Justin Gaethje (à droite) a surpris Tony Ferguson, pourtant largement favori, en finale. Gaethje a mérité une victoire par mise hors de combat technique lors de ce duel pour le titre intérimaire chez les poids légers.
Justin Gaethje (à droite) a surpris Tony Ferguson, pourtant largement favori, en finale. Gaethje a mérité une victoire par mise hors de combat technique lors de ce duel pour le titre intérimaire chez les poids légers.

Un gala de l’UFC présenté dans un contexte sans précédent [PHOTOS]

Mark Long
Associated Press
JACKSONVILLE - Les coups de pieds, les coups de poings et les gémissements résonnaient dans les quatre coins de l’aréna désert. On pouvait entendre les entraîneurs, les commentateurs et les clics des caméras comme jamais avant.

Le sang, la sueur, les paupières boursoufflées et les masques faciaux ont signalé le retour de l’UFC, le premier événement sportif majeur à reprendre l’affiche depuis que le coronavirus a fermé la presque totalité des États-Unis depuis près de deux mois.

Le gala UFC 249 a aussi offert un nouveau look pour les sports, sans spectateurs et régi par de nombreuses mesures de sécurité.

Le plancher était désinfecté après chaque combat.

C’était différent, sans le moindre doute - deux combattants ont ajusté leur stratégie à cause de ce qu’ils ont entendu de la part des commentateurs - mais aussi un sursis pour un pays assoiffé de sports qui a passé près de huit semaines avec seulement quelques événements en direct.

«Nous avons fait ça pour vous, pour ramener le sport», a déclaré Tony Ferguson aux amateurs après sa défaite lors du combat principal de la soirée.

Cinq heures après que le président Donald Trump eut félicité l’UFC pour leur relance du monde sportif, Justin Gaethje a surpris Ferguson (26-4), pourtant largement favori, en finale. Gaethje a mérité une victoire par mise hors de combat technique lors de ce duel pour le titre intérimaire chez les poids légers. Ainsi, Gaethje (22-2) se verra offrir l’opportunité d’affronter le détenteur du titre, Khabib Nurmagomedov, qui n’était pas disponible en fin de semaine à cause de restrictions de voyage.

«Je veux la vraie», a-t-il clamé en projetant au sol la ceinture intérimaire.

«Il n’y aucun autre combat que je veux en ce moment.»

Les sections coussinées de l’octogone étaient nettoyées entre chaque ronde.

Le gala UFC 249 devait avoir lieu, à l’origine, le 18 avril à New York, mais a été reporté dans l’espoir d’aider à ralentir la propagation de la COVID-19.

L’UFC tiendra trois galas en huit jours à Jacksonville, où les autorités de l’État ont accordé une permission spéciale aux événements sportifs professionnels qui attirent un auditoire national à condition que le site soit fermé au public.

En l’absence de spectateurs, les sons qui, en temps normal, auraient été étouffés ou complètement noyés remplissaient l’aréna.

L’UFC a produit un document de 25 pages portant sur les protocoles sanitaires et de sécurité. Ce protocole a mené au test positif de Jacaré Souza pour la COVID-19 vendredi. Le même soir, son combat contre Uriah Hall chez les poids moyens a été annulé. Les deux hommes de coin de Souza ont également subi des tests positifs, a révélé l’UFC.

Les trois hommes ont quitté l’hôtel pour se placer en isolement volontaire ailleurs, où l’équipe médicale de l’UFC va maintenir, à distance, un suivi de leur état de santé et fournira les traitements jugés nécessaires.

Ces résultats positifs ont certainement accentué l’attention portée à l’événement. Tous les autres sports surveillent étroitement pour voir quel scénario va se développer.

«Le monde entier est étrange en ce moment. Tout est étrange. Cet événement est étrange», a déclaré White. C’est différent. Nous vivons dans un monde différent d’il y a deux mois. L’essentiel, c’est que le système a fonctionné. Ce que vous voulez éviter, c’est de dire deux jours après le combat : “Aie, Jacaré a testé positif”. Donc, ç’a fonctionné. Le système que nous avons mis en place a fonctionné.»

«Sans vouloir donner l’impression d’être désagréable, nous sommes vraiment bons dans ce que nous faisons. Nous sommes très, très bons dans ce que nous faisons. Nous allons être meilleurs. Plus longtemps ça va durer, plus efficaces et rapides seront les tests. D’ici samedi prochain, nous allons prouver que les sports professionnels peuvent recommencer de façon sécuritaire.»

Le sang, la sueur, les paupières boursoufflées et les masques faciaux ont signalé le retour de l’UFC, le premier événement sportif majeur à reprendre l’affiche depuis que le coronavirus a fermé la presque totalité des États-Unis depuis près de deux mois.

«Île de combats» 

White ne voulait pas reporter de combats. Il a tenté de tenir l’événement sur une réserve autochtone en Californie et il espère encore créer une «Île de combats» pour de futurs galas.

Il s’est finalement tourné vers Jacksonville pendant au moins une semaine - en l’absence de spectateurs et avec des mesures de distanciation sociale.

Les juges et les commentateurs travaillaient à partir de tables séparées. Les combattants, les entraîneurs, les arbitres, les juges, le personnel de l’UFC et même les médias ont dû se soumettre à un test de la COVID-19 pour avoir accès au Veterans Memorial Arena.

Plusieurs des personnes sur place samedi portaient des masques et des gants. Toutefois, les arbitres, l’annonceur Bruce Buffer, les autres officiels à l’intérieur de l’octogone et la jeune femme annonçant les rounds n’arboraient pas de masque.

Plusieurs des personnes sur place samedi portaient des masques et des gants. Toutefois, les arbitres, l’annonceur Bruce Buffer, les autres officiels à l’intérieur de l’octogone et la jeune femme annonçant les rounds n’arboraient pas de masque. Le commentateur Joe Rogan qui, à l’origine, devait interviewer les gagnants à distance a fini par faire ses entrevues à l’intérieur de l’octogone.

Le plancher était désinfecté après chaque combat, et les sections coussinées de l’octogone étaient nettoyées entre chaque ronde.

Toutefois, en l’absence de spectateurs, les sons qui, en temps normal, auraient été étouffés ou complètement noyés remplissaient l’aréna. Des combattants ont déclaré que leur affrontement en avait été influencé.

«C’est difficile à évaluer sans la foule», a déclaré Anthony Pettis après avoir battu Donald Cerrone dans un spectaculaire combat chez les mi-moyens.

«Quand l’un de mes coups atteint la cible, j’entends la foule et je sais que c’en était un bon. Cette fois-ci, il n’y avait pas de foule. J’ai vu sa tête bouger, mais il n’y avait rien derrière et c’est donc difficile de savoir.»