.»

Par ailleurs, le Canadien a aussi indiqué que l’attaquant Michael McCarron sera absent pendant six semaines en raison d’une blessure à l’aine. Julien n’avait pas de détails à fournir concernant l’état de santé de Paul Byron, ajoutant seulement qu’il s’agissait d’une blessure au haut du corps. Byron n’a pas terminé le match de jeudi face aux Panthers.

Soccer

Même casse-tête pour l’Impact et le Toronto FC

MONTRÉAL — Le calendrier de la MLS a peut-être créé un casse-tête à l’Impact de Montréal, mais le Toronto FC ne pourra vraisemblablement pas en tirer profit.

L’Impact a battu ses rivaux ontariens 1-0, mercredi soir, lors du match aller de la finale du Championnat canadien, et il devra maintenant se diriger vers la Californie pour se mesurer au Galaxy de Los Angeles, samedi.

La formation torontoise, qui accueillera le match retour mercredi prochain, aurait pu être avantagée par les déplacements de ses adversaires. Le problème, c’est qu’elle passera elle aussi à l’ouest pour y affronter le Los Angeles FC, la même soirée que le Bleu-blanc-noir.

Alors que l’Impact et le Toronto FC se battent pour une place en séries dans la MLS, le calendrier chargé pourrait venir compliquer les formations partantes, l’utilisation et la santé des joueurs ainsi que la façon d’aborder le deuxième affrontement de cette finale.

«Nous sommes en plein cœur d’une séquence de sept matchs en 22 jours. À nos yeux, il s’agissait de la première demie d’un duel de 180 minutes. C’est pour cette raison que nous avons donné du repos à plusieurs joueurs et que nous avons augmenté le temps de jeu de certains, a expliqué l’entraîneur-chef du Toronto F.C., Greg Vanney. Ce n’est pas une situation facile parce que nous voulons amasser le plus de points possible pour rester dans la course aux séries. Il faut se demander quelle est la priorité et ce que nous souhaitons accomplir.»

La troupe de Vanney occupe actuellement le quatrième rang de l’Association Est avec un total de 45 points, huit de plus que les Montréalais, qui se retrouvent au huitième échelon, à trois points du Revolution de la Nouvelle-Angleterre et de la fameuse ligne rouge donnant accès aux séries.

Des questions chez l’Impact

Dans le camp de l’Impact, ce voyage en Californie soulève des questions quant à l’utilisation du milieu de terrain Ignacio Piatti. L’Argentin de 34 ans a inscrit le seul but du match mercredi, son quatrième du tournoi, et il a joué pendant 90 minutes pour une deuxième fois en quatre jours.

Piatti, qui a raté quatre parties de la MLS au mois d’août en raison d’une blessure à l’adducteur, n’a pris part qu’à neuf matchs cette saison dans le circuit Garber. Sauf que l’entraîneur-chef Wilmer Cabrera n’aura peut-être pas le choix de l’utiliser au maximum, car Bojan Krkic et Maxi Urruti ont subi une blessure et Saphir Taïder sera suspendu pour le match retour en raison d’une accumulation de cartons jaunes.

«Nous avions un plan pour certains joueurs, mais nous n’avions pas prévu les blessures à Maxi et Bojan. Nos joueurs veulent participer aux séries. Ignacio devait rester à Montréal pour bien récupérer et attendre jusqu’à mercredi, mais dans cette situation, il devra possiblement voyager, a déclaré Cabrera. À ce point-ci de la saison, ce n’est pas le moment de se garder frais et dispos. Il faut y aller à fond.»

Malgré l’incertitude des blessés et le calendrier complexe, l’Impact pourra au moins bâtir sur sa performance de mercredi afin de tenter de conclure sa saison sur des notes positives. Pendant leur victoire de 1-0 face au Toronto F.C., les hommes de Cabrera ont montré une intensité et une soif de victoire qui n’étaient pas ressorties depuis quelques matchs, et ce, malgré l’urgence au classement.

«Il faut arrêter d’être trop gentils sur le terrain et avoir une mentalité agressive, a observé Cabrera. Il y a un aspect mental dans le sport. Quand tout commence à bien aller, ça devient contagieux et ça crée un rythme. C’était important de regagner notre confiance et nous devons amener cette énergie et cette mentalité dans la MLS.»

Canadien

Canadien 5/Floride 4: Gallagher marque deux buts

MONTRÉAL — Un jour après avoir vu les joueurs luttant pour un poste mener l'assaut, les vétérans du Canadien ont pris la relève dans une victoire en fusillade de 5-4 face aux Panthers de la Floride, jeudi, lors d'un match préparatoire.

Nick Suzuki, Jordan Weal et Phil Varone ont toutefois clos le spectacle, en marquant tour à tour en fusillade.

Les vétérans du Tricolore avaient été plutôt discrets dans une victoire de 4-3 face aux Panthers mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. L'entraîneur-chef Claude Julien avait même laissé savoir son insatisfaction à ce sujet après la rencontre et jeudi matin.

Brendan Gallagher a sonné la charge avec deux buts sur des passes d'Artturi Lehkonen à sa première sortie en match préparatoire. Weal a amassé un but et une aide, tandis que Brett Kulak a été l'autre buteur du Canadien. Shea Weber et Suzuki ont aussi été crédités de deux aides.

Suzuki a connu un bon match entre Paul Byron et Weal. Byron n'est toutefois pas ressorti du vestiaire après le deuxième entracte en raison d'une blessure.

Du côté de la défensive, les yeux étaient tournés vers Josh Brook. C'est plutôt son partenaire Kulak qui a retenu l'attention.

En plus de marquer un but, Kulak a obtenu de nombreuses belles occasions de marquer.

Carey Price a été peu occupé et a accordé quatre buts sur 17 lancers.

Owen Tippett, Anthony Greco, Jonathan Ang et Brett Connolly ont battu Price. Samuel Montembeault a effectué 42 arrêts devant le filet des Panthers.

Weal a ouvert le pointage après seulement 61 secondes de jeu. Il a contourné le défenseur Anton Stralman avant de pousser le disque du revers en direction du filet. La rondelle s'est faufilée à travers l'équipement de Montembeault pour aboutir dans l'objectif.

Les Panthers ont répliqué avec 5:18 à faire au premier vingt. Ang a remis à sa droite vers Tippett en entrée de zone. Tippett a ensuite marqué d'un tir des poignets, alors que Price a semblé être pris à contre-pied après avoir peut-être poussé trop fort pour effectuer son déplacement.

Les visiteurs ont ensuite pris les devants 3-1 grâce à deux buts en 1:13 tôt en deuxième période. Greco a profité d'un revirement de Maxim Lamarche, puis Ang a marqué son deuxième but de la soirée quand il a pu se présenter seul devant Price, qu'il a déjoué entre les jambières après une série de dribles.

