Le joueur du Royal de Montréal Vincent Lemieux en pleine action samedi.

Ultimate: ne manquait que la victoire du Royal

Avec 1600 spectateurs pour le premier match professionnel d’ultimate à Québec, ne manquait que la victoire pour un samedi parfait. Le Rush de Toronto a toutefois vaincu le Royal de Montréal 24-20.

Sous un soleil radieux au stade du Cégep Garneau, la communauté d’ultimate frisbee de Québec s’était donné rendez-vous. La présentation des finales scolaires sur le même terrain en après-midi aidant, «l’ambiance était complètement folle. La foule était vraiment crinquée», a dit Francis Vallée, après la partie.

Vallée est l’un des cinq joueurs du Royal de Montréal à résider à Québec. Les autres sont Miguel Goderre, Francis Breton, Vincent Gamache et Jean Guillemette. L’événement a été un tel succès qu’il a toutes les chances de se répéter l’an prochain.

«Il y a eu un record de prévente de billets en ligne», fait valoir Vallée. «Québec était le marché parfait pour faire un premier match à l’extérieur de Montréal. Maintenant, on a d’autres joueurs de Trois-Rivières et d’Alma, où on pourrait aussi aller jouer dans le futur», souhaite-t-il.

Le Rush, trop fort

Dans un match régulier de l’American Ultimate Disc League — on ne dit pas frisbee parce qu’il s’agit d’une marque —, le Rush de Toronto (8-0) s’est montré trop fort pour le Royal de Montréal (3-4). Après avoir tiré de l’arrière par sept à un moment dans le match, le Royal a réduit l’écart jusqu’à un point, mais a fini par manquer d’essence.

«On ne ment pas quand on dit que le Rush est la meilleure équipe au monde. De remonter et de presque égalisé contre eux, c’est déjà un exploit. Peu d’équipes peuvent accomplir ça contre le Rush», a analysé Vallée, un étudiant qui partage son été entre des boulots à l’Université Laval et au terrain de golf et ses entraînements et ses matchs avec le Royal.

L’idée d’avoir un club pro d’ultimate à Québec lui sourit, même s’il assure avoir «le Royal tatoué sur le cœur». Le veto géographique qui couvrait tout le Québec accordé par l’ADUL au Royal pour ses trois premières saisons étant maintenant révolu, Vallée verrait d’un bon œil la naissance d’une équipe d’ici cinq ans dans la capitale, où le nombre de joueurs d’âge junior augmente de 20% par année.