Bandage à la main ou pas, le quart-arrière des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, Tom Brady, est toujours à son meilleur au quatrième quart, comme ce fut encore le cas, dimanche, contre les Jaguars de Jacksonville.

Une autre remontée signée Brady

CHRONIQUE / Avez-vous vraiment cru que Tom Brady n’allait pas affronter les Jaguars de Jacksonville après avoir vu le quart-arrière des Patriots se présenter devant les médias, vendredi, en portant des gants aux deux mains? Et avez-vous pensé pendant quelques instants que les Patriots allaient s’incliner devant les Jaguars quand la troupe de Doug Marrone a pris les devants 20-10 au début du quatrième quart?

Vous avez peut-être rêvé à une victoire des visiteurs à ce moment-là, mais vous êtes sans doute retombés sur terre quand le beau Tom, qui portait un bandage à la main droite, a finalement lancé sa première passe de touché du match pour réduire l’écart à seulement trois points en faveur de Jacksonville à mi-chemin du quatrième quart.

À partir de ce moment-là, tous les amateurs qui ont suivi les Patriots depuis le début de la combinaison Brady-Belichick savaient très bien ce qui allait se produire et que le scénario des dernières années — à l’exception de quelques rares duels contre Baltimore et Denver — allait encore une fois se réaliser. La défensive des champions en titre du Super Bowl allait stopper Blake Bortles et l’attaque des Jaguars une, deux ou trois fois, si nécessaire, pendant que Brady allait orchestrer une poussée irrésistible — dont lui seul a le secret — pour permettre aux Patriots de défendre leur championnat dans deux semaines au Minnesota. 

Privé de Rob Gronkowski, blessé à la tête, pendant la deuxième demie, le numéro 12 s’est tourné à plusieurs reprises vers les ailiers espacés Brandin Cooks et Dany Amendola, et c’est ce dernier qui a joué les héros en captant dans le fond de la zone des buts la passe payante qui a fait la différence au tableau indicateur avec un peu moins de trois minutes à écouler au quatrième quart.

Bortles et les Jaguars avaient encore suffisamment de temps pour renverser la vapeur, mais l’ex-Bills Stephon Gilmore s’est interposé au dernier moment pour empêcher les visiteurs de compléter un long jeu sur un quatrième essai et 14 verges à franchir avec 1:47 à faire. Une course de 15 verges de Dion Lewis a ensuite confirmé officiellement le retour des protégés de Belichick au Super Bowl.  

Critiqué de tous les côtés, Bortles s’est très bien tiré d’affaire en complétant 23 passes pour des gains de 293 verges. Et il aurait peut-être permis aux Jaguars de jouer un vilain tour aux Patriots si le coordonnateur à l’attaque Nathaniel Hackett n’avait pas complètement abandonné l’idée de tenter quelques passes voilées en deuxième demie, une stratégie qui avait très bien fonctionné avec Corey Grant pendant les 30 premières minutes du match.

Un passionné de la NFL m’a également fait remarquer qu’il ne comprenait pas pourquoi les Jaguars avaient décidé de mettre le genou au sol avec 55 secondes à écouler à la première demie et quelques temps d’arrêt à leur disposition après avoir vu les Patriots réduire l’écart à 14-10 au deuxième quart. Pourquoi ne pas tenter au moins un jeu avant de penser à fermer les livres quand on aligne un botteur aussi fiable que Josh Lambo? Pas sûr que le grand manitou Tom Coughlin ait apprécié cette façon trop prudente de faire.

À sens unique

Contrairement à la finale de la Conférence américaine, le match de championnat de la Nationale n’a pas été serré très longtemps. Les Vikings du Minnesota ont entrepris le match en force et pris les devants 7-0 dès la cinquième minute, mais ils ont perdu tous leurs moyens à la suite du touché réussi quatre minutes plus tard par le demi de coin des Eagles, Patrick Robinson, à la suite d’un  spectaculaire retour d’interception de 50 verges.

En plus de couper les jambes des visiteurs, ce jeu a donné des ailes aux Eagles et tout particulièrement au quart Nick Foles qui s’est moqué de la «solide» défensive des Vikings en complétant 26 de ses 33 passes pour des gains de 352 verges. L’éclopé Carson Wentz n’aurait pas fait mieux!

Confiant plus que jamais en ses moyens, Foles a rejoint tour à tour les Ertz, Jeffery, Smith et Agholor pour mener la troupe de Doug Pederson à la terre promise pour la première fois depuis 2005.

Comme leurs favoris n’avaient qu’un seul match à remporter pour devenir la première équipe de l’histoire de la NFL à disputer le Super Bowl à domicile, les fans des Vikings ne s’attendaient certainement pas à ce que les protégés de Mike Zimmer s’effondrent de la sorte. Ils ont de quoi être déçus, encore une fois.

Et contrairement aux Jaguars, les Eagles ont continué d’appuyer sur l’accélérateur à la fin du deuxième quart quand ils ont repris le ballon à leur ligne de 20 verges avec 29 secondes à écouler. Trois jeux ont suffi pour que Jake Elliott s’amène sur le terrain et mette un terme à la première demie avec un placement de 38 verges pour porter la marque à 24-7 en faveur de Philadelphie. Quand une équipe a confiance en ses moyens, ça peut faire toute la différence...