Gallagher a réduit l'écart à 5:16, puis Kulak a créé l'égalité à 12:29 à la suite d'une passe de Nick Suzuki lors d'une attaque à deux contre un.

Gallagher est revenu à la charge avec 4:55 à faire au deuxième engagement. Artturi Lehkonen a tenté une passe en pivotant dans le coin de la patinoire et Gallagher n'a eu qu'à dévier dans le filet. Le vétéran défenseur des Panthers Keith Yandle a raté sa couverture sur la séquence.

Connolly a relancé le débat à mi-chemin en troisième période, pendant un avantage numérique. Il a bénéficié d'une passe sur réception parfaite de Vincent Trocheck pour dévier le disque dans l'objectif.

Varone a mis fin au débat en fusillade en déjouant Montembeault entre les jambes.

Le Canadien poursuivra son calendrier préparatoire en affrontant les Sénateurs, samedi, à Ottawa.

Rouge et Or

Chénard pourrait être remplacé par Bolduc

Le quart-arrière de cinquième année du Rouge et Or de l’Université Laval, Samuel Chénard, pourrait perdre son poste de partant après seulement trois matchs, dont la difficile défaite contre les Carabins de l’Université de Montréal. Le nom de la recrue Thomas Bolduc, qui était le quart réserviste samedi et s’entraîne désormais avec le groupe 1, a même été mentionné par l’entraîneur-chef Glen Constantin comme éventuel successeur aussi tôt que lors du match de dimanche contre McGill.

«Ce serait mentir de dire que ça ne nous inquiète pas», a déclaré Constantin lors de son point de presse hebdomadaire à propos de la situation de son quart-arrière. Même s’il a complété 62% de ses passes, Chénard ne montre qu’une moyenne de 135,7 verges par la passe par match depuis le début de la saison, la moins bonne performance à ce chapitre chez les quarts-arrières québécois, en plus d’avoir été victime de cinq interceptions. Constantin a ajouté que le coordonnateur de l’attaque Justin Ethier avait parlé de la situation à Chénard.

Bolduc premier en ligne

«Nous allons voir nos autres options. Nous avons quatre quarts-arrières, il pourrait y avoir un nouveau quart-arrière partant et Thomas Bolduc est le premier sur la ligne», a ajouté Constantin. Bolduc, qui est âgé de 20 ans, évoluait en première division collégiale l’an dernier avec les Cougars du Cégep Champlain-Lennoxville. «Au dernier match contre les Carabins, on a démontré certaines carences. Alors, en pratique, on va donner plus de volume à d’autres quarts pour peut-être faire un changement», a déclaré Constantin. Tant lui que le coordonnateur à l’attaque Justin Ethier ont toutefois insisté sur le fait que la décision finale n’était pas encore prise quant au sort de Chénard même si Bolduc s’entraîne avec le groupe 1.

De son côté, Bolduc semblait fort heureux jeudi de s’entraîner avec le groupe 1 quatre semaines après son arrivée avec le Rouge et Or. «C’est certain que j’aimerais être partant. Chaque pratique, je travaille comme si j’étais le partant. Quand j’ai vu que j’étais en uniforme et qu’on était juste deux quarts-arrières samedi, je savais que j’allais avoir la possibilité de voir du temps rapidement», a expliqué celui qui est le fils d’André Bolduc, entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal. «Je pense que je suis capable d’apporter une bonne distribution de ballon sur le terrain et je mets aussi beaucoup d’emphase sur le fait de protéger le ballon, avec la bonne défensive qu’on a», a-t-il résumé. 

Samuel Chénard avait passé les quatre dernières saisons dans l’ombre du quart Hugo Richard, qui était devenu le partant du Rouge et Or dès son arrivée des rangs collégiaux.

Remparts

Félix Bibeau de retour avec le sourire

Retranché par les Islanders de New York, mercredi, c’est avec le sourire que l’attaquant de 20 ans Félix Bibeau enfilera le chandail des Remparts de Québec, vendredi, pour le premier match de la saison contre les Tigres, à Victoriaville.

Déjà confirmé comme capitaine de l’équipe, Bibeau sera un joueur important dans la jeune formation québécoise. Il pivotera un trio complété à sa droite par Pierrick Dubé et à sa gauche par la jeune sensation de 16 ans, James Malatesta.

«J’ai connu un bon camp, là-bas, je n’ai pas de regret, j’ai fait tout ce que je pouvais et c’est avec le sourire que je reviens à Québec», disait-il, jeudi matin, dans une entrevue téléphonique alors qu’il s’amenait dans la capitale.

Choix de sixième ronde des Islanders, en 2019, Bibeau a été victime de la situation contractuelle du club de la LNH. Il ne restait plus que trois contrats disponibles pour atteindre la limite de 50.

«Les Islanders ne veulent pas faire les choses trop vite. Les deux joueurs repêchés à 19 ans ont été retournés dans le junior. Ils m’ont dit d’aller à Québec, d’être un leader, de travailler fort. Quand j’ai rencontré [le directeur général] Lou Lamoriello, il m’a dit que j’avais un avenir dans le hockey, mais plus important, que j’étais une bonne personne.»

Son attitude était d’ailleurs l’une des raisons ayant poussé le dg des Remparts Patrick Roy à mettre le grappin dessus à la période des transactions, l’hiver dernier. Mais entre-temps, Bibeau s’est imposé comme l’un des meneurs des Huskies de Rouyn-Noranda, vainqueurs de la Coupe du président et de la Coupe Memorial.

«Il s’agit d’une bonne nouvelle pour nous. En même temps, Félix était prêt aux deux éventualités : percer au niveau professionnel et ouvert à l’idée de revenir dans le junior. Il va amener le leadership qu’on a besoin. Dès son arrivée au camp [en août], il avait déjà une prestance. Il possède une belle éthique. Il est devenu le joueur qu’il est, aujourd’hui, parce qu’il a travaillé fort», notait Roy.

Chose promise....

Avant que Bibeau ne parte pour Long Island, Roy l’avait d’ailleurs avisé qu’il serait le capitaine des Remparts s’il revenait à Québec. Chose promise, chose due, le centre de 20 ans portera la lettre emblématique sur son chandail dès le match d’ouverture.

«Patrick me l’avait dit avant que je m’en aille. J’ai eu de bons capitaines à Rouyn-Noranda, je vais m’en inspirer. Nous avons plusieurs bons jeunes, je veux faire preuve de leadership. J’ai été élevé dans l’attitude des Huskies, où chaque jour, on sortait de notre zone de confort», notait l’auteur de 69 points en 63 matchs, l’an passé, et de 29 en 20 matchs éliminatoires.

