Anthony Nellis de Sainte-Hélène-de-Breakeyville a reçu le trophée Bill Campbell pour son engagement communautaire de son équipe, les Steelheads de l’Idaho, de la Ligue de hockey de la Côte Est.
Anthony Nellis de Sainte-Hélène-de-Breakeyville a reçu le trophée Bill Campbell pour son engagement communautaire de son équipe, les Steelheads de l’Idaho, de la Ligue de hockey de la Côte Est.

Une belle reconnaissance pour le hockeyeur de Lévis Anthony Nellis

À sa première saison complète chez les professionnels, l’attaquant Anthony Nellis de Sainte-Hélène-de-Breakeyville vient de voir son équipe, les Steelheads de l’Idaho de la Ligue de hockey de la Côte Est, lui remettre le trophée Bill Campbell pour son engagement communautaire.

«Ça a été une belle surprise, car, comme vous, je l’ai appris sur Internet», explique Nellis, qui est de retour au Québec depuis que la Ligue a annulé le reste de sa saison le 15 mars. 

«Je suis très content, très flatté d’avoir reçu ce prix», poursuit le hockeyeur de 25 ans qui a complété la saison dernière son baccalauréat en science économique à l’Université de Lake Superior State.

L’ancien des Commandeurs de Lévis et des Élites de Jonquière avoue cependant que redonner à la communauté a toujours été dans ses gênes. «Quand il y a des visites dans les écoles primaires, dans les hôpitaux, des séances d’autographes pour les soirées spéciales, je suis toujours intéressé à ça. J’ai toujours pensé que c’était bien d’être une bonne personne dans l’équipe», poursuit-il.

Bien préparé

Ses quatre années au hockey universitaire, avec les Lakers, l’avaient bien préparé à cet aspect de son rôle. «On avait toujours des visites qui nous étaient attribuées et j’ai toujours apprécié ça. Ça ne m’a jamais dérangé de donner des bâtons, de les signer. Je me rappelle que moi aussi, j’ai déjà été petit et que j’aimais bien aller voir jouer les Remparts de Québec ou alors le Garaga de Saint-Georges, au hockey semi-pro, pour lequel mon père s’alignait.»

En plus de cette belle saison à l’extérieur de la glace, Anthony Nellis n’en a pas eu une vilaine non plus sur la patinoire, cumulant 15 buts et 14 aides en 47 matchs avec les Steelheads et ayant même disputé trois parties avec les Stars du Texas, dans la Ligue américaine.

En juillet, il avait signé un contrat à deux volets avec cette filiale des Stars de Dallas après avoir complété la saison 2018-2019 dans la Ligue de la Côte-Est avec les Komets de Fort Wayne suite à son stage universitaire.

Au camp des Stars

«J’ai fait le camp des Stars à Dallas, ça a été une super belle expérience et j’ai été envoyé au camp des Stars du Texas, ce à quoi je m’attendais. Il y avait beaucoup de vétérans, des gars comme moi de 23-24 ans et de très jeunes qui sortent du junior et pour lesquels l’équipe avait de grandes attentes» raconte-t-il.

«J’ai vite vu que les joueurs envers qui les attentes étaient élevées avaient une longueur d’avance et c’est correct. Quand j’ai été renvoyé dans la Ligue de la Côte Est, je l’ai pris positivement, je voulais prouver ma valeur.»

Nellis l’avoue, il ne connaissait pas du tout l’Idaho avant d’être assigné aux Steelheads. «Je n’étais jamais allé dans l’Ouest américain. L’équipe évolue dans la ville de Boise, qui est une belle ville. On était très bien traités et notre équipe était en deuxième place, à deux points de la tête, quand la saison a été arrêtée à cause de la pandémie de COVID-19».

«Je n’ai peut-être pas eu autant de points que j’aurais voulu, mais au moins j’évoluais pour une équipe gagnante et j’ai eu la chance de jouer dans la Ligue américaine après les Fêtes», indique-t-il.

Anthony Nellis dans l'uniforme des Stars du Texas, dans la Ligue américaine

Débuts retardés

Ses débuts dans la LAH se sont cependant déroulés d’une bien drôle de manière pour le hockeyeur qui est demeuré environ un mois dans le giron des Stars. 

«Le soir où je devais jouer mon premier match dans la Ligue américaine, les Marlies de Toronto étaient en ville. Cependant, leur entraîneur adjoint Rob Davison a fait une crise d’épilepsie dans le vestiaire avant le match et la partie a été retardée d’une heure. Finalement, comme les joueurs étaient encore sous le choc, l’équipe a décidé de déclarer forfait», raconte-t-il. 

«On a eu nos deux points, mais il a fallu que j’attende le lendemain, toujours contre les Marlies, pour avoir mon vrai baptême de la Ligue américaine», poursuit-il.

Après deux semaines passées avec les Stars, qui évoluent à Cedar Park, une banlieue d’Austin, Nellis est retourné en Idaho pour éventuellement remonter dans la Ligue américaine. 

«J’étais surtout une police d’assurance dans la Ligue américaine, alors j’ai passé sept matchs dans les gradins et j’en ai joué trois. Comme les Stars n’allaient pas faire les séries, on m’a envoyé finir la saison en Idaho. C’est bien comme ça, car parfois tu perds ton momentum quand tu es rappelé après cinq ou six bons matchs et que tu dois rester dans les gradins pendant quelques jours.»

Anthony Nellis ne nie pas qu’il aurait bien aimé pouvoir compléter sa saison avec les Steelheads, histoire d’améliorer son contrat pour l’an prochain. «Je parle à mon agent, mais présentement tout est au neutre partout et on ne croit pas qu’il se passera quoi que ce soit avant juin», fait remarquer celui qui rêve de la Ligue américaine pour sa prochaine saison.

«J’ai pu m’acclimater à ce calibre de jeu, je crois avoir prouvé que j’étais capable de jouer là. Ce qui m’a frappé, c’est que les défenseurs sont vraiment meilleurs. Tout part d’eux : les relances, les sorties de zone. Ils sont très rapides et plus physiques. Ce n’est pas facile de les passer!», termine-t-il.