Les chances de voir le Québécois Hugo Houle triompher sur la Grande Allée sont plutôt minces, a avoué mercredi le principal intéressé.

Un rôle de soutien pour Hugo Houle au GP de Québec

Meilleur Québécois en lice vendredi au Grand Prix de Québec, n’espérez pas voir Hugo Houle batailler pour la victoire ultime sur Grande Allée.

«Je suis pas mal certain que ce ne sera pas moi le leader officiel de l’équipe Astana et à l’heure où on se parle, je ne serai même pas protégé», résume le cycliste originaire de Sainte-Perpétue, dans le coin de Drummondville.

Invité mercredi aux côtés des tireurs d’élite Greg Van Avermaet, Michael Matthews, Matej Mohoric et Tim Wellens pour la conférence de presse des favoris, Houle a surtout travaillé à réduire les attentes. «On a une grosse équipe. Jakob Fuglsang, Michael Valgren et Magnus Cort ont tous gagné de grandes étapes, alors on est armés pour jouer la finale», explique le Québécois de bientôt 28 ans, qui occupera vraisemblablement un rôle de soutien pour porter un coéquipier jusqu’au sprint final.

«Après, il faudra voir comment la course va se décanter et la stratégie d’équipe. Le parcours de Québec me convient, plus que celui de Montréal qui s’approche cette année davantage d’un parcours de grimpeur», ajoute néanmoins Houle.

Une course «stratégiquement parfaite» pourrait lui permettre un top 10, espère-t-il. Surtout que ses résultats d’août parlent d’eux-mêmes : quatrième au Tour Poitou-Charentes, huitième du Tour du Danemark et 14e à Plouay il y a 11 jours, en plus d’avoir participé au sacre de son coéquipier Sergei Chernetski au Tour de Norvège.

Encore faudra-t-il bien se positionner dans les derniers kilomètres du parcours, à compter de la côte de la Montagne, puis la côte de la Potasse et le faux-plat montant avec vent de face qu’est la Grande Allée à partir du Château Frontenac. «Il faut avoir les jambes pour être au final et prendre la bonne roue au sprint, mais sans se faire piéger et partir trop vite», analyse celui qui en sera à son sixième Grand Prix de Québec.

Objectif Grande Boucle

Houle souligne à quel point les GP de Québec et de Montréal s’avèrent importants aux yeux des équipes du World Tour, qui peuvent récolter autant de points au classement ici en trois jours que sur les 21 étapes en 23 jours du Tour de France. On repassera pour le prestige, mais c’est un début.

Cette Grande Boucle qui demeure l’objectif majeur de sa prochaine saison, alors qu’il sera encore sous contrat avec Astana. À sa première campagne sous les ordres du directeur sportif Dmitriy Fofonov, Houle a tout juste raté la coupe en vue de la course des courses.

Il sera cependant des Championnats du monde, fin septembre, en Autriche. D’abord comme membre d’Astana au dernier contre-la-montre par équipe de l’histoire des Mondiaux, puis sans doute aussi à l’épreuve individuelle sur route et au contre-la-montre solo pour représenter le Canada.

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DE RETOUR EN 2019... À 90 %

Alors que Montréal détient déjà une entente avec les organisateurs des Grands Prix cyclistes pour 2019, la Ville de Québec en est toujours à négocier le retour de l’événement dans ses rues dans 12 mois. «Ça va bien», a répété à maintes reprises Steeve Verret, mercredi. Le conseiller municipal responsable du sport évalue les probabilités du GPCQ à «90 % de revenir l’an prochain», tout en disant ne pas détenir de procuration du maire pour parapher un contrat sur-le-champ à l’invitation du président des GPC de Québec et de Montréal, Serge Arsenault. Rappelons qu’en 2015, Montréal s’était entendue avec Arsenault pour cinq ans, contre quatre pour Québec. Le calendrier préliminaire du World Tour 2019, dévoilé en juin, fait mention de la tenue du 10e GPC de Québec le vendredi 13 septembre. 

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8 MM TROP HAUT!

Après huit victoires d’étapes au sein des trois grands Tours de 2013 à 2017, l’Australien Michael Matthews a connu une saison 2018 plus ardue. Jusqu’à ce qu’il réalise, mi-août, que la selle de son vélo était fixée 8 mm trop haut! «Je ne sais pas comment c’est arrivé, mais après, j’ai tout de suite senti la différence», indique le sprinteur de l’équipe Sunweb, qui a depuis fini deuxième au classement général et remporté une étape au Tour du Benelux (Binck Bank). L’an dernier, Matthews a fini troisième à Québec et deuxième en 2015.

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