Mikael Grenier, de l'écurie Emil Frey Racing, a obtenu son premier podium de la saison en série GT World Challenge Europe, une deuxième place, lors d'une épreuve de type sprint disputée sur le circuit de Magny-Cours.
Mikael Grenier, de l'écurie Emil Frey Racing, a obtenu son premier podium de la saison en série GT World Challenge Europe, une deuxième place, lors d'une épreuve de type sprint disputée sur le circuit de Magny-Cours.

Un premier podium en 2020 pour Mikaël Grenier

Jean-François Tardif
Jean-François Tardif
Le Soleil
À l’aube du dernier droit de la saison dans la série GT World Challenge Europe, Mikaël Grenier a pu pousser un grand soupir de soulagement. Après trois fins de semaine difficiles, le pilote de l’écurie Emil Frey Racing a enfin pu récolter son premier podium de la saison en terminant deuxième au circuit de Magny-Cours.

«On savait que ça allait être un gros défi cette année parce que l’on revenait en GT World Challenge», a expliqué lors d’un entretien téléphonique le pilote québécois. «Nous avons eu des problèmes à nos deux premiers week-end de courses en Italie. Puis en Allemagne, une épreuve de six heures, tout allait très bien jusqu’à ce que nous ayons un problème avec la voiture qui nous a obligés à abandonner alors qu’il restait deux heures à faire. Nous étions alors sixièmes sur 50 participants. Ce fut un peu décevant parce que nous avions un bon début de course et que c’est un problème assez «niaiseux» qui nous contraints à arrêter.»

Le pilote québécois indique que malgré tout la fin de semaine en Allemagne avait été encourageante pour lui et son coéquipier parce qu’ils avaient très bien contrôlé les pneus Pirelli et que l’équipe avait trouvé une meilleure base d’ajustements pour la voiture. «Ça faisait en sorte que nous étions confiants pour les courses qui s’en venaient. Mais on avait hâte d’avoir un week-end sans problème et ce fut le cas en France.»

Prenant part à une épreuve de type sprint à Magny-Cours, une course d’une heure qu’il a faite avec son coéquipier Norbert Siedler, Grenier a d’abord terminé deuxième de sa qualification ce qui a placé sa Lamborghini sur la première ligne pour prendre le départ de l’épreuve disputée de nuit.

«J’avais souvent roulé de nuit mais je n’avais jamais fait de départs de nuit. C’était assez différent. Mais ç’a super bien été. Lors de ma partie de course, j’ai réussi à demeurer avec le meneur. Nous avions même pris une bonne avance sur les autres coureurs, une avance qui était de six ou sept secondes sur le troisième. Par contre, juste avant la fenêtre d’arrêt aux puits, la voiture de sécurité est entrée en piste ce qui a eu pour effet de resserrer les rangs. Et nous avons eu trois tours lancés avant l’arrêt aux puits. Et celui-ci est très important en sprint parce que les équipes ne peuvent faire qu’un changement de pneu. Et la nôtre a fait un super bon travail et on a réussi à rester en deuxième position quand on est ressorti en piste. À partir de là, on a gardé notre place pendant le reste de la course.

«C’est une Mercedes qui a remporté l’épreuve et elle était vraiment trop forte pour nous autres. Alors on était très content de notre deuxième place.»

Calendrier chargé

Grenier n’aura pas le temps de chômer au cours des prochaines semaines. Il sera à Zandvoort, aux Pays-Bas les 27 et 28 septembre pour un week-end sprint. Il se rendra ensuite à Spa, en Belgique (28 et 30 septembre), pour deux jours d’essais en vue des 24 heures qui y seront disputés à la fin du mois d’octobre. S’ajoutent une fin de semaine de trois courses sprint à Barcelone (9 au 11 octobre), une épreuve longue distance au circuit Paul-Ricard (13 au 15 novembre) et une course aux États-Unis lors de la première fin de semaine d’octobre.

«Je vais à Indianapolis pour faire une course d’endurance de huit heures avec Mercedes. Ça sera un peu différent parce que je courrai dans la série Pro Am. Mais ça sera du bon temps de piste pour moi puisque je piloterai une voiture du même type que j’ai en Europe. J’aurai donc trois courses en trois fins de semaine plus les essais du 24 heures. Ça sera donc assez intense. 

«Je crois que l’épreuve aux États-Unis sera la plus épuisante. Non seulement c’est une course d’endurance, mais il y aura le voyagement et le décalage. Mais ça devrait bien aller. Et j’aime mieux être dans cette situation-là que celle que nous avons vécu au mois de mars alors que tout était arrêté.»