Le président Michel Laplante (en avant-plan) a finalement réussi à conclure un partenariat avec la Fédération cubaine de baseball qui permettra aux Capitales de Québec d'aligner sous peu le voltigeur Yuniesky Gourriel (chandail blanc).

Un voltigeur cubain chez les Capitales

Depuis le temps que le projet mijotait dans sa tête, le président Michel Laplante a finalement réussi à conclure un partenariat avec la Fédération cubaine de baseball qui permettra aux Capitales de Québec d'aligner sous peu le voltigeur Yuniesky Gourriel, l'un des trois fils d'un légendaire joueur de la République de Cuba.
Laplante rentre à peine d'un voyage de quatre jours à La Havane, où il a finalisé les termes d'une entente qui s'étend au-delà du losange. Accompagné du receveur Josué Peley, qui lui servait d'interprète, il a négocié les grandes lignes d'un accord visant à développer et renforcer les liens entre les deux organisations sportives nationales.
Ainsi, l'entente prévoit l'arrivée prochaine de Yuniesky Gourriel avec les Capitales et la mise sur pied de cliniques de baseball à Cuba dès l'hiver prochain.
Baseball «éducatif»
À 32 ans, Yuniesky est le plus vieux de trois frères cubains ayant suivi les traces de leur père, Lourdes Gourriel, qui a joué longtemps avec la formation de Santi Spritus en «Serie Nacional de Béisbol». En 14 saisons, Yunieksy - qui a joué avec l'équipe d'Industriales en 2013-2014 - revendique tout près de 900 coups sûrs et affiche une moyenne approximative de ,270. Dans la ligue Can-Am, il portera le statut de LS-3. Son frère Yuliesky évolue au Japon avec la permission des autorités et se veut le joueur cubain le plus courtisé par le baseball majeur depuis quelques saisons.
«Ça faisait déjà quelques années que nous avions développé une relation par une personne interposée et, récemment, Yuniesky et son père nous ont fait savoir qu'il y avait une ouverture. Nous sommes allés les visiter, à Cuba, [du 29 juin au 2 juillet], pour présenter notre dossier aux dirigeants», expliquait Laplante, en marge d'un point de presse, jeudi, au Stade municipal.
Là-bas, il a rencontré le président de la Fédération cubaine de baseball et le vice-président de l'Institut national des sports, des loisirs et de l'éducation de Cuba. Il était reçu par Lourdes Gourriel, un ancien joueur aussi respecté dans son pays que Jean Béliveau peut l'être au Québec.
«Mon premier voyage s'est fait à Cuba dans le cadre des Jeux panaméricains, en 1991. J'ai raconté à quel point le baseball pouvait être éducatif, qu'il m'avait permis d'apprendre une autre langue, fait découvrir de nouvelles cultures. Ce partenariat n'a pas pour objectif d'attirer à Québec les joyaux cubains du baseball, mais de développer des liens entre nous et d'en faire profiter les jeunes d'aujourd'hui», racontait Laplante, qui a remis les pieds dans le stade où il avait joué, voilà plus de 20 ans.
Des jeunes Québécois à Cuba
Au cours des prochains mois, trois groupes de jeunes voyageront à Cuba, où ils profiteront de l'enseignement de joueurs professionnels cubains. Ils auront aussi appris plusieurs mots d'espagnol, notamment des termes de baseball. Afin de joindre l'utile à l'agréable, ils seront logés dans des resorts de vacances en compagnie de leurs parents.
«Si on lance ce projet avec la famille Gourriel, c'est en raison de la confiance développée avec la famille Gourriel. Ils comprennent ce qu'on veut faire et n'ont pas l'intention d'en profiter pour se sauver de leur pays. Il s'agit d'un partenariat à long terme, il fallait l'établir sur des bases solides», notait Laplante.
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«On ne le voit pas comme un sauveur»
Patrick Scalabrini se réjouissait de l'acquisition du voltigeur cubain Yuniesky Gourriel. En plus d'être une attraction, le joueur de 32 ans devrait rendre de précieux services aux Capitales. «Les attentes ne sont pas trop élevées, on ne le voit pas comme un sauveur. J'ai fait mes recherches sur lui, mais j'ai hâte de le découvrir», confiait le gérant.
Gourriel est attendu quelque part la semaine prochaine. Il doit se rendre au Bureau du Canada à Cuba le 10 juillet afin d'y obtenir son visa pour s'amener au pays. Si tout se déroule comme prévu, il devrait être à Québec dans les jours suivants. «Il était déçu de ne pas pouvoir revenir avec moi», disait Michel Laplante à son sujet. Pour lui faire une place, les Capitales devront cependant libérer un joueur, le moment venu.
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Regnault converti en partant
Le releveur gaucher Kyle Regnault sera l'un des deux partants, aujourd'hui au Stade municipal, à l'occasion d'un programme double contre les Aigles de Trois-Rivières à compter de 17h30. L'autre lanceur sera le droitier Shawn Sanford. «On veut ramener Regnault dans la rotation, c'est un premier essai que l'on fait. L'acquisition de Jay Johnson nous permet de faire cette transition puisqu'il est un releveur gaucher et on juge qu'on en a assez de trois», indiquait le gérant Patrick Scalabrini à propos de Regnault, qui a effectué 11 sorties en relève, cette saison. En 2013, il a conservé un dossier de 4-2 en 30 matchs, dont quatre à titre de partant. Lorsque le nom de Johnson sera inséré à l'alignement, en fin de semaine, les Capitales devront cependant en retirer un autre.
Match remis à Rockland
La pluie a forcé l'annulation du match entre les Capitales et les Boulders de Rockland, jeudi soir, dans ce qui devait être le troisième et dernier affrontement de cette série menée 2-0 par les locaux. Il sera repris à l'occasion d'un programme double, en août. Patrick Scalabrini ne versait pas de larmes sur la situation. «Ça fait même mon affaire, car je n'aimais pas notre casse-tête à cause du double [aujourd'hui] contre les Aigles. Je n'étais pas très à l'aise avec l'utilisation d'une recrue comme partant contre les Boulders», avouait le gérant, qui devait donner la balle à Brett Schreiber, quand même invité à rentrer en ville avec l'équipe. Schreiber prenait la place du réserviste à l'avant-champ Samuel Domingue, libéré pour l'occasion. Les Capitales occupent le troisième rang du classement de la ligue Can-Am avec une fiche de 17-20, à 4,5 matchs du sommet détenu par New Jersey.