Le Rouge et Or d'Ottawa a marqué 16 points au deuxième quart, dont six sur ce touché de Noel Thomas, ce qui a mis le match virtuellement hors de portée des Alouettes, qui se sont inclinés 28-18.

Un deuxième quart désastreux coûte le match aux Alouettes

MONTRÉAL — Les Alouettes de Montréal souhaitaient bâtir sur leur victoire de samedi dernier. N’eût été un horrible deuxième quart, ils auraient pu entreprendre leur première pause de la saison avec une fiche de ,500, mais le Rouge et Noir d’Ottawa a plutôt inscrit un gain de 28-18 face à la formation montréalaise, vendredi soir au stade Percival-Molson.

Le Rouge et Noir (2-1) a marqué 16 points dans ce deuxième quart, sur des passes de touché de Trevor Harris à Brad Sinopoli et à Noel Thomas, et sur deux transformations de deux points réussies pour se forger une avance de 25-8 à la pause.

Lewis Ward a ajouté trois points à cette avance avec son deuxième placement du match au retour de la pause. En retard par 20 points, les Alouettes ne semblaient plus dans le coup.

Mais voilà que Jeff Mathews et l’attaque des Alouettes (1-3) se sont ressaisis au quatrième quart. Mathews a d’abord rejoint Eugene Lewis sur 65 verges avant que Chris Harper effectue un plongeon bien synchronisé pour capter une passe de 14 verges dans la zone des buts pour son premier majeur de la saison.

Sur la séquence suivante, les Alouettes se sont approchés suffisamment de la zone des buts pour que Boris Bede réussisse son huitième placement de la saison, sur 43 verges. Soudainement, les Alouettes n’avaient plus que 10 points de retard. Mais c’était trop peu, trop tard.

Harris a également lancé une passe de touché à Jean-Christophe Beaulieu — un superbe jeu de 47 verges sur la première séquence du match. Ward a complété la marque avec un placement de 11 verges.

Tyrell Sutton a inscrit l’autre touché des Alouettes au premier quart, le premier des Montréalais par la course cette saison.

Belles poussées

La rencontre s’était pourtant bien amorcée pour les Alouettes. Après une première poussée de 82 verges couronnée par le touché de Beaulieu, Mathews a mené l’attaque des siens sur 73 verges pour permettre à Sutton d’inscrire son premier touché de la saison, sur une course de deux verges.

Les Alouettes menaient alors 7-6 en raison de la transformation ratée des visiteurs. Ils ont ajouté un point à cette avance sur un simple de Bede. Ils ont eu du mal à gagner un premier essai par la suite.

Le Rouge et Noir a repris les devants avant la fin du premier quart sur le premier placement de Ward, avant d’exploser au deuxième quart.

L’attaque des Alouettes n’a plus montré signe de vie jusqu’au dernier quart. Cette défaite restera longtemps dans la tête des Alouettes : l’équipe profite de sa première semaine de pause et ne reprendra le collier que le 21 juillet, contre les Stampeders à Calgary.

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PATRICK LAVOIE SE PLAÎT CHEZ LES ALOUETTES

Six mois plus tard, Patrick Lavoie est remis de ses émotions.

Le centre-arrière avait été secoué à la fin de janvier lorsque le Rouge et Noir l’avait échangé au pire club de la LCF, les Alouettes de Montréal. Il croyait pouvoir terminer sa carrière à Ottawa, le club avec lequel il avait gagné la Coupe Grey. Le club qui en avait fait un de ses leaders et capitaine des unités spéciales.

Aujourd’hui, Lavoie dit se plaire à son second séjour chez les Alouettes, l’équipe au sein de laquelle il avait évolué en 2012 et 2013 avant de s’amener dans la capitale nationale. Tellement qu’il aimerait prolonger sa carrière, lui dont le contrat prendra fin en février prochain.

«Je suis rendu à 30 ans. Mais si je me sens bien et j’aime ce que je vois de moi sur vidéo cette saison, que j’ai encore assez de gaz dans le réservoir, je pense de continuer à jouer», a-t-il soutenu avant d’affronter le Rouge et Noir, vendredi soir, au stade Percival-Molson.

Un petit deux que les performances des Alouettes en 2018 pèseront aussi dans la balance. La formation n’a pas participé aux éliminatoires lors des deux dernières saisons.

Plusieurs changements

En fait, les choses ont beaucoup changé depuis le premier passage de Lavoie dans le nid. «Il n’y a pas une tonne de joueurs de l’époque qui sont encore ici», a-t-il avoué.

Surtout à l’attaque. Ils sont seulement trois vétérans ayant évolué à ses côtés. Le garde Ryan Bomben et le porteur de ballon Tyrell Sutton sont encore des partants tandis que le centre Luc Brodeur-Jourdain a été relégué à un rôle de réserviste.

Puis il y a ce jeu de la chaise musicale qui se poursuit au poste de quart-arrière. Jeff Matthews, qui a affronté le Rouge et Noir, est devenu le 13e quart à entamer un match chez les Alouettes depuis le départ d’Anthony Calvillo dont la dernière partie remonte en 2013. Il s’agissait aussi de la dernière saison de Patrick Lavoie avant d’être réclamé au repêchage d’expansion par Ottawa.

Les Alouettes l’ont rapatrié afin de jouer le rôle de mentor auprès de leurs jeunes joueurs. Particulièrement au sein des unités spéciales.

«Nous avons plusieurs gars qui n’ont jamais joué dans cette ligue-ci. Il faut les aider. J’ai compris rapidement qu’on voulait m’impliquer beaucoup. Puis offensivement, le coordonnateur Khari Jones aime beaucoup ma polyvalence et ça paraît sur le terrain.»

Le premier jeu à l’attaque des Alouettes en 2018 a justement été une passe de huit verges captée par Lavoie contre les Lions de la Colombie-Britannique.

Ce second séjour à Montréal lui permet aussi de se rapprocher de sa famille. Son frère Rémi travaille justement en banlieue de la métropole chez Molson-Coors.  Le Droit