Charles Hudon (54) a marqué sur ce jeu tard en troisième période, mais le but a été refusé à la suite d’une contestation vidéo du Wild pour obstruction à l’endroit du gardien Devan Dubnyk.

Un but refusé inexplicable pour Claude Julien

ANALYSE / MONTRÉAL - Lors de son point de presse qui a suivi le match de jeudi contre le Wild du Minnesota, on pouvait sentir de la frustration dans la voix de Claude Julien. De la frustration mêlée à de l’impuissance.

Julien avait de la difficulté à saisir pourquoi le but qu’avait marqué Charles Hudon tard en troisième période a été refusé à la suite d’une contestation vidéo du Wild pour obstruction à l’endroit du gardien Devan Dubnyk.

Ce but aurait permis au Canadien de s’approcher à un seul but de ses rivaux et aurait pu faire tourner le vent en faveur de la formation montréalaise.

Cette décision a été d’autant plus frustrante pour le Canadien que Karl Alzner s’était lui aussi vu refuser un but en première période. La différence, c’est que la première décision sur la patinoire, dans le cas du jeu impliquant Alzner, avait été de ne pas accorder le but et la reprise vidéo n’a pas permis de trouver un élément suffisamment concluant pour renverser la décision prise à l’origine.

Julien aimerait trouver une forme de constance quand vient le temps de décréter s’il y a eu obstruction à l’endroit des gardiens.

«Je viens juste de voir un autre but au New Jersey où un joueur est tombé sur le gardien adverse et le but a été accordé, a raconté Julien. Comprenez-moi bien, nous avions de bons arbitres ce soir et ils font des erreurs comme tout le monde. Ils l’ont admis lors de la première punition à (Joe) Morrow, et c’est correct. Je respecte ça, a d’abord déclaré Julien.

«Mais à chaque jeu qui fait l’objet d’une révision, on ne sait jamais ce qui va vraiment arriver. Un jour, on va décider que le but est bon et la fois suivante, sur un jeu semblable, les officiels qui font la révision vont voir quelque chose de différent. C’est quelque chose que nous devons accepter pour l’instant», a-t-il ajouté.

Vivre avec les blessés

Les buts refusés à Alzner et à Hudon ont fait d’autant plus mal que le Canadien s’est présenté avec une formation diminuée, compte tenu du fait que Jonathan Drouin et Shea Weber manquaient à l’appel. Il s’agit de deux éléments importants pour une équipe qui doit trimer dur pour trouver le fond du filet sur une base régulière.

À ce sujet, Julien et l’attaquant Phillip Danault n’ont pas cherché à se servir de ces absences pour justifier l’issue finale du match.

«Aussitôt qu’il nous manque un maillon, tout le monde sait que ça peut nous affecter, mais ce n’est pas une excuse du tout. On n’a pas mal joué, mais on a manqué d’opportunisme», a tranché Danault.

«Leur premier but a été marqué en désavantage numérique, donc pas à cinq contre cinq, a rappelé Julien. J’ai trouvé qu’on s’est quand même bien débrouillé à la ligne bleue. Ça ne veut pas dire qu’on ne manque pas un gars comme Shea Weber, et ça ne veut pas dire qu’on ne manque pas un gars comme Jonathan Drouin. On les manque ces gars-là, mais ça fait partie du hockey. Des blessures au cours d’une saison, tu dois gérer ça du mieux possible. Ce soir (jeudi), on a quand même bien joué et on s’est donné une chance de gagner.»