Un entraîneur de gymnastique de l'Ontario accusé d’agression sexuelle

Un entraîneur de gymnastique en Ontario est accusé d’avoir agressé sexuellement une athlète adolescente, a indiqué la Police régionale de Peel, mardi.

L’adolescente de 15 ans a porté plainte plus tôt cette année pour des crimes à caractère sexuel qui auraient été commis par son entraîneur sur une période de quatre ans.

Scott McFarlane, 28 ans, de Mississauga, a été accusé d’agression sexuelle, de contacts sexuels avec un enfant de moins de 16 ans, de leurre d’enfant, d’avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite, et d’outrage à la pudeur devant un enfant. Il a été suspendu de Gymnastique Canada et de Gymnastique Ontario après le dépôt de la plainte.

Selon la police, Scott McFarlane a été entraîneur de gymnastique à Mississauga, à Ottawa et à Oakville, en Ontario, mais aussi dans l’Ouest canadien. La police croit que l’accusé aurait pu faire d’autres victimes.

Dave Sandford, président de Gymnastique Ontario, a admis en entrevue téléphonique que M. McFarlane avait déjà été l’objet d’allégations semblables. Sans donner plus de détails, M. Sandford a indiqué que l’entraîneur avait été suspendu pendant trois mois, en octobre, comme le prévoit la politique de l’organisme.

Après cette première série d’allégations, une deuxième plainte a été déposée et l’affaire a alors été confiée à la police, a dit M. Sandford, qui a refusé de préciser si les allégations provenaient de la même personne.

En décembre, Dave Brubaker, alors directeur de l’équipe nationale féminine de gymnastique, a été accusé de plusieurs chefs semblables. Et Gymnastique Canada a suspendu le 7 décembre l’entraîneur Michel Arsenault, associé à un club d’Edmonton, à la suite d’allégations d’agressions sexuelles envers des athlètes adolescentes au Québec dans les années 80 et 90.

«Tolérance zéro»

Le président du conseil d’administration de Gymnastique Canada, Richard Crépin, a indiqué dans un communiqué que l’organisme affiche «une politique de tolérance zéro pour tous les comportements qui menacent la sécurité et le bien-être de nos participants».

«Les gestes ont une plus grande valeur que les mots et notre priorité est d’offrir un environnement sûr à nos participants en renforçant les politiques et mécaniques déjà en place pour que nos athlètes et entraîneurs se sentent en sécurité et que les parents aient l’assurance que leurs enfants le sont.»

Selon la directrice des communications à Gymnastique Canada, Julie Forget, l’organisme procède depuis avril 2017 — soit avant ces allégations — à une mise à jour de ses politiques en matière de sécurité des athlètes, notamment les procédures de vérification des antécédents judiciaires des entraîneurs. Les événements récents ont conféré un caractère d’urgence au processus, a indiqué Mme Forget.