Félix Garand-Gauthier a réussi un touché après une course de quelques verges.

Un autre voyage facile pour le Rouge et Or, qui bat McGill 39 à 3

MONTRÉAL — Une autre journée tranquille pour le Rouge et Or de l’Université Laval sur le terrain du Stade Percival-Molson samedi. Sans trop être inquiétés, les protégés de Glen Constantin rentreront à la maison avec en poche un gain de 39 à 3 face à la formation de l’Université McGill.

Si Laval avait débuté lentement le dernier match contre les anciens Redmen, ça n’a pas du tout été le cas cette fois-ci. «On a eu un bon début, on a pris des «shots» profondes et ça a ouvert le jeu au sol pour nous. Je suis bien content de ça», a commenté l’entraîneur-chef Glen Constantin après la partie.

Malgré l’écart important entre les deux équipes, Constantin n’était pas entièrement satisfait de l’effort des siens, surtout en deuxième demie. «Il y a eu beaucoup d’erreurs d’exécution et d’assignation qui nous ont fait mal. En deuxième demie, on n’a pas joué du football à nos standards.»

Le demi défensif Adam Auclair a indiqué qu’il souhaitait éviter les difficultés connues lors du premier match contre McGill. «On voulait bien exécuter. Ils nous avaient surpris avec certaines stratégies, mais cette fois-ci, nous étions prêts aux formations qu’ils ont présentées. Ils ont couru plus souvent avec le ballon, ils ont un peu changé leur plan de match, mais ça n’a pas eu d’effet, car tout le monde était sur la même page en défensive», a résumé le numéro 2.

Unités spéciales

Ce sont les unités spéciales qui se sont distinguées en début de partie. Un placement de David Côté et un touché de Maxym Lavallée, qui a traversé 67 verges à la course après avoir récupéré un ballon échappé par McGill sur une tentative de placement, ont donné une priorité de 10 à 0 aux visiteurs dès le premier quart.

Un autre placement, un touché de sûreté, un touché sur une course de quelques verges de Félix Garand-Gauthier et un touché de 71 verges d’Antoine Dansereau-Leclerc sur un retour de botté de dégagement ont ensuite porté la marque à 29 à 0 à la demie.

«C’était mon premier touché sur un retour de botté à vie! Il y a eu une couple de bons blocs de mes coéquipiers qui m’ont aidé beaucoup. Mais pendant ce temps, tu es sur l’adrénaline, tu cours, tu regardes partout et tu essaies de ne pas te faire toucher pour le ramener à la maison!», a-t-il illustré.

Plus difficile pour Bolduc

Le jeune quart-arrière Thomas Bolduc n’a complété que onze de ses 27 passes. Il a cependant tenté plusieurs longues passes, dont une bombe de 50 verges captée par Mathieu Robitaille à la porte des buts qui a ouvert la voie au touché de Garand-Gauthier.

«Je crois que Thomas a manqué un peu de concentration aujourd’hui, mais McGill a montré différentes choses aussi, beaucoup de couvertures zéro. Il a fait de belles choses, mais il a aussi eu de mauvaises lectures sur certains jeux et sa mécanique n’était pas toujours à point, de sorte qu’il a manqué de précision sur certaines passes», a commenté Constantin à propos de Bolduc.

Le troisième quart plutôt soporifique a donné lieu à un autre touché de sûreté de McGill et deux autres placements du Rouge et Or avant que les locaux ne mettent fin à une séquence de neuf quarts sans accorder de points de la défensive de Laval.

C’est le botteur Findlay Brown, avec un placement réussi au tout début du quatrième quart, qui a ramené le pointage à 37 à 3.

Bon joueur, le Rouge et Or avait un peu levé le pied en deuxième moitié de match, histoire de ne pas en rajouter sur une victoire qui était déjà dans la poche.

Cafouillage

De son côté, l’entraîneur de McGill, Ronald Hilaire, ne savait pas trop comment expliquer le cafouillage des siens qui a mené au touché de Lavallée. «C’est un manque d’exécution, le quart-arrière jouait avec le ballon et le botteur a arrêté... Disons que ça a brisé le momentum car on venait d’avoir une belle poussée offensive.»

Hilaire tentait de faire contre mauvaise fortune bon coeur en notant que la deuxième demie avait été meilleure pour ses hommes. «On a essayé de courir, mais à 29-0, il fallait lever le ballon un peu plus. On a fait une bonne «job» pour contrer la passe, mais nos erreurs sur les unités spéciales nous ont coûté cher», a-t-il conclu.