Maxime Leboeuf (photo) a mis 1h07 pour compléter le parcours de 25 km regroupant les épreuves de course à pied, de patin et de ski de fond, soit un peu plus d’une minute que son plus proche rival, le Québécois Christopher Busset.

Un cinquième titre pour Leboeuf à la Coupe du monde de Triathlon d’hiver

Maxime Leboeuf, originaire de Québec, est monté pour une cinquième fois sur la plus haute marche du podium à l’issue de la Coupe du monde ITU de Triathlon d’hiver S3 qui se déroulait dimanche après-midi sur les Plaines d’Abraham. Une satisfaction pour l’ex-biathlète qui confirmait une fois de plus sa domination dans la classe élite de la compétition.

Résidant aujourd’hui à Gatineau, Maxime Leboeuf semblait heureux de remettre les pieds à Québec et de chausser ses skis à nouveau dans son ancien chez lui.

«Ça fait du bien un retour aux sources. Je me suis entraîné ici toute ma jeunesse, alors c’est plaisant de pouvoir voir la famille qui vient encourager», a pointé l’homme de 33 ans en bordure de la ligne d’arrivée. 

Il a mis 1h07 pour compléter le parcours de 25 km regroupant les épreuves de course à pied, de patin et de ski de fond, soit un peu moins d’une minute que son plus proche rival, le Québécois Christopher Busset.

Talonnant Busset pendant les deux premières étapes du circuit, Leboeuf a bien fait de se rattraper lors des trois tours de piste en ski de fond, sa discipline de prédilection. «La course s’est déroulée à peu près comme je pensais, a-t-il affirmé, s’avouant étonné de ses bonnes performances en course à pied pour cette sixième participation à la compétition internationale. 

«J’ai réussi à prendre une plus grande avance qu’à l’habitude, ce qui faisait mon affaire parce qu’en ski de fond je suis moins bon que les autres années», a confié celui qui a été membre de l’équipe canadienne de biathlon pendant une dizaine d’années, jusqu’en 2009. 

«Avec l’âge, on gagne en maturité, alors je sacrifie un peu de la vitesse et j’use de plus de stratégie. Christopher gagne en vitesse et moi je ralentis chaque année, donc ce n’est qu’une question de temps», a-t-il ajouté sur un ton de complicité avec son collègue. 

«Tant que je suis passionné, je vais continuer», a promis Maxime Leboeuf avant d’aller retrouver les siens. 

Retour d’Ariane Carrier

Du côté des dames, Ariane Carrier s’est emparée de la seconde place, faisant d’elle la seule Québécoise à monter sur le podium, aux côtés de la gagnante Lovisa Modig et de Clara Auland, les deux Suédoises. 

La championne de la Coupe du monde de triathlon de 2017 effectuait un retour en piste après deux ans d’absence, à la suite de sa grossesse de 2018. «J’ai pris la décision mercredi de participer, je ne me sentais pas prête. Je suis vraiment contente du résultat finalement», s’est-elle réjouie face à ses performances, surtout en ski. 

«C’était ma première grosse course depuis quelques mois, mais ça redonne le goût de continuer de m’entraîner», a prévu Ariane Carrier. 

En outre, il s’agissait d’une troisième victoire en autant de participations à l’événement se déroulant dans la Vieille-Capitale pour la Suédoise Lovisa Modig. 

Pour cette 7e édition de la Coupe du monde ITU de Triathlon d’hiver S3, autant les hommes que les femmes devaient compléter les trois défis : 4,5 km de course à pied, suivis de 11 km de patin puis de 9,5 km de ski, pour un total de 25 km.