Sa production en seconde moitié de saison et dans les séries a d’ailleurs pesé dans la balance dans sa sélection au repêchage par les Islanders. Il s’en est fallu de peu pour que le plan original de Roy ne fonctionne pas.

«On n’est jamais à l’abri de ça. On peut avoir un plan, mais parfois, il change. On souhaitait à Félix qu’il puisse évoluer au plus haut niveau», ajoutait le Diable rouge en chef, qui avait prévu un plan B qui restera inconnu.

Bibeau rentre au bercail l’esprit libre, enfin branché sur son avenir immédiat. «C’était dur d’avoir la tête juste à Québec, mais là, je vais l’être à 100 %. Ça va être le fun, j’ai hâte de jouer des matchs, car depuis un bout de temps, j’ai pratiqué en masse.»

F1

GP de Singapour: Lewis Hamilton voudra accroître son avance au classement

SINGAPOUR — Lewis Hamilton souhaite mettre la pression au Grand Prix de Singapour, alors qu’il tente de remporter un sixième championnat des pilotes de Formule 1.

Le pilote Mercedes amorcera la course de dimanche avec une avance de 63 points sur son plus proche poursuivant, son coéquipier Valtteri Bottas.

Comme lors de l’épreuve de l’an dernier, les pilotes doivent s’attendre à de la chaleur accablante et beaucoup d’humidité pour cette course. En plus de la chaleur, un épais brouillard s’est installé au-dessus de la ville et le gouvernement a émis des avis de conditions insalubres de l’air.

Hamilton doit espérer une copie conforme de l’édition 2018, où il a confortablement mené la course du début à la fin, pour augmenter son avance en tête du championnat.

À Singapour en 2018, il était sur une belle lancée, ayant enlevé quatre des cinq courses précédentes. Bien qu’il compte huit victoires en 2019, sa dernière remonte au GP de Hongrie, au début août.

«L’heure de la course et la météo en font une semaine exigeante pour l’équipe, a déclaré le directeur de Mercedes, Toto Wolff, au sujet de l’épreuve disputée en soirée. Le mercure peut facilement grimper à 40 degrés Celsius dans les garages et les niveaux d’humidité sont très élevés. C’est un environnement difficile pour les pilotes et les voitures.»

Hamilton a gagné les deux dernières courses à Singapour. Une victoire dimanche le rapprocherait d’un troisième championnat consécutif et d’un sixième titre au total, un de moins que le détenteur de la marque, Michael Schumacher.

Leclerc sur une lancée

Le pilote Ferrari Charles Leclerc s’amène à Singapour après deux victoires consécutives, ses deux premières en carrière, a Spa-Francorchamps et Monza. Maintenant quatrième au classement, Leclerc avait pris la neuvième place en 2018.

«Singapour est peut-être le circuit le plus difficile pour les pilotes, en raison de la chaleur et de l’humidité, a dit le Français. Après deux fins de semaine positives en Belgique et en Italie, la course de Singapour ne semble pas faite pour nous sur papier, en raison du très difficile tracé, ponctué de plusieurs coins lents et peu de lignes droites. Mais nous allons tout donner.»

Le circuit de 5 km dans Marina Bay est l’est des plus difficiles pour effectuer des dépassements de tout le calendrier. Celui qui décrochera la pole samedi aura donc un avantage certain : huit des 10 derniers vainqueurs étaient partis de la pole.

Max Verstappen, troisième au classement des pilotes, est parti de la première ligne lors des deux dernières années, tandis que Bottas n’a jamais été parmi les trois premiers au départ.

Sebastian Vettel (Ferrari) et Hamilton sont les deux seuls pilotes du plateau à avoir gagné à Singapour, quatre fois chacun.

Mais Vettel, dont le contrat vient à échéance en 2020, n’a pas gagné à ses 22 dernières courses. Il a glissé au cinquième rang du championnat, à 115 points du meneur.

Rouge et or

Le Rouge et Or a des choses à se faire pardonner

Tant pour le Rouge et Or de l’Université Laval que pour l’équipe-de-football-de-l’Université-McGill-qu’il-ne-faut-plus-appeler-les-Redmen, le duel de dimanche au Stade Telus revêt une importance capitale. Les deux équipes ont en effet des choses à se faire pardonner et ont hâte de sauter de nouveau sur le terrain pour présenter, espèrent-elles, un visage différent. Le week-end dernier, le Rouge et Or s’est incliné 23 à 18 contre ses grands rivaux des Carabins de l’Université de Montréal dans un match où son offensive a plutôt mal paru alors que McGill, qui menait 12 à 4 à la demie contre le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, a finalement perdu 16 à 14 sur un touché réalisé avec seulement sept secondes à faire au match. Le Soleil s’est entretenu avec les entraîneurs des deux formations, Ronald Hilaire de McGill et Glen Constantin du Rouge et Or.

Ne pas se laisser imposer un système

Ce que retient Glen Constantin de la défaite contre les Carabins, c’est d’abord de ne pas se laisser imposer un système de jeu par un adversaire. «La semaine passée, on s’est fait dicter ce qu’on pouvait faire è cause de fronts défensifs à sept ou huit joueurs», a déclaré Constantin jeudi, lors de son point de presse hebdomadaire. Après s’être distingués par la course à leurs deux premiers matchs, les porte-couleurs du Rouge et Or avaient ainsi été forcés de miser sur la passe par la défensive hermétique des Carabins et en avaient payé le prix en raison des difficultés vécues par leur quart-arrière Samuel Chénard. «Dans un monde parfait, il faudrait être capable de courir contre des boîtes à sept, à huit et même à neuf. Nous avons des carences au niveau aérien et je pense qu’après notre match de la semaine dernière, McGill va miser là-dessus et fera probablement tout pour tenter de nous faire passer la balle», poursuit l’entraîneur du Rouge et Or. Selon lui, son groupe de receveurs figure parmi les meilleurs au Québec, mais ils devront gagner leurs batailles s’ils veulent connaître du succès. 

Malgré tout, Constantin se défend bien de céder à la panique. «Ce n’est pas la première fois que nous perdons contre Montréal et nous n’avons quand même pas joué un mauvais match défensif avec moins de 300 verges les deux équipes combinées. Nous avons eu une très bonne journée d’entraînement mercredi et je crois que cette défaite a fouetté les joueurs, car ils n’aiment pas perdre. Ces gars jouent aux échecs et aux dominos et ils veulent gagner», illustre-t-il. Le nom du quart-arrière partant pour le match de dimanche n’était toujours pas connu au moment d’écrire ces lignes, Constantin ayant décidé de réserver son choix au terme de la semaine d’entraînement. Samuel Chénard, qui a disputé les trois premiers matchs de la saison, est toujours sur les rangs, mais il pourrait se faire ravir son poste par Thomas Bolduc, une recrue de 20 ans qui figurait parmi les meilleurs quarts de la première division du football collégial québécois l’an dernier. Les quarts David Pelletier et Jean-Philippe Cordero sont également en lice.

