Jean-Simon d'Anjou, Victor Bourassa et Hubert Laferrière représenteront la formation La Vie Sportive-Apogée-Opus au 46e Tour de l'Abitibi.

Un trio d'as au Tour de l'Abitibi

La formation La Vie Sportive-Apogée-Opus sera bien représentée au 46e Tour de l'Abitibi qui se met en branle mardi. Elle y comptera trois cyclistes, soit Hubert Laferrière, Victor Bourassa et Jean-Simon D'Anjou. Les deux premiers défendront les couleurs de l'équipe du Québec, tandis que le troisième courra au sein de la formation canadienne.
«J'ai commencé à m'entraîner en décembre parce que je voulais être sur l'équipe canadienne au Tour de l'Abitibi et prendre part aux Championnats du monde, a confié D'Anjou. Je savais que c'était réalisable. Ma motivation, c'était mon coéquipier Félix Lapointe qui l'avait fait l'an passé. J'ai donc travaillé très fort et beaucoup investi dans mon entraînement.»
Sachant que les occasions de faire l'équipe canadienne étaient limitées, D'Anjou a mis tout en oeuvre afin d'être à son maximum lors des épreuves déterminantes pour ses aspirations, soit le Grand Prix de Charlevoix, mais surtout les championnats canadiens où il a terminé deuxième lors de l'épreuve sur route. Un classement qui devait normalement l'assurer de sa place dans l'équipe nationale en Abitibi.
«Tout le monde me disait que c'était certain que je serais choisi. Mais tant que l'on n'a pas la confirmation... Les coachs de l'équipe canadienne s'étaient réunis le samedi soir afin de choisir les gars qui seraient sur la formation. Mais je n'avais pas de nouvelles. Je capotais. Je n'ai appris que le mercredi suivant ma sélection.»
D'Anjou a lancé sans hésitation que son objectif en Abitibi serait de gagner une étape. Ayant une année d'expérience au Tour - il y a pris part en 2013 avec l'équipe Rocky Mountain avec qui il a terminé 53e - D'Anjou s'est dit confiant de pouvoir s'imposer, et ce, même si la compétition sera très relevée, le Tour 2014 étant une épreuve de la Coupe des Nations qui réunira neuf pays. «Je sais à quoi m'attendre. Je ne m'en vais pas là pour jouer au figurant.»
Avec l'équipe du Québec
Hubert Laferrière rêvait de prendre part au Tour de l'Abitibi. Mais le fait qu'il en était à sa première année chez les juniors minait cependant ses espoirs de réaliser son objectif. «Quand je suis allé au championnat canadien, j'étais déjà sur l'équipe du Québec», a mentionné Laferrière. «Pour moi, c'était une belle récompense pour le travail et les efforts que j'avais faits. Aller en Abitibi, c'est vraiment le fun. Le peloton sera très relevé, nerveux et il va rouler très rapidement. Ça va être une très belle expérience.»
Selon Laferrière, ce sont ses attaques, ses échappées et son activité dans le peloton qui lui ont permis de se démarquer et d'attirer l'attention. Il a indiqué qu'étant donné les attentes des coachs de la formation provinciale, il aurait un peu de pression. «Mais ça ne me dérange pas. Je suis vraiment enthousiaste. C'est après avoir pris connaissance du rôle que l'on me confiera dans l'équipe que je me fixerai des objectifs.»
À sa deuxième saison chez les juniors, Victor Bourassa s'attendait à performer davantage en 2014. Participer au Tour de l'Abitibi avec l'équipe du Québec figurait donc dans ses plans. 
«Au moment de prendre part aux championnats canadiens, je n'étais pas sur la formation québécoise. Mais j'avais travaillé fort afin de m'imposer lors des Nationaux, notamment au contre-la-montre. Et j'y ai démontré que j'avais une place sur l'équipe en offrant une belle performance. Je m'attendais donc un peu à être choisi. Mais la confirmation de ma sélection a été un soulagement.»
Bourassa a indiqué que sa sélection tardive lui apportait une motivation supplémentaire. Non seulement il a eu la confirmation que son travail et ses efforts en avaient valu la peine, mais de plus, il ne s'est jamais senti aussi puissant sur son vélo. «J'ai hâte de voir comment ça va se passer en Abitibi. Je suis un peu nerveux, mais c'est un bon stress. Je m'en vais là-bas pour réaliser des performances, mais surtout pour prendre de l'expérience.»
La grande porte pour Pier-André Côté
À sa première saison chez les juniors, Pier-André Côté avait de grands objectifs lorsqu'il a amorcé la campagne. Non seulement il ambitionnait de prendre part au Tour de l'Abitibi, mais il voulait le faire au sein de l'équipe canadienne de manière à pouvoir participer aux Mondiaux. Champion canadien du contre-la-montre, c'est par la grande porte qu'il a accédé à la formation unifoliée.
«Faire l'équipe nationale à ma première année junior, c'était une grosse commande», a indiqué le porte-couleurs de l'équipe Promotuel-Alco TMI-Norco qui a terminé cinquième lors de la course sur route des Nationaux. «Mais je m'étais rapidement rendu compte que c'était réalisable. Au cours de mon entraînement d'hiver, j'avais remarqué une grosse amélioration, la plus importante depuis que je fais du vélo. J'ai alors su qu'il y avait une belle année qui s'en venait et effectivement, j'ai eu de bons résultats dès le début de la saison.»
Côté ne sait pas trop à quoi s'attendre en Abitibi, lui qui n'a jamais pris part à une épreuve aussi prestigieuse. Il a cependant été très attentif aux personnes qui lui ont donné des conseils. Parmi ceux-ci, ne pas attendre lors des dernières étapes pour se démarquer, et ce, même si le Tour dure six jours.
À l'affût
«En Abitibi, ça roule vraiment vite. Il n'y a donc pas beaucoup d'échappées. Il faut sauter sur toutes les opportunités qui se présentent. Car après le contre-la-montre, le classement ne change généralement pas beaucoup. Il faut donc frapper tôt. C'est plus facile de protéger un classement que de travailler pour se frayer une place parmi ceux qui te devancent.»
Même s'il n'a jamais pris part à une compétition aussi longue, le cycliste de Saint-Henri-de-Lévis a expliqué qu'il n'était pas inquiet. Membre d'un programme sport-études, il s'entraîne intensément cinq fois par semaine. «Je suis donc capable de prendre du volume.» Quant à la grosseur du peloton, qui comptera au-delà de 170 coureurs, et à sa densité, Côté a indiqué que son expérience aux Mardis de Lachine l'avait beaucoup aidé. 
«Comme le parcours en Abitibi sera très plat, je m'attends à avoir de bons résultats, même si la compétition sera très relevée. Je suis un bon rouleur. C'est certain, mon manque d'expérience pourrait constituer un handicap. Mais je suis un gars qui marche au défi. Plus il est gros et plus je suis motivé.»