Sébastien Bouchard affrontera samedi le Brésilien Vitor Jones Freitas plutôt que le Sud-Africain Ali Funeka.

Un nouvel adversaire pour Bouchard: «Ça me fait ch..., mais je n’ai pas le choix»

Alors qu’il s’attendait à affronter le Sud-Africain Ali Funeka pour le titre vacant de champion continental des Amériques du WBC, le boxeur de Québec Sébastien Bouchard (17-1, 7 K.-O.) devrait plutôt se frotter au Brésilien Vitor Jones Freitas (15-2, 9 K.-O.) samedi, en sous-carte du combat Stevenson-Gvozdyk au Centre Vidéotron. Malheureusement, aucun titre ne sera alors en jeu.

«Devrait», parce que les derniers détails permettant à Freitas,  neveu de l’ex-champion du monde des poids super-plume et des poids légers Acelino «Popó» Freitas, de s’amener à Québec ne sont pas encore réglés. Il faut dire que le Groupe Yvon Michel (GYM) a eu toutes sortes de problèmes avec Funeka, celui qui était pressenti comme adversaire de Bouchard, et hésite à confirmer officiellement la présence de Freitas avant que toutes les ficelles ne soient attachées.

Funeka devait au départ affronter le Trifluvien Mikaël Zewski pour un combat pour la ceinture WBC International [un des plus importants championnats mineurs], mais le WBC avait refusé parce que Funeka avait perdu ses cinq derniers combats. Le conseil avait cependant dit oui pour envoyer l’Africain de 40 ans contre Bouchard.

«Cette fois, le problème est que Funeka n’a pas obtenu son visa. On est vraiment déçus de son groupe», a commenté Vincent Morin, directeur des communications de GYM, lors de l’entraînement public de Bouchard lundi chez Sportium.

«Je pensais me battre pour un titre, mais là il n’y aura pas de titre en jeu... C’est ça, la boxe! Ça fait de la boxe un sport un peu tout croche, mais il faut vivre avec ça, car tu as deux gars qui se battent et, parfois, des blessures peuvent survenir et l’adversaire change. Tout le monde autour de moi capote. Moi, ça me fait ch...., mais je n’ai pas le choix, il faut que je vive avec», a déclaré Bouchard, qui refuse de laisser les soubresauts de la programmation le distraire de son objectif.

À temps plein en 2019

Surtout que Bouchard pratiquera pour la première fois la boxe à temps plein en 2019. Yvon Michel l’a annoncé lundi, le contrat de Bouchard avec GYM prendra fin en février 2019, mais les deux parties travaillent déjà à finaliser une autre entente qui tiendra compte du fait qu’il pratique son sport à temps plein. Autrefois employé de la construction, le natif de Baie-Saint-Paul travaille depuis quelques années comme débardeur au Port de Québec et espère obtenir un congé sans solde l’an prochain.

«Il faut que je le fasse à temps plein parce que là, mon corps ne suit plus. Il y a des petites blessures et c’est plus difficile avec des combats de huit ou dix rounds. Si je veux optimiser ma récupération et mon entraînement, il faut que je m’y consacre à 100 %.

«Vous voyez, présentement, je ne peux même pas aller voir la physiothérapeute ou la massothérapeute, car si je le fais, je raterai un soir d’entraînement!» poursuit Bouchard, qui souhaite aussi ajouter la natation à son régime d’entraînement.

«Je pense vraiment que 2019 sera ma grosse année. Le timing est peut-être le bon», conclut le boxeur de 31 ans qui vient de battre Carlos Gorham par K.-O. le mois dernier, au Casino de Montréal.

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ZEWSKI A BIEN L'INTENTION DE GARDER SON TITRE, CETTE FOIS

Mikaël Zewski (31-1, 22 K.-O.) est champion WBC International des mi-moyens.

Bien connu à Québec, où il a déjà résidé, Mikaël Zewski se prépare à défendre son titre de champion WBC International des mi-moyens face à Aaron Herrera (35-8-1, 24 K.-O.), samedi au Centre Vidéotron. Le Mexicain de 29 ans a déjà été détenteur du titre WBC International chez les poids superplumes de 2011 à 2013 et du titre WBC du monde hispanophone.

«Ma préparation va très bien. À deux semaines du combat, j’étais au top de ma forme et maintenant, le focus est mis sur la perte de poids. J’ai l’intention de garder mon titre cette fois-ci», assure le pugiliste de Trois-Rivières, qui ne veut pas répéter l’expérience du titre de la North American Boxing Federation remporté à Las Vegas en décembre 2014 contre Jeremy  Bryan, puis perdu moins de cinq mois plus tard aux mains du Russe Konstantin Ponomarev.

Zewski (31-1, 22 K.-O.) est champion WBC International des mi-moyens depuis sa victoire contre l’Argentin Diego Gonzalo Luque, en mai à Toronto. «Depuis la défaite contre Ponomarev, j’ai changé des choses dans mon entraînement, entre autres ma façon de me réhydrater. Je vais m’assurer de monter sur le ring bien hydraté cette fois-ci.»

Quant à Herrera, qu’il dit connaître, Zewski avoue qu’il n’est «pas le genre de gars à écouter des vidéos chaque jour. Je préfère arriver dans le ring et sentir comment est l’adversaire. Si je gagne contre ce gars-là, je gagnerai en notoriété, car c’est un boxeur qui a servi de test pour beaucoup de monde.»

À Québec, Zewski s’attend aussi à retrouver beaucoup d’amis et d’anciens partenaires d’entraînement. «J’ai habité ici pendant un an et demi en 2009, quand mon père [Jean Zewski] a ouvert le Club Empire avec François Duguay. Je suis retourné à Trois-Rivières parce que je voulais me rapprocher de ma famille, j’avais besoin de ça pour continuer d’avancer dans le sport.»