En chiffres

  • Rouge et Or de l’Université Laval
  • Fiche: 2-1 (deuxième position)
  • Dernier match: Défaite de 23 à 18 contre les Carabins de l’Université de Montréal
  • Verges gagnées par match: 360.3 (135.7 par la passe 224.7 par la course)
  • Verges accordées par match: 251.7 (154 par la passe, 97.7 par la course)

Remparts

Roy aborde le virage jeunesse des Remparts avec optimisme [VIDÉO]

«On rentre dans un nouveau cycle», reconnaît l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais la présence de neuf recrues, dont cinq joueurs de 16 ans, lui faire voir cette aventure avec optimiste.

«Avec les Malatesta, Gaucher, Truchon, Despatie, Melanson, Sato, etc., il y a de quoi se mettre sous la dent. Les gens qui viendront aux Remparts vont tripper. Je veux que notre marque de commerce soit la vitesse dans notre exécution, l’échec-avant, dans les espaces restreints et la façon de travailler», soutenait le Diable rouge en chef.

Canadien

Canadien: Alex Belzile joue les héros en Acadie

BATHURST — Alex Belzile a marqué en infériorité numérique avec 6:03 à faire en troisième période et le Canadien de Montréal a vaincu les Panthers de la Floride 4-3, mercredi.

La rencontre était présentée à Bathurst à la suite du concours Kraft Hockeyville, remporté par la ville de Renous, également au Nouveau-Brunswick.

Belzile a brisé l’égalité à la suite d’une attaque à deux contre un. Ryan Poehling a filé avec le disque et a habilement contourné un rival avant de remettre à Belzile, posté à l’embouchure du filet.

Matthew Peca, Jeff Petry et Riley Barber ont chacun récolté un but et une aide pour le Canadien. Belzile a aussi obtenu une mention d’aide, alors que Charlie Lindgren a effectué 18 arrêts.

La majorité des attaquants se battant pour un poste chez le Canadien ont bien paru - Belzile, Barber, Peca et Poehling, notamment. Les trios les plus effacés en offensive ont été ceux de Phillip Danault et Jesperi Kotkaniemi.

«Nous avons vu des joueurs qui veulent faire bonne impression bien jouer ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est impressionnant, des bons jeunes joueurs qui ont démontré beaucoup de belles choses. Et à la fin, il y a eu un beau but pour la victoire.

«Il ne faut pas oublier aussi qu’il y a peut-être des vétérans qui essaient de reprendre la forme plus lentement que les gars qui veulent se démarquer. En bout de ligne, nous verrons les vraies couleurs de tout le monde à la fin du calendrier préparatoire.»

En défensive, Cale Fleury a connu une bonne deuxième sortie, tandis que Mike Reilly a généré de l’offensive. Reilly a toutefois commis quelques bévues dans sa zone.

«Je me sentais bien lors du premier match, mais je me sentais encore plus à l’aise avec le rythme du jeu cette fois-ci», a indiqué Fleury.

Deux points pour Huberdeau

Jonathan Huberdeau et Evgenii Dadonov ont amassé chacun un but et une aide, tandis que Mike Hoffman a aussi marqué pour les Panthers. Aaron Ekblad et Aleksander Barkov ont récolté chacun deux aides et Chris Driedger a repoussé 15 tirs.

Peca a ouvert la marque après 5:47 de jeu, complétant un bel échange avec Belzile et Jake Evans.

Dadonov a créé l’égalité avec 4:05 à faire, peu de temps après que le Canadien eut écoulé une punition. Jonathan Huberdeau lui a fait une belle passe du revers alors qu’il tombait à la renverse.

Océanic

Serge Beausoleil garde les deux pieds sur la glace

RIMOUSKI — Cette 25e saison de l’Océanic sera-t-elle une année-charnière, ne serait-ce que sur le plan de la maturité de l’équipe? L’entraîneur-chef y croit et la confiance qu’il accorde à sa troupe est fondamentale. Serge Beausoleil évite cependant de pavoiser. «On a encore des croûtes à manger, nuance-t-il. Laissons le processus faire ce qu’il faut et ça va bien aller!»

Le pilote de Rimouski espère voir son équipe s’inscrire dans la continuité. «[…] Je veux continuer à voir sur la patinoire des gars qui apprennent, qui progressent et qui forment une équipe compétitive, souhaite-t-il. […] On est partis avec beaucoup de jeunes et on a progressé de match en match. Chaque match est important. C’est ce qui nous permet d’avancer.»

Si Beausoleil garde la tête froide, il n’en demeure pas moins que les pronostics font de l’Océanic l’une des équipes favorites de la ligue en 2019-2020. «On a eu une bonne saison l’an passé avec 92 points et la saison précédente avec 93, ne peut oublier le directeur-gérant. Il faut avoir encore des standards élevés. Je refuse, par contre, de regarder trop loin. Je pense que le premier quart de la saison sera important. On a quand même une dizaine d’athlètes qui se joignent à notre noyau de joueurs. Il faut les incorporer dans notre façon de faire et dans nos valeurs. Ça prend du temps à mettre en place!»

Alignement d’étoiles

Personne ne peut quand même s’empêcher de voir un alignement d’étoiles pour le club qui sera dans les célébrations et qui compte dans ses rangs le meilleur joueur du circuit, Alexis Lafrenière, et l’un des meilleurs gardiens de but, Colten Ellis, sans oublier le Russe Dmitry Zavgorodniy. «Ça ne fait pas gagner de matchs», tempère Beausoleil, en répétant que son club a une dizaine de nouveaux joueurs et que Maxime Collin est blessé. Celui-ci risque de ne pas regagner l’alignement avant trois ou quatre semaines. Selon Beausoleil, c’est le travail de ses protégés qui fera foi de tout. «Il y a beaucoup de hockey à jouer avant d’arriver au championnat en fin de saison», tient-il à souligner. 

Même si sa troupe s’est inclinée dans tous les matchs hors concours, l’entraîneur n’y voit pas un mauvais présage. «Ce sont des matchs préparatoires», rappelle-t-il, en précisant que Chicoutimi et Moncton ont éprouvé des difficultés, alors que ce sont aussi des équipes favorites. «Donc, il faut faire dans la nuance», requiert-il.

