J’étais tellement content de prendre place sur la première place du podium, entre Andrew Ranger (à gauche) et Louis-Philippe Dumoulin.

Un week-end… parfait!

CHRONIQUE / Il y a une semaine, je vous disais que j’étais à Toronto pour gagner. Ce n’est pas que je me mettais de la pression (quoi que oui, un peu…), mais je croyais véritablement en mes chances.

J’y croyais et j’ai atteint mon objectif : je suis monté sur la première marche du podium. Ça a été un week-end… parfait !

En partant, je savais que j’avais une bonne voiture. Quand tu sors le bolide de la van et que tu vois que tout ce qu’il y a à faire, c’est du fignolage, ça regarde bien. Et du fignolage, c’est effectivement tout ce qu’on a eu à faire tout au long du week-end.

Ça a été une très belle bataille avec Andrew Ranger, qui a repris la tête du championnat, deux points devant Kevin Lacroix et 14 points devant moi. Une bataille intense, mais propre. Andrew et moi, on a déjà eu nos problèmes en piste, mais on se respecte grandement. On respecte le cheminement et le talent de l’autre. Nous sommes deux vrais professionnels, nous avons tous les deux la chance de gagner notre vie exclusivement avec la course, et on essaie d’être à la hauteur de notre statut.

Le week-end de Toronto est toujours très spécial pour moi. En fait, c’est un week-end émotif. J’y revois mes amis de l’IndyCar, série à l’intérieur de laquelle j’ai beaucoup couru, et ça m’amène à revoir plein d’images dans ma tête. J’ai encore passé de bons moments avec le pilote Scott Dixon, un grand ami à moi, la fin de semaine dernière.

Mais Toronto est maintenant derrière nous. Là, on va s’attaquer à l’Ouest du pays !

Un voyage tellement important

On va se le dire franchement : les courses sur ovale que nous disputerons dans l’Ouest (deux à Saskatoon mercredi et une autre à Edmonton trois jours plus tard) seront tellement importantes. À vrai dire, ce voyage est souvent carrément déterminant. Je ne veux pas me répéter, mais je pense d’ailleurs vous l’avoir dit l’an dernier.

Après l’Ouest, il ne restera que six épreuves au calendrier. Les épreuves de Saskatoon et d’Edmonton peuvent te permettre de véritablement bien te positionner au classement, comme elles peuvent littéralement te couler. Parlez-en à Andrew, pour qui le voyage a fait très mal depuis quelques années. Et vous pouvez m’en parler à moi aussi, car je n’ai pas juste de beaux souvenirs de ce traditionnel périple de mi-saison.

À Saskatoon, on fait deux fois 125 tours, avec une pause d’une heure entre les deux courses. C’est exigeant pour les pilotes, pour les membres des équipes et, bien sûr, pour les voitures. Et si tu rencontres un gros problème mécanique lors de la première épreuve, tu risques fort de scrapper ta deuxième course, tout simplement parce que le temps va manquer pour faire les réparations nécessaires.

L’Ouest, c’est une aventure, tu ne sais jamais comment ça va virer. Au moins, j’ai réussi à convaincre les gens de mon équipe de repartir avec les réglages de l’an dernier, ceux d’avant les nouveaux pneus que l’on retrouve sur nos voitures. Vous le savez, notre bolide sur ovale n’a jamais été à mon goût depuis le début de la saison.

On s’en reparle la semaine prochaine, entre les épreuves de Saskatoon et celle d’Edmonton.

Propos recueillis par Michel Tassé