Le premier retourneur de bottés, Antony Dufour, se dit complètement remis d'une raideur à la cuisse qui l'avait empêcher de compléter le match à Montréal, il y a deux semaines.

Un repos bénéfique pour le Rouge et Or

Quand ils sauteront sur le terrain du PEPS dimanche, à 13h, les joueurs du Rouge et Or n'auront pas joué depuis 15 jours. Depuis la défaite contre les Carabins. Un hiatus bénéfique autant au plan physique que psychologique.
Le premier retourneur de bottés, Antony Dufour, a soigné le retour d'une raideur à la cuisse qui l'avait empêché de compléter le match à Montréal. Il se dit remis à 100 % et prêt à affronter les Stingers de Concordia.
«Cette semaine de congé était bienvenue, pour tout le monde», reconnaît Dufour. «L'équipe avait besoin d'un peu de repos mental. Depuis un mois, on faisait juste du football et ça fait du bien de faire autre chose, de se voir en dehors, relaxer, rire un peu. De parler d'autres choses, même si le foot revient vite dans les conversations.»
Table rase après un rare revers, reposer le moteur et recharger la pile. «Quand tu arrêtes de jouer, tu sens que tu as plus le goût. C'est une question d'énergie, d'être là mentalement. Ç'a fait du bien et tout le monde est prêt à repartir», poursuit Dufour, élément de quatrième saison sur une possibilité de cinq.
Avec la réduction de six à cinq équipes cette année, le calendrier du football universitaire québécois s'étale sur 10 semaines. La saison, et donc le camp présaison, a commencé une semaine plus tôt et chaque équipe bénéficiera en cours de route de deux semaines sans match, au lieu d'une. Le Rouge et Or se lance donc pour un deuxième bloc de trois rencontres en trois semaines avant son prochain congé.
Hâte que ça débloque
Dufour affiche des statistiques assez anonymes après trois matchs. Ses retours sont de 6,8 verges en moyenne sur les dégagements et de 22 verges sur les bottés d'envoi. L'an passé, il a conclu le calendrier régulier à 8,2 et 26,1.
Mais à pareille date en 2016, Dufour montrait des moyennes de 6,1 et 20,3, en plus de deux échappées. Réel sacrilège pour celui qui revenait alors d'une grave blessure au genou subie en 2015 et se faisait une fierté de bien tenir le précieux.
«En ce moment, c'est sûr que j'ai hâte que ça débloque, mais j'attrape le ballon dans les airs et je donne des bonnes positions de terrain à mon équipe. Un retour de botté, ce n'est pas juste le retourneur. C'est le botteur, les blocs... Il ne manque pas grand-chose et notre unité aimerait en faire plus, mais il faut rester patient et ça va venir», explique-t-il.
Les Stingers utilisent deux botteurs avec Andrew Stevens pour les bottés d'envoi (moyenne de 57,2 verges) et de précision (8 placements sur 8) et Stephen Fabian (36,4 v) sur les dégagements, comme le Rouge et Or avec David Côté (54 v, 10/10) et Dominic Lévesque (42,2 v).
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Esprit de famille chez les Stingers
Ce que les Stingers n'avaient pas les années passées et qu'ils ont (re)trouvé, c'est l'esprit de famille. Normal, quand l'équipe est dirigée pour une quatrième année par un duo de frères. Mickey Donovan est entraîneur-chef et Patrick Donovan, coordonnateur défensif. «On est arrivé à créer un tout, une unité», révèle Alexandre Renaud, secondeur de quatrième année à Concordia. «Certains meneurs se sont levés et ont réussi à ramener l'équipe ensemble, ce qu'on faisait moins les autres années. On a un but ultime commun qui est la Coupe Vanier, mais on y va une game à la fois.»
Quant au baptême que vivront les recrues des Stingers dimanche pour leur premier match au stade de l'Université Laval devant plus de 10 000 spectateurs, celui qui se classe cinquième dans la conférence avec 17,5 plaqués admet que «c'est toujours impressionnant la première fois que tu entres sur le terrain du PEPS. Mais après le botté d'envoi, ça redevient vite un match comme un autre».