Avant de se sentir fébrile pour l’ouverture de la saison à domicile, le 27 septembre, avec la visite du capitaine des Penguins de Pittsburgh et ancien joueur de l’Océanic, Sidney Crosby, qui verra son chandail être retiré, Serge Beausoleil demeure dans le présent. Il préfère se concentrer sur l’affrontement contre le Drakkar à Baie-Comeau vendredi. «C’est un très beau défi», croit-il, en ne pouvant oublier que la formation de son ancien adjoint, Pierre Rioux, n’a subi aucune défaite en matchs préparatoires.

Drakkar

La transition en marche chez le Drakkar

BAIE-COMEAU — Le Drakkar de Baie-Comeau entreprendra la saison 2019-2020 comme en étant une de transition. Comme le veut le cycle de reconstruction du hockey junior majeur, il y aura des hauts et surtout des bas. À ce chapitre, la fiche parfaite de l’équipe en matchs hors concours (six victoires en autant de sorties) n’est pas nécessairement significative.

«C’est bien beau, la fiche au camp d’entraînement, mais ça ne donne aucun point au classement», a d’ailleurs tempéré le directeur général Pierre Rioux, embauché cet été après le congédiement de Steve Ahern. «On amorce une année de transition, avec tout ce que ça implique.»

NFL

Eli Manning savait que son poste pourrait être en jeu

EAST RUTHERFORD — Même s’il n’est pas heureux d’avoir perdu son poste de quart partant, Eli Manning a avoué qu’il savait qu’il y avait des chances que l’entraîneur-chef des Giants de New York, Pat Shurmur, donne une promotion à Daniel Jones si l’équipe connaissait un mauvais départ.

Manning a déclaré mercredi qu’il avait accepté son nouveau rôle de quart substitut et a assuré qu’il avait l’intention de supporter Jones et de faire tout en son pouvoir pour aider les Giants (0-2) à gagner des matchs.

Baseball

Felipe Vazquez gardé en détention

PITTSBURGH — Le releveur étoile Felipe Vazquez des Pirates de Pittsburgh était détenu en Pennsylvanie, mercredi, après avoir été accusé de nombreux méfaits pour avoir prétendument admis aux enquêteurs qu’il avait tenté d’avoir une relation sexuelle avec une mineure chez elle en 2017.

Vazquez a été accusé d’agression sexuelle, contacts illégaux et corruption d’une mineure, tous des délits criminels aux yeux de la loi, ainsi que d’attentat à la pudeur d’une adolescente âgée de moins de 16 ans. Le Baseball majeur l’a placé en congé administratif.

F1

Les maux de tête de Stroll en qualifications se résorbent

Les séances de qualifications ont souvent donné des maux de tête à Lance Stroll depuis son arrivée en Formule 1, il y a trois ans. Mais ceux-ci sont peut-être en voie de se résorber.

Ainsi, depuis la traditionnelle pause estivale, Stroll est méconnaissable en qualifications. Il a d’abord accédé à la deuxième portion d’une séance (Q2) au Grand Prix de Belgique plus tôt ce mois-ci, avant de participer à Q3 pour la première fois depuis belle lurette au Grand Prix d’Italie il y a deux semaines.

Des résultats qui tranchaient avec son piètre rendement en première moitié de saison. Faut-il rappeler qu’en date du Grand Prix de Grande-Bretagne, à la mi-juillet, Stroll n’avait pas franchi Q1 pendant 14 week-ends de course consécutifs, une disette qui remontait à 2018. D’ailleurs, ce revirement de situation n’est pas le fruit du hasard selon le directeur de l’équipe Racing Point, Otmar Szafnauer.

«Nous avons toujours cru que nous serions beaucoup plus forts après la pause estivale, et les résultats à Spa et Monza sont de bonnes indications pour notre progression lors des prochaines courses, a-t-il dit. Il reste encore sept courses au calendrier — c’est le tiers de la saison —, et plusieurs opportunités d’inscrire des points importants.»

À condition bien sûr que Stroll convertisse ses chances en course. Une chose qu’il n’a pu faire au Grand Prix d’Italie, après avoir été victime d’une bête erreur de pilotage de Sebastian Vettel. Le pilote de la “Scuderia” a accroché Stroll alors qu’il tentait de revenir en piste, après avoir commis un tête-à-queue à la sortie d’un virage. Le Québécois se dirigeait alors vers un autre top 10, mais sa sortie de piste — qui a entraîné une pénalité aux deux pilotes — l’a éventuellement relégué au 12échelon.

«Nous nous présentons à Singapour sur une bonne erre d’aller, après avoir enregistré de bons résultats. Nous avons été malchanceux à Monza, car nous n’avons pu placer nos deux voitures dans le top 10, mais nous avons tiré de nombreuses leçons positives pour la suite de la saison», a évoqué Szafnauer.

Une piste qui donne des maux de tête

Si Stroll croit avoir réglé ses maux de tête en qualifications, il devra toutefois se méfier de ceux qu’il pourrait ressentir en piste. Le pilote âgé de 20 ans a raconté plus tôt cette semaine une anecdote qu’il a vécue pendant la course dans la cité-État d’Asie du Sud-Est l’an dernier.

«C’est une piste passablement bosselée, où tu dois attaquer chaque virage pour trouver quelques dixièmes de seconde. Il faut vraiment pousser la voiture à sa limite. Je me souviens d’avoir eu de gros maux de tête après la course l’an dernier».

De plus, la configuration de la piste n’est pas de tout repos, foi du pilote de Mont-Tremblant.

«Singapour est probablement l’épreuve la plus exigeante du calendrier — du moins, d’un point de vue physique, a reconnu celui qui y avait terminé 14e l’an dernier, et huitième à sa saison recrue chez Williams en 2017. Pour y être prêt, je m’entraîne dans une chaleur intense et je mise beaucoup sur les exercices d’endurance.

«C’est une longue course, elle dure environ deux heures, donc c’est aussi un test pour la concentration. La piste est étroite, les murets sont près, donc il n’y a pas de place à l’erreur. Si tu mets une roue hors-piste, alors tu te retrouves dans le mur. C’est tout un test», a-t-il assuré.

Patinage artistique

Tessa Virtue et Scott Moir accrochent leurs patins [VIDÉO]

Les patineurs canadiens Tessa Virtue et Scott Moir ont annoncé qu’ils prenaient leur retraite à la fin novembre.

Dans une vidéo publiée tard mardi soir sur Twitter, les deux patineurs ont annoncé qu’ils mettaient un terme à leur carrière après 22 années passées ensemble. Ils avaient enflammé le Canada lors des derniers Jeux olympiques d’hiver à Pyeongchang, en Corée du Sud.

«Nous ne savions pas comment vous l’annoncer, mais je crois que le meilleur moyen pour nous de le faire c’était ici, sur la patinoire, puisque c’est notre chez-nous, a expliqué Moir. On croit que c’est le bon moment pour dire au revoir, pendant qu’on aime encore le sport.»

