Maxence Parrot s’était mérité les honneurs à la finale du Big Air lors de la dernière édition du Jamboree, le 13 février 2016.

Un Jamboree au printemps et sans slopestyle

Le Jamboree 2018 aura lieu plus tard qu’à l’habitude — au printemps! — et se déroulera sans le slopestyle, qui avait fait un retour en 2017 après une année d’absence.

La traditionnelle compétition des Coupes du monde de surf des neiges et de ski freestyle se concentrera donc sur le big air, l’an prochain. L’immense saut bâti entre les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency, à l’îlot Fleurie, sera de retour du 22 au 25 mars 2018. Pour la première fois, les finales de la saison de la Fédération internationale de ski (FIS) y seront présentées.

«C’est une position qu’on essaie de préserver pour plusieurs années. D’avoir les finales, soit de big air et slopestyle, ou juste de big air, pour au moins cinq ans. La FIS est réceptive», assure Patrice Drouin, président de Gestev, l’entreprise derrière l’organisation et la fondation de l’événement, qui en sera à sa 19e édition. «De faire vivre le printemps à Québec, c’est quelque chose qui nous plaisait beaucoup. Mais [avant] l’occasion se présentait plus ou moins.»

Depuis ses débuts en 1998, le Jamboree a presque toujours été tenu en décembre, janvier ou février, souvent par grands froids. L’an prochain, toutefois, une petite compétition amicale nommée Jeux olympiques se déroulera du 9 au 25 février, drainant les meilleurs athlètes internationaux du côté de la Corée dans les dates historiquement prisées par la compétition québécoise.

«Évidemment, les années olympiques chambardent un peu le programme pour tout le monde. Ça n’épargne par les organisateurs de Coupes du monde», soutient Drouin. 

Il y a quelques mois, la FIS a choisi de réviser son calendrier pour simplifier le travail des athlètes. D’un commun accord avec Gestev, elle a choisi de tenir les finales de slopestyle en Italie, une semaine avant le Jamboree.

Drouin assure ne pas être déçu par cette absence de la compétition tenue à Stoneham. «Non, ça va. Le big air attire beaucoup de monde. C’est un bel événement urbain, très apprécié. [Mais] aussitôt qu’on aura une occasion qui fait du sens, le slopestyle va revenir, en ski et en snowboard, espérons-le.»

Parrot, Blouin et cie

Les plus grandes vedettes québécoises du big air ont déjà confirmé leur présence en mars. En surf des neiges, Maxence Parrot et la championne mondiale Laurie Blouin, de Stoneham. En ski, Alex Beaulieu-Marchand.

De gros noms. Mais les Jeux olympiques — encore eux — pourraient inciter certains des meilleurs au monde à rester chez eux une fois le plus grand moment de la saison terminé, admet Drouin. «Il y a des chances qu’on écope un peu, du fait qu’un athlète a fini sa saison, il est fatigué, il ne veut plus voyager, il a gagné. On le savait quand on s’est placés là.» 

Drouin aimerait tenir la compétition un peu plus tôt dans les années suivantes, histoire de s’arrimer à la semaine de relâche. Son équipe et lui promettent malgré tout «un festival pour toute la famille» l’an prochain. Plusieurs activités seront offertes en marge des compétitions, dont certaines permettant aux débutants de s’initier au snowboard et au ski.