Le nageur Nicolas Knap part maintenant à la conquête, sans combinaison, de L’Isle-aux-Coudres, en partant de Saint-Joseph-de-la-Rive.
Le nageur Nicolas Knap part maintenant à la conquête, sans combinaison, de L’Isle-aux-Coudres, en partant de Saint-Joseph-de-la-Rive.

Un nouveau défi de taille pour le nageur Nicolas Knap

Le nageur Nicolas Knap carbure aux défis et il s’apprête à en relever un autre de taille. Premier nageur du Québec à avoir traversé les 15 km du détroit de Gibraltar, il part maintenant à la conquête, sans combinaison, de L’Isle-aux-Coudres, en partant de Saint-Joseph-de-la-Rive.

Un projet ambitieux, puisqu’il tentera d’être le premier nageur à réussir cette traversée. Seul le légendaire Jacques Amyot a tenté le coup dans les années 1960.

Ce défi, qui aura lieu le 15 août, a été planifié très spontanément, et pourtant il fait partie de la «to do list» de Nicolas depuis très longtemps.  

«J’ai habité dans Charlevoix pendant trois ans et en prenant le traversier tous les jours je me disais : “Je ne comprends pas pourquoi personne n’a encore traversé ça”», a-t-il raconté. «Le côté historique de la chose m’attire beaucoup.»

Comme pour tous les sports, la COVID-19 a freiné les plans de nombreux nageurs. Durant trois mois, celui qu’on surnomme le «marathonien des eaux» a été un véritable lion en cage, impatient de pouvoir à nouveau se jeter à l’eau. 

«Trois mois sans nager, c’est l’équivalent de neuf mois pour un nageur, parce que le temps de retrouver les sensations, c’est énorme», explique Nicolas qui traversera environ 3,5 km dans une eau dont le mercure tournera autour de 10 à 12 degrés Celsius (approximativement 51 degrés Farenheit). 

La température et la force du courant sont d’ailleurs les éléments qui lui font le plus redouter cette traversée, sans oublier que Nicolas Knap n’aura pas pu s’entraîner dans des conditions optimales comme il l’a fait avant sa traversée du détroit de Gibraltar. 

«Pour Gibraltar, ça faisait trois ans que je m’entraînais. Je suis inquiet, mais très fébrile en même temps. Ce qui m’inquiète, c’est vraiment la température de l’eau et la vitesse des courants, sans oublier le trafic maritime.»

S’il parvient à réussir cette traversée, il sera encore plus fier d’avoir su le faire dans un contexte aussi particulier. 

Knap pourra compter sur l’expertise de l’équipe de la Grande traversée pour le guider dans son périple.


« Ce qui m’inquiète, c’est vraiment la température de l’eau et la vitesse des courants, sans oublier le trafic maritime »
Le nageur Nicolas Knap

L’accès aux eaux libres, un problème récurrent

Privé de piscines au quotidien en raison de la pandémie, Nicolas aurait souhaité pouvoir s’entraîner dans les eaux libres autour des lacs. L’accès à ces bassins est toutefois «extrêmement» restreint, souligne le nageur d’origine française. 

«Trop de municipalités construisent au bord des lacs et empêchent les sportifs amateurs ou les sportifs de haut niveau d’y accéder. Les lacs appartiennent à tout le monde, c’est une richesse que l’on doit préserver et ce ne sont pas les nageurs qui nuisent à l’écosystème. Les responsables en profitent pour monétiser un bien collectif. Il devrait y avoir dans tous les lacs un accès libre et gratuit ouvert à tous. Il en coûtera plus cher à la société de réhabiliter un lac que de le préserver en limitant les constructions, les bateaux à essence, par exemple», explique-t-il.

Nicolas Knap regrette que les fédérations professionnelles de natation ne fassent rien pour dénoncer cette situation, qui a pourtant été signalée par d’autres organisations, notamment celles pour le kayak. 

Motiver les autres

En dehors de la fébrilité de vivre une nouvelle aventure dans l’eau, Knap espère que son défi saura motiver les autres passionnés de la natation à suivre son exemple. 

«Que je réussisse ou que je ne réussisse pas, ça n’a pas d’importance. L’essentiel, c’est d’avoir mis tous les moyens en place pour y arriver. Et qui sait, peut-être un jour ça donnera l’idée à quelqu’un d’essayer aussi», conclut-il.

Les amateurs de natation pourront suivre Nicolas Knap en direct sur son compte Facebook, ainsi que sur les sites www.findmespot.com et www.nicolasknap.com