«Merci pour votre soutien. Ça nous a beaucoup touchés «, a ajouté Virtue, âgée de 30 ans.

Les deux athlètes amorceront une dernière tournée, Rock the Rink Tour, le 5 octobre à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et elle se conclura le 23 novembre à St. John’s, à Terre-Neuve.

Les Québécois auront la chance d’assister pour une dernière fois à une prestation des deux athlètes. Virtue et Moir seront de passage à la Place Bell à Laval, le 14 novembre, et à Québec, au Centre Vidéotron, le lendemain.

Les Ontariens ont fait vivre toute une gamme d’émotions aux Canadiens en Corée du Sud, quatre ans après s’être contentés de la médaille d’argent en danse aux JO de Sotchi. Virtue et Moir ont battu leur propre record du monde dans le programme court, avant de vaincre leurs grands rivaux, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron. Au passage, ils ont également décroché une médaille d’or dans l’épreuve par équipes.

Le couple canadien avait décroché sa première médaille d’or olympique en danse aux JO de Vancouver, en 2010.

Ils ont aussi été sacrés champions du monde à trois reprises (2010, 2012 et 2017).

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Remparts

Pierrick Dubé prêt à assumer ses responsabilités chez les Remparts

À 18 ans, Pierrick Dubé devrait être l’un des piliers de l’attaque des Remparts. Et le plus français des joueurs québécois de l’équipe est prêt à assumer les responsabilités qui viennent avec son expérience.

Auteur de 17 buts, l’an passé, Dubé veut poursuivre sa progression offensive, sans toutefois se fixer des objectifs précis.

«Chaque année, je veux faire mieux que la saison précédente. Mais avant les chiffres, c’est l’attitude qui compte. Je veux jouer comme je peux le faire, et comme ça, de bonnes choses vont arriver», disait le choix de première ronde (18e) en 2017.

À sa première campagne, Dubé n’avait pas vu beaucoup d’action comme joueur de 16 ans. La confiance fragile, il a connu un lent départ à sa deuxième saison avant de connaître une meilleure seconde moitié de calendrier, où il s’est retrouvé à l’aile de Philipp Kurashev, alors meilleur attaquant des Remparts. Pendant le présent camp, le numéro 72 formait un trio en compagnie du vétéran de 20 ans Félix Bibeau et de la recrue de 16 ans James Malatesta.

«Je ne veux pas mettre de pression sur “Dubbie”, je veux qu’il continue à progresser comme il l’a fait en deuxième moitié de saison en nous forçant la main pour le faire jouer avec Kurashev. Je pense que sa saison à 17 ans fut profitable pour lui et j’ai confiance qu’il en connaisse une bonne», indiquait Patrick Roy.

Voir les choses dans leur ensemble

Le principal intéressé, dont la mère vit en France et le père à Sept-Îles, était bien d’accord avec son entraîneur-chef. Mais à l’approche du premier match de la saison, il préférait voir les choses dans leur ensemble au lieu de se concentrer sur lui-même.

«Nous avons une équipe jeune, mais on a du talent, et je pense qu’on va être capable de causes des surprises. On veut rendre nos partisans fiers de leur club, on veut avoir du monde à nos matchs et ça va nous prendre de bonnes performances, mais tout passe d’abord par le travail à l’entraînement», disait celui qui veut aussi mettre ses deux années d’expérience au service de ses jeunes coéquipiers qui font leurs premiers pas dans la LHJMQ. 

Volleyball

Da Costa, un vent de fraîcheur pour les filles du Rouge et Or

Les joueuses de l’équipe féminine de volleyball de l’Université Laval considèrent comme un «vent de fraîcheur» la venue de Danny Da Costa comme entraîneur du Rouge et Or après une saison éprouvante où l’ex-entraîneur Olivier Caron, dont les relations n’étaient pas au beau fixe avec ses joueuses, a quitté dans des circonstances troubles en décembre.

«Le changement d’entraîneur est un vent de fraîcheur», a confié Maud Chapleau mardi, en marge de la conférence de presse du Défi SSQ qui aura lieu samedi au PEPS pour donner le coup d’envoi à la saison. L’attaquante n’a cependant pas voulu s’étendre sur le départ de Caron. «Je n’ai pas le droit d’en parler, car toutes les joueuses ont dû signer des feuilles où on s’engageait à garder le silence là-dessus», a-t-elle ajouté, avouant cependant que certaines joueuses avaient songé quitter l’équipe l’an dernier. «Mais je n’en fais pas partie», précise-t-elle. 

«Certaines filles, dont des joueuses d’expérience, m’ont dit que c’était la première année qu’elles ne se sentaient pas stressées», indique pour sa part Da Costa, précisant du même souffle que les relations entre les joueuses et Justin Boudreault, qui a assuré l’intérim avant son arrivée, étaient excellentes.

Défi

«Je pense qu’il y a assez de stress en situation de match qu’on n’a pas besoin d’aller en ajouter ailleurs», poursuit le nouvel entraîneur. «Mais il y a quand même une façon de s’entraîner qui demeure importante», ajoute celui qui a dû repartir de zéro après être arrivé en poste au mois de mai en plus d’avoir à composer avec un alignement réduit de 12 joueuses, dont trois liberos, deux passeuses et seulement sept attaquantes, toutes positions confondues.

«C’est un défi d’arriver à la dernière minute, d’apprendre à connaître les filles qui ont eu trois coachs en un an. Certaines ont gradué, certaines ont quitté, certaines sont venues proches de quitter, mais l’organisation a fini par réussir à les garder. Il me faut maintenant instaurer un mode de fonctionnement. J’essaie des choses avec mon alignement qui compte quand même quelques bonnes joueuses de troisième et quatrième année comme Maud Chapleau, Anne-Sophie Tanguay et Émie Gaboury. Je vais y aller un match à la fois. Il y a une cohésion d’équipe et une relation avec le personnel d’entraîneurs à rebâtir.»

Système non conventionnel

Da Costa devra aussi bâtir un nouveau système de jeu avec des effectifs réduits de façon à éviter les blessures qui pourraient laisser l’équipe en situation précaire. «À l’Université, on joue toutes les semaines, alors je leur laisse plus de temps de récupération. Pour le reste, j’ai regardé beaucoup de vidéos de l’an dernier pour voir les forces et les faiblesses et j’ai vu entre autres que si on n’avait pas un bon premier contact, l’adversaire savait toujours où la balle allait. J’essaie de trouver des solutions à cela avec un nouveau système qui n’est pas un système standard», a-t-il expliqué en se gardant de donner les détails de sa stratégie.

