Félix Auger-Aliassime a remporté sa première victoire en carrière dans le tableau principal d’un tournoi ATP, vendredi à Indian Wells.

Un grand rendez-vous pour Auger-Aliassime

Après avoir obtenu sa première victoire dans le tableau principal d’un tournoi de l’ATP, vendredi, le Québécois Félix Auger-Aliassime vivra un autre grand moment de sa jeune carrière, dimanche soir, lorsqu’il croisera le fer avec son compatriote canadien, Milos Raonic, au deuxième tour du Tournoi BNP Paribas d’Indian Wells, en Californie.

Le joueur 17 ans de L’Ancienne-Lorette est devenu la plus jeune raquette à remporter un match sur le circuit de l’ATP depuis 2016, vendredi, lorsqu’il a eu raison de Vasek Pospisil en deux manches de 6-2 et 7-6 (7-4).

«C’est excitant d’affronter quelqu’un que j’ai regardé en grandissant. Je vais faire tout en mon pouvoir pour retourner son service et m’accrocher. Ce sera vraiment intéressant», a dit Auger-Aliassime au site atpworldtour.com à propos de son rendez-vous dominical contre le 38e joueur mondial.

Il y un peu plus d’un an, Raonic occupait le troisième rang de l’ATP, mais il a depuis été ennuyé par une blessure à une jambe. Il vient à peine de remporter, en février, un premier match depuis son retour au jeu, lui s’était notamment absenté des Internationaux des États-Unis, en septembre.

«J’ai regardé le match de Félix, vendredi, il a joué du gros tennis. Il a bombardé Vasek avec plusieurs as [11], ça y allait aux “toasts”. Et lorsqu’il y a eu un point de set contre lui, il a bien réagi. Ç’a été une très belle victoire. Et contre Raonic, j’y crois, mais il devra bien servir. Contre un Raonic du top 10, ce serait différent, mais comme il n’est pas à 100 %, je favoriserais Félix si ça devait se jouer en fond de terrain», indiquait Jacques Hérisset, du Club Avantage de Québec, où Auger-Alisssime a fait ses débuts.

Ce duel mettra en présence les deux derniers Canadiens en lice, puisque Denis Shapovalov et Peter Polansky ont été éliminés samedi.

Du caractère

Le Québécois a fait preuve de caractère contre Pospisil, surtout au deuxième set qui fut plus laborieux que le premier. «Je pense avoir très bien joué dans le premier, j’étais pompé, agressif et je servais bien. Mais dans le second, je suis devenu un peu plus nerveux, peut-être que je voyais la ligne d’arrivée… J’ai essayé de prendre mon temps au service, de rester calme. J’ai obtenu quelques points importants en ne perdant pas mon service, et dans le bris d’égalité, ça vraiment bien été, ce fut probablement le moment-clé du match», résumait-il dans le même point de presse.

Une attitude qui a plu à Hérisset, qui forme plusieurs jeunes joueurs à l’école de tennis qu’il dirige avec Jacques Bordeleau et Sam Aliassime, le père de Félix. «Le tennis se passe beaucoup entre les deux oreilles, il faut être fort mentalement. Félix n’a que 17 ans, mais il trouve des solutions lui-même pour renverser la vapeur, comme on demande à nos jeunes de le faire parce que les coachs ne sont pas toujours sur le terrain pour leur dire.»

Le tournoi d’Indian Wells est de la même catégorie que la Coupe Rogers, de Montréal, où Denis Shapovalov a volé la vedette, l’été dernier. «Franchir la première ronde, c’est un gros morceau pour Félix», avouait Hérisset.

Le jeune homme n’oubliera pas de sitôt sa première victoire. «J’ai été vraiment surpris du nombre de personnes, c’était quasiment plein, il y avait de l’ambiance. Il y a un an ou deux, je jouais encore dans les rangs junior et je n’aurais jamais pensé être ici, à vous parler pour la deuxième ronde de ce tournoi. La transition se fait rapidement, c’est incroyable d’être ici aussi tôt dans ma carrière. Jeune, on rêve à ces moments, c’est ce qu’on veut.»

Et pour reprendre les propos d’un commentateur anglophone sur la vidéo de cette victoire : «Félix Auger-Aliassime est un visage avec lequel vous deviendrez très familier».