Vincent Gamache et Nabil Chaouch

Un match d’Ultimate frisbee populaire au Stade des Élans [VIDÉO]

Pour une deuxième année de suite, le Royal de Montréal prend le contrôle du Stade des Élans, au Cégep Garneau, samedi (18h) pour y disputer un match d’Ultimate frisbee contre les Outlaws d’Ottawa. L’an passé, pas moins de 1650 spectateurs avaient assisté à la défaite par trois points de l’équipe de la Ligue American Ultimate Disc, la plus relevée de ce sport en Amérique du Nord.

Deux joueurs de la région de Québec s’alignent avec le Royal, soit Vincent Gamache, de Loretteville, et Nabil Chaouch, de Sainte-Foy, dont la famille habite à quelques pas du Cégep Garneau.

«Le sport est de plus en plus populaire dans les écoles. Un match d’Ultimate, c’est spectaculaire. Il y a un mélange d’ambiance et de belles actions sur le terrain», note Chouach, qui a déménagé à Montréal pour l’été afin de porter les couleurs du Royal.

Le club de Montréal s’attend encore à une belle rencontre avec la communauté de ce sport, à Québec, qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

«Il y a une augmentation de 20 % du nombre d’équipe chaque année depuis ans. On est passé de 65 il y a deux ans à 80, l’an passé, et 105, cette année. On compte 2400 joueurs dans la région de Québec, sans compter les 105 clubs scolaires de niveau secondaire», dit le directeur général d’Ultimate Québec, Philippe Thivierge.

Québec pas dans les plans

L’objectif derrière la venue du Royal à Québec n’est pas pour faire naître l’espoir d’un club de même niveau dans la capitale.

«Ce n’est pas dans les plans, pour l’instant, et reste à voir si ça va l’être un jour. Ce qui importe, c’est que le sport se développe et nous avons un beau partenariat avec le Royal que l’on veut continuer», ajouter Thivierge.

Vincent Gamache, lui, a hâte de retrouver les amateurs d’Ultimate frisbee au Stade des Élans. Ce club lui permet de rivaliser avec les meilleurs joueurs en Amérique du Nord, un défi qu’il tenait à relever.

«Ça fait 13-14 ans que je joue au frisbee, je suis allé à Montréal pour le défi, pour jouer dans l’équipe professionnelle et affronter les meilleurs joueurs aux États-Unis», note le joueur de Loretteville.

Et qu’est-ce qui attend les amateurs, samedi? «De l’intensité, des plongeons, des sauts, de beaux catchs. Notre sport est rempli de surprises et d’émotion», résumait-il après une partie amicale avec ses coéquipiers pour le photographe et le vidéaste du Soleil.

Chose certaine, le Royal aime bien ce rendez-vous annuel. Et pas uniquement pour le jeu sur le terrain.

«Il s’agit d’un bel événement. On se déplace à Québec pour venir à la rencontre de nos partisans. Le spectacle est bon sur le terrain, mais il y a aussi un bel esprit de communauté et une camaraderie dans les estrades», soulignait le président du Royal Jean-Lévy Champagne.

Tant qu’il y aura de l’intérêt, ce dernier promet de placer ce match dans le calendrier. Il rêve aussi de voir ce sport aux Jeux olympiques de 2028. «On n’a pas été retenu pour ceux de 2024 comme le breakdance, mais les étoiles pourraient s’aligner pour les Jeux de 2028, à Los Angeles», dit-il à propos de l’Ultimate frisbee, sport pratiqué dans 65 pays.

Mais pour l’instant, c’est au Stade des Élans, dans le quartier Saint-Sacrement, que ça se passe!