La façon de voir les choses de Da Costa plaît à Maud Chapleau, meilleure marqueuse de sa conférence l’an dernier et membre de la première équipe d’étoiles du Réseau de sport étudiant du Québec pour une deuxième année consécutive. «Je pense que son système de jeu non conventionnel est parfait pour notre équipe», précise celle qui veut tourner la page sur l’an dernier, où le Rouge et Or n’a pas atteint la finale du Québec. «C’était la première fois depuis que je suis avec l’équipe et je n’ai pas le goût de revivre ça», poursuit-elle en précisant qu’elle ne se met tout de même pas toute la pression sur les épaules. «Je sais qu’il faut que je garde mon rôle de leader. De la pression, il y en a, mais j’essaie de ne pas m’en mettre davantage, car je ne voudrais pas que ça nuise à mon jeu», conclut-elle. 

Baseball

Un autre Yastrzemski au Fenway Park

BOSTON — Pour la première fois en plus de trois décennies, un «Yaz» patrouillait le champ gauche au Fenway Park, mardi.

Mike Yastrzemski des Giants, petit-fils de la légende des Red Sox Carl Yastrzemski, un membre du Panthéon, y était avec San Francisco comme visiteurs, à Boston.

Le voltigeur de 29 ans savait que ce serait spécial. Son grand-père a joué au champ gauche à son tout dernier match, le 2 octobre 1983. Il a obtenu sept Gants d’or en carrière, évoluant tout près du légendaire Monstre Vert.

«J’en ai rêvé pendant toute ma vie [d’un premier match à Fenway], a dit Mike dans l’abri, plus de quatre heures avant le match. C’est toujours un rêve de jouer ici quand vous venez de la Nouvelle-Angleterre.»

Avant de parler aux médias, le jeune «Yaz» et son grand-père ont pu discuter ensemble en marchant, au champ extérieur.

«C’était fabuleux, a dit Mike. Nous avons chacun pris des nouvelles. Normalement, je n’ai pas l’occasion de le voir pendant la saison, alors c’est un bonus.»

Le gérant des Giants, Bruce Bochy, a décidé de la position qu’aurait Mike en défense.

«Il a beaucoup joué au champ gauche [une quarantaine de matchs]. Je voulais qu’il y soit [mardi], a dit Bochy. Ça va être un beau moment pour beaucoup de gens ici. Ça va rappeler ce que son grand-père a accompli. Ça va rappeler de beaux souvenirs.»

Belle ovation

Mike a reçu une belle ovation comme premier frappeur du match.

Carl, âgé de 80 ans, a passé toute sa carrière de 23 ans avec les Red Sox. Il a pris sa retraite avec 3419 coups sûrs, 452 circuits et 1844 points produits. Il a réussi la Triple couronne en 1967, étant nommé le joueur le plus utile de l’Américaine, cette année-là.

Yastrzemski a été intronisé au Temple de la renommée en 1989. Les Sox lui ont dédié une statue en 2013, près de l’entrée menant aux sièges du champ droit.

Mike a grandi en banlieue de Boston, mais ce n’est qu’au secondaire qu’il a réalisé l’impact qu’a eu son grand-père auprès des partisans, ce statut de légende.

Mike a joué dans l’organisation des Orioles pendant six ans avant d’être échangé à San Francisco, en mars. Avant le match il frappait pour ,265 en 96 matchs, avec 19 circuits et 51 points produits.

Il sait qu’il aura bien des souvenirs de son premier match à Fenway.

«Il n’y a rien de mieux que ça, a-t-il confié. Tout le monde rêve de rentrer chez soi et de jouer dans sa ville natale. C’est un séjour spécial pour moi.»

Baseball

Felipe Vázquez des Pirates de Pittsburgh arrêté pour sollicitation d’une mineure

PITTSBURGH — Le releveur étoile Felipe Vázquez des Pirates de Pittsburgh a été arrêté, mardi, sous des accusations de possession de pornographie et sollicitation d’une mineure. Le Baseball majeur l’a placé en congé administratif.

Vázquez a été appréhendé par la police de l’État de Pennsylvanie sous un chef d’accusation de pornographie informatique/sollicitation d’un mineur et un chef pour avoir fourni du matériel obscène à des mineurs. Sa comparution était prévue plus tard, mardi.

Le Ministère de l’Intérieur de Floride a annoncé qu’il avait ouvert une enquête sur Vázquez, âgé de 28 ans, en août, après avoir appris l’existence d’une relation sexuelle présumée entre Vázquez et une adolescente vivant dans le comté de Lee, en Floride. Vázquez, qui vit à Saint-Cloud, en Floride, et la victime ont commencé leur relation lorsque la jeune fille avait 13 ans, ont annoncé les autorités.

La fillette, aujourd’hui âgée de 15 ans, aurait reçu en juillet un texto de Vázquez dans lequel il se livrait à un acte sexuel. Vázquez a également envoyé un message à la jeune fille pour lui demander si elle voulait le rencontrer en vue d’avoir une relation sexuelle après la fin de la saison de baseball, selon la police.

Les autorités ont arrêté Vázquez et l’ont emmené à la prison du comté d’Allegheny après avoir exécuté un mandat de perquisition, mardi matin, dans son appartement de Pittsburgh. La police a déclaré avoir saisi des appareils électroniques qui seront utilisés dans le cadre de l’enquête. Vázquez sera extradé en Floride.

Vázquez, un Vénézuélien sélectionné à deux reprises pour le match des étoiles, présente une fiche de 5-1, une moyenne de 1,65 et 28 victoires préservées cette saison.

«Nous prenons cette affaire, et ces accusations en particulier, extrêmement au sérieux», a déclaré le président des Pirates, Frank Coonelly, dans un communiqué.

Le bureau du commissaire a mis Vázquez en congé administratif dans le cadre de sa politique en matière de violence domestique, d’agression sexuelle et de maltraitance d’enfants.

Vázquez a signé un contrat de quatre ans d’une valeur de 22 millions $US avec les Pirates avant la saison 2018. L’équipe détient des options pour 2022 et 2023.

Canadien

Charles Hudon satisfait de sa performance

Après le premier match préparatoire du Canadien, Charles Hudon a pu rentrer chez lui avec le sentiment du devoir accompli.

Hudon a passé 13 minutes et 22 secondes sur la patinoire, dont 1:13 en avantage numérique. Il a tenté cinq tirs, dont deux ont atteint la cible. Il a également appliqué trois mises en échec, mais a commis un revirement.

NFL

Eli Manning perd son poste de quart partant

EAST RUTHERFORD — Eli Manning est relégué au rôle de réserviste et l’ère Daniel Jones est sur le point de commencer chez les Giants de New York.

