Le capitaine de l’Angleterre Harry Kane considère que cette Coupe du monde marque le début d’une belle aventure pour une génération jeune et talentueuse avec à sa tête le sélectionneur Gareth Southgate.

Un avenir radieux pour l'Angleterre

MOSCOU — Malgré une élimination en demi-finale, l’honneur de l’Angleterre est restauré et son capitaine Harry Kane considère que ce Mondial 2018 en Russie marque le début d’une belle aventure pour une génération jeune et talentueuse.

Le match perdu 2-1 face à la Croatie était fini depuis à peine une heure, l’élimination toujours pas digérée, mais déjà les Anglais clamaient leur envie de repartir vers les sommets. «Nous avons démontré que nous pouvions bien faire dans ces tournois et l’objectif maintenant, c’est de ne pas attendre encore 20 ans pour rejouer une grande demi-finale. C’est d’y retourner pour décrocher notre rêve», a lancé le capitaine Harry Kane, 24 ans. «L’objectif, c’est de revenir, dans deux ans à l’Euro, pour gagner de grands tournois.»

Les Trois Lions rêvaient bien sûr de ramener un second sacre — après celui de 1966 —, mais ils ne peuvent maintenant viser plus qu’une troisième place, qu’ils disputeront à la Belgique, samedi (10h), à Saint-Pétersbourg.

Ce rêve, ils ont cru le tenir en menant 1-0 face à la Croatie mercredi à Moscou, mais la sélection à damier a retourné la situation pour s’imposer en prolongation. Kane lui-même, meilleur buteur de la compétition avec six buts, a manqué une belle occasion de creuser l’écart en première demie. 

Cette quête d’avenir radieux est incarnée par de nouveaux visages : le sélectionneur Gareth Southgate (47 ans), le capitaine Kane, la sentinelle Jordan Henderson (28 ans), le défenseur John Stones (24 ans) et le gardien de 24 ans Jordan Pickford.

Fierté restaurée

Mais ce parcours jusqu’au dernier carré a aussi eu le mérite de faire remonter au plus haut la cote d’amour de la sélection auprès des fans anglais, qui n’en pouvaient plus de se voir éliminés dans les premières phases des grands tournois, dont le point d’orgue a été cette humiliante défaite en huitièmes de finale de l’Euro 2016 par la surprenante Islande.

Mercredi devant le stade Loujniki de Moscou, longtemps après le coup de sifflet final qui a mis un terme à l’aventure, ou bien à Londres où des milliers de personnes ont suivi la retransmission sur des écrans géants, les supporters anglais ont largement célébré ce grand retour. Au-delà de la déception.

«C’est énorme d’avoir réussi un bon tournoi et d’avoir restauré la fierté de la nation. Les fans aiment nous regarder jouer et c’est comme ça que nous devons progresser», a encore salué Kane.

«Nous pouvons être fiers et tenir la tête haute parce que nous avons fait du chemin depuis deux ans, estime le capitaine anglais. Le fait que les supporters soient là à chanter même après une défaite nous procure un sentiment de fierté».

Kieran Trippier, dont l’extraordinaire coup franc en tout début de match a longtemps été synonyme de qualification pour la finale, a tenu à saluer le travail du sélectionneur Southgate qui, pour améliorer l’image de la sélection, a cherché à insuffler une philosophie de jeu tournée vers l’attaque et le spectacle, ainsi qu’une attitude ouverte envers le public et les médias.

«Cette équipe est spéciale et tout le mérite en revient au manager, un incroyable manager, a commenté Trippier. Je n’ai pas de mots suffisamment élogieux pour parler de lui. Il donne le ton, il a mis en place cette équipe. Tout le monde sait à quel point notre équipe est soudée, et tout vient de lui».

Trippier lui aussi prédit un «grand avenir» à cette équipe d’Angleterre, assez jeune pour être encore d’attaque pour la Coupe du Monde de 2022 au Qatar. Et bien sûr, dès l’Euro de 2020.