Les joueurs n’ont pas ménagé leurs efforts lors du premier jour du camp d’entraînement des Remparts.

Un premier jour d'observation pour Roy

Pour la première journée du camp d’entraînement des Remparts jeudi, l’entraîneur-chef Patrick Roy ne voulait pas trop enterrer ses protégés sous les notions et les directives. Il a préféré observer et il a aimé ce qu’il a vu.

«La première journée, les gars sont toujours un peu nerveux, mais j’ai aimé leur intensité et leur éthique de travail», a affirmé Roy après le premier match intra-équipe disputé en après-midi.

«Il faut leur faire sentir que c’est important de toujours démontrer de l’intensité mais, en même temps, je ne peux pas faire du bourrage de crâne sur une période de 48 heures. Les trois premiers jours sont là pour permettre aux jeunes de montrer ce qu’ils ont appris au fil des ans.»

Roy ne procédera à aucune coupe avant dimanche ou lundi. «C’est par la suite qu’on commencera à travailler plus en profondeur.»

Sergeev impressionne

Roy affirme avoir vu de belles choses sur la glace en cette première journée. L’ailier russe Aleksei Sergeev, sélectionné au 31e rang du dernier repêchage européen, a d’ailleurs fait écarquiller les yeux de plusieurs, marquant le but gagnant en fusillade avec une habile feinte réalisée avec une facilité déconcertante.

«Il a des mains extraordinaires», a déclaré Roy. «Lui et Kurashev devraient avoir une excellente saison», a-t-il poursuivi en mentionnant le vétéran centre qui a terminé au deuxième rang des pointeurs des Remparts la saison dernière.

L’Américain Alexander Teleguine, qui n’est au camp que pour 48 heures histoire de conserver son éligibilité à s’aligner pour une université américaine, avait été jumelé à Kurashev et à Sergeev. «C’est sûr qu’on l’a mis dans une bonne position avec Kurashev et Sergeev, mais il a très bien répondu. Il est ici pour 48 heures et, par la suite, on vérifiera ses intentions et les nôtres aussi.»

Teleguine, qui fêtera ses 16 ans le 17 septembre, s’est engagé à fréquenter l’Université Northeastern de Boston. Il a passé la dernière saison avec l’équipe de Thayer Academy, où il évoluait sous les ordres de l’ex-ailier vedette de la LNH Tony Amonte.

Le père de Teleguine est Victor Teleguine, qui dirige une école de hockey en Nouvelle-Angleterre, en plus d’agir comme entraîneur estival pour certains joueurs de la LNH et comme dépisteur pour la Kontinental Hockey League (KHL) de Russie.

Robidoux à hâte

Roy a également tenté une expérience  en faisant évoluer l’ailier gauche Louis-Filip Côté, auteur de 11 buts et 14 aides l’an dernier, au centre. Son trio était complété par Olivier Mathieu et Mikael Robidoux. «C’était une expérience, mais ça a été très bon puisqu’il a marqué trois buts! Les trois gars ont fait de l’excellent travail, ils avaient une bonne complicité entre eux.»

Roy était aussi satisfait de voir que la blessure au genou de Robidoux était loin derrière. L’attaquant était heureux de fouler la glace de nouveau, lui qui n’avait pas joué un match complet depuis le 17 janvier. «Je suis revenu au jeu le 2 mars, mais je n’ai fait qu’une période...

«Depuis juin, je ne pense qu’à ça. J’ai hâte au premier match de la saison le 22 septembre», a-t-il ajouté, heureux de jouer sous les ordres de Roy. «Ça va être assez excitant, ça va être une belle expérience. Je sais qu’il aime le jeu robuste», a déclaré l’ailier de 19 ans, qui a cumulé 80 minutes de pénalité en 41 matchs la saison dernière.

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D'ENNEMIS À AMIS 12 ANS PLUS TARD...

Pour Nicolas Savoie, sélectionné en quatrième ronde du dernier repêchage, les Diables rouges sont passés d’ennemis à amis en un peu plus d’une décennie. Le défenseur de 16 ans affirme en effet se souvenir encore de la dernière Coupe Memorial des Remparts, en 2006, même s’il n’avait alors que quatre ans et qu’il n’était pas nécessairement du bon côté des gradins... 

Le natif de Dieppe (N.-B.) accompagnait alors ses parents aux matchs de la finale au Colisée de Moncton. Les Remparts, déjà dirigés par un certain Patrick Roy, avaient battu 6-2 les Wildcats, les favoris de Savoie. «Non, je n’appuyais pas les Remparts à l’époque», déclare-t-il en riant. «Et Patrick Roy était un bon joueur dont mes parents me parlaient. Maintenant que je le connais, je sais que c’est aussi un très bon coach», ajoute celui que Roy a convaincu cet été de tourner le dos aux Friars de Providence.

«Oui, j’avais une entente verbale avec ce collège américain, mais j’en ai discuté avec ma famille et j’ai finalement décidé de venir à Québec. Je suis venu visiter, Patrick m’a parlé et m’a fait voir tous les côtés positifs du fait d’évoluer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.» Il terminera sa formation secondaire par correspondance.

Savoie croit pouvoir demeurer avec l’équipe malgré son jeune âge. «L’âge, c’est juste un chiffre. Je ne suis pas dépaysé ici parce que cet été, je me suis entraîné avec Phil Myers [ex-Huskies de Rouyn-Noranda] et d’autres joueurs plus vieux. Je suis habitué à la différence d’âge.» Avec les Gladiators de Newbridge Academy (midget AAA de Nouvelle-Écosse), l’arrière de 6 pieds et de 170 livres a complété la dernière saison avec une fiche de 10 buts et 17 aides en 24 matchs.