«J'ai passé toute mon enfance aux courses. Dans le ventre de ma mère, j'étais aux courses», affirme Jérémy Roy, dont le père Martin évolue dans le circuit Xfinity de la série NASCAR.

Un ADN de pilote automobile

D'aussi loin qu'il se souvienne, Jérémy Roy... conduit. Pour lui, la course automobile fait partie de son ADN, hérité de son père Martin. Et à seulement 14 ans, il roule déjà parmi les grands!
Un peu à l'image du Beauceron Raphaël Lessard, Roy a brûlé quelques étapes cette année en atteignant la prestigieuse série ACT, où se retrouvent plusieurs des meilleurs pilotes du nord-est américain. Samedi, il participera à une course de NASCAR Late Model à l'Autodrome Chaudière de Vallée-Jonction.
«J'ai passé toute mon enfance aux courses. Dans le ventre de ma mère, j'étais aux courses», lance Jérémy Roy pendant un entretien avec Le Soleil. Un des meilleurs pilotes au Québec, son père Martin, évolue dans le circuit Xfinity du NASCAR, aux États-Unis. 
Jérémy a cinq ans lorsque papa lui achète un quatre-roues. Ce dernier construit ensuite une petite piste de course sur le terrain familial. «Je passais mes journées à tourner en rond. À tourner, à tourner. C'est là que j'ai eu la piqûre», raconte Jérémy, un résident de Napierville, qui débutera sa troisième année du secondaire dans quelques semaines, au Collège Charles-Lemoyne.
Son père lui sert depuis d'entraîneur, mais aussi de modèle. «C'est mon idole. Je le regarde courser et je me dis : "Plus tard, il faut que je fasse ça".»
Pour l'aider à atteindre son rêve, Martin Roy et son équipe ont choisi de le propulser dès l'année de ses 14 ans dans le circuit ACT, où il se mesure à des pilotes chevronnés. Et beaucoup plus vieux, comme Donald Theetge (50 ans) et Claude Leclerc (75 ans!). «Je voulais qu'il apprenne avec des professionnels», explique Roy père, aussi propriétaire de l'écurie dans laquelle évolue fiston, King Autosport. «Il course avec les meilleurs. C'est un pilote qui apprend vite. Il maîtrise bien sa voiture, ne roule pas au-dessus de ses moyens.»
Jérémy Roy, 14 ans, a brûlé quelques étapes cette année en atteignant la prestigieuse série ACT, où se retrouvent plusieurs des meilleurs pilotes du nord-est américain.
Le mauvais temps estival a toutefois freiné les plans de Jérémy : plusieurs courses ont été annulées, l'acquisition de l'expérience s'en trouvant ralentie. L'adolescent profite des conseils d'Éric Laperle, frère et chef d'équipe du champion en titre de la série ACT, Patrick Laperle.
Deux frères bien différents
La famille Roy pourrait continuer à faire parler d'elle longtemps dans le milieu du sport automobile : le frère de 12 ans de Jérémy, Félix, suit ses traces avec brio.
Deux frères, mais deux pilotes fort différents, raconte Martin Roy. «Jérémy va préférer finir deuxième ou troisième et ramener la voiture en un seul morceau, analyse le paternel. Il est plus prudent, plus patient. Félix est moins patient. L'an passé, sur 14 courses, il en a gagné 11 et a fait un accident dans les trois autres. Il embarque sur une piste de course pour gagner. Jérémy sera plus du genre à gagner des championnats, Félix va donner le spectacle, mais il ne finira pas toujours les courses.» Félix sera d'ailleurs à l'Autodrome Chaudière, vendredi soir, pour une course de la série Slingshot.
Pour Martin Roy, pas question d'aller trop vite avec ses gars. Il assure ne mettre aucune pression pour qu'ils suivent ses traces. «Parce que la course automobile, c'est une vocation, mais ce n'est pas un métier facile. Il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus. Raphaël Lessard travaille fort, mais ce n'est pas juste d'avoir le talent pour conduire la voiture, c'est aussi d'avoir celui de trouver l'argent, des commanditaires. C'est là que ça accroche souvent», résume Martin Roy.