L’entraîneur Pat Shurmur a révélé, mardi, que le sixième choix au repêchage de la NFL devient le quart partant des Giants, au détriment du joueur par excellence du Super Bowl à deux reprises.

Cette décision survient moins de 24 heures après que Shurmur ait refusé de confirmer que Manning demeurerait le quart partant après un début de saison difficile où l’équipe a subi deux défaites d’affilée. C’est la sixième fois en sept ans que les Giants amorcent la saison avec une fiche de 0-2.

Manning, âgé de 38 ans, est le quart partant des Giants depuis qu’il a remplacé Kurt Warner après neuf matchs à la saison 2004, l’année où il a été échangé aux Giants par les Chargers de San Diego, qui en avaient fait le premier choix.

Manning a guidé les Giants à la conquête du Super Bowl en 2007 et 2011, battant Tom Brady et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre chaque fois.

«Eli et moi avons parlé ce matin, a expliqué Shurmur. Je lui ai dit que nous apportions un changement et que nous allions faire appel à Daniel comme partant. J’ai aussi parlé à Daniel. Eli était visiblement déçu, comme on peut s’y attendre, mais il a ajouté qu’il agirait comme il l’a toujours fait, c’est-à-dire en bon coéquipier, et qu’il continue à se préparer à aider cette équipe à gagner. Daniel comprend le défi à relever et il sera prêt à jouer dimanche.»

Seulement quatre touchés

Manning a complété 56 de ses 89 passes pour des gains de 556 verges, deux touchés et deux interceptions pour un coefficient d’efficacité de 78,7 %. Mais les Giants n’ont inscrit que quatre touchés, malgré une moyenne de 420 verges.

«Finalement, c’est une décision qui, à mon avis, était la meilleure pour l’équipe en ce moment, a poursuivi Shurmur, qui en est à sa deuxième saison avec les Giants. Je l’ai dit depuis mon arrivée ici, j’aime beaucoup Eli. Son éthique de travail, sa préparation, son intelligence du jeu. Il démontre toutes les qualités que j’ai rarement vues chez un joueur. Et Eli a travaillé aussi fort qu’il est possible de le faire pour se préparer en vue de la saison. Cette décision est prise davantage pour permettre à Daniel de progresser.»

La question de savoir quand Jones allait devenir le quart numéro 1 alimentait les conversations depuis que les Giants l’ont repêché. Elles se sont intensifiées quand le joueur issu de l’Université Duke, âgé de 22 ans, a complété 29 passes de ses 34 passes pour des gains de 416 verges, deux touchés et aucune interception en matchs préparatoires.

L’allusion à un changement imminent a été soulevée, lundi, et dès le lendemain Shurmur a relégué au rôle de substitut le joueur qui a été la tête d’affiche de l’organisation ces 15 dernières années.

Manning, qui dispute une 16e saison avec les Giants, un record d’équipe, savait qu’un changement représentait une possibilité.

«Nous avons une fiche de 0-2 et nous cherchons des réponses, a-t-il expliqué, lundi. Je comprends, nous avons réclamé un gars très tôt au repêchage et nous ne gagnons pas, ces choses vont arriver. Je dois juste continuer à travailler et faire mon travail.»

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MARIOTA DOIT SE RELEVER CONTRE LES JAGUARS

Canadien

New Jersey 2/Montréal 4: premier test réussi

On n’a qu’une seule chance de faire une bonne première impression. Et Cayden Primeau n’a pas raté son occasion.

Seulement 92 secondes après son entrée dans la rencontre, Primeau y est allé d’un arrêt spectaculaire aux dépens de Blake Coleman, Jake Evans a ensuite brisé l’égalité tard en troisième période et le Canadien de Montréal a commencé son calendrier préparatoire en battant les Devils du New Jersey 4-2, lundi.

Primeau a fait son entrée avec 9:52 à faire en deuxième période. Il s’est distingué peu de temps après, y allant d’un déplacement vers sa gauche pour frustrer Coleman.

«Ils arrivaient à deux contre un. Je sais que je dois respecter le tireur, surtout à ce niveau, mais je pensais que [Nico Hischier] allait faire la passe, a raconté Primeau, qui a repoussé 16 des 17 tirs dirigés vers lui. Je me suis préparé et j’ai poussé aussi fort que possible pour réussir le déplacement.»

La foule a félicité Primeau en scandant son nom.

«Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire, a dit Primeau au sujet de la réaction de la foule. J’étais envahi par les émotions. C’était incroyable.»

Primeau a aussi réalisé un bel arrêt en troisième période, frustrant Kyle Palmieri, qui s’était fait oublier derrière la défensive montréalaise.

«Il a mis de la vie dans les estrades, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet de Primeau. Il a connu un bon match. Pour un jeune gardien, il s’est bien débrouillé.»

Lehkonen-Drouin-Domi

Artturi Lehkonen, Nate Thompson et Nick Cousins ont été les autres buteurs du Canadien. Carey Price a stoppé huit des neuf tirs dirigés vers lui en 30:08 de jeu.

Will Butcher et Michael McLeod ont fait mouche pour les Devils. Mackenzie Blackwood a cédé deux fois contre 13 tirs lors des deux premiers engagements. Evan Cormier a repoussé 11 lancers en troisième période.

Lehkonen obtient l’occasion depuis le début du camp de jouer dans un rôle offensif en compagnie de Jonathan Drouin et Max Domi. Il a été crédité du premier but de la rencontre après 2:29 de jeu, quand un tir de Shea Weber l’a atteint avant de franchir la ligne des buts.

Thompson a doublé l’avance des locaux à 8:14 du premier tiers, profitant d’un retour après une belle attaque orchestrée par Cale Fleury et Cousins.

Butcher a réduit l’écart avec 1:35 à faire au premier vingt, vers la fin d’un avantage numérique. Il a déjoué Price à l’aide d’un tir des poignets précis et vif du côté du bouclier.

Cage abandonnée

Les Devils ont profité d’un peu de chance pour créer l’impasse après 1:55 de jeu en troisième période. La rondelle a fait un bond inattendu contre la bande dans le territoire du Canadien pour revenir vers le devant du filet. Puisque Primeau s’était compromis, McLeod a pu tirer dans une cage abandonnée.

Evans a relancé le Tricolore avec 2:38 à faire, alors que le Canadien jouait en infériorité numérique. Evans a volé le disque à Damon Severson à la ligne bleue du Tricolore et s’est échappé. Il a déjoué Cormier à l’aide d’un tir frappé du côté de la mitaine.

Cousins a complété la marque dans un filet désert avec 53,8 secondes à écouler.

Le Canadien disputera son prochain match préparatoire mercredi, à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre du match Kraft Hockeyville. Les Panthers de la Floride seront les adversaires du Tricolore.