Sarah-Jeanne Lapointe, chargée de projets chez Gestev, a rencontré le cycliste australien Graeme Mudd pendant le Vélirium de l'an dernier.

Trouver l'amour au Vélirium

Qui a dit que l’amour était dans le pré? Il s’invite aussi au Mont-Sainte-Anne.

À pareille date l’an dernier, Sarah-Jeanne Lapointe, chargée de projets chez Gestev, ne se doutait pas que ses heures de célibat étaient comptées. Quelques heures après la traditionnelle conférence de presse qui lance officiellement les activités du Vélirium, elle croise un grand cycliste qui attire son regard dans la zone des équipes.

Cet Australien, Graeme Mudd, participe à la Coupe du monde de descente du Mont-Sainte-Anne.

Trois jours passent avant qu’ils ne se revoient, cette fois dans un lounge aménagé au bas de la montagne de Beaupré. «On s’est parlé toute la soirée, c’est comme s’il y avait juste nous», raconte Sarah-Jeanne.

Après le Vélirium, Graeme quitte pour Whistler, mais ils ne cesseront d’échanger grâce aux magies de la technologie. Relation à distance? Pas vraiment. Dans une période plus creuse pour l’employeur de Sarah-Jeanne, en terme d’organisation d’événements, elle décide de partir travailler avec son ordinateur en Europe. Durant cette période, les deux tourtereaux vont se revoir en Grèce pendant dix jours où leur véritable histoire d’amour a débuté.

Elle a également passé quatre mois en Australie. «Ça fait un an qu’on est ensemble, admettons, et on a fait huit mois ensemble, donc on a été moins éloigné qu’ensemble, mais oui c’est sûr qu’on a eu des longues périodes [sans se voir]», explique la chargée de projets.

Des dires de la Québécoise, le Vélirium est vraiment un endroit propice aux rencontres. «On a un accès privilégié avec les athlètes, parce qu’on les voit dans le cadre de la conférence de presse, on se promène et on s’identifie, donc on a plus d’interactions avec eux évidemment.»

Une de ses collègues a aussi rencontré son chum lors de cet événement, un bénévole, qui est ultimement devenu le père de son enfant.

Devant la belle famille

En 2017, Graeme Mudd ne débarquait pas au Mont-Sainte-Anne pour trouver l’âme sœur. «On est souvent plus concentré sur notre course, il n’y a pas grand-chose d’autre qui nous préoccupe. Ça a été une autre histoire l’an dernier», dit-il.

Il aura cette année l’occasion de montrer de quel bois il se chauffe à la famille et aux amis de sa douce qui seront présents pour l’encourager, eux qui ne l’ont jamais vu en action. «Ça va être cool de les avoir ici samedi. Je vais pouvoir leur montrer ce que je peux faire, ce que j’ai toujours fait.»

Arrivé au Québec le 1er juin, le grand Australien a fait environ six fois le parcours que va emprunter la descente. Celui qui en est à une quatrième participation à une Coupe du monde au Mont-Sainte-Anne affirme, avec un grand sourire, pouvoir «rivaliser avec les athlètes québécois qui connaissent bien les lieux».

«Je fais toujours bien ici, je crois que ça rejoint bien la façon dont je cours. L’an dernier, je me suis qualifié pour la finale où j’ai été pris dans l’orage.»

Vendredi, il a pris le 42e rang lors des qualifications, ce qui lui permet d’accéder à la finale.

Même si l’athlète ne décroche pas la victoire sur son vélo, une bonne nouvelle pourrait tomber dans les prochaines semaines.

Conjointe de fait aux yeux de la loi, Sarah-Jeanne est maintenant en processus pour l’obtention d’un visa de partenaire pour aller vivre en Australie avec son Roméo, en novembre. Elle reviendra cependant donner un coup de main pour les Championnats du monde l’an prochain.

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SIX CANADIENS SE QUALIFIENT

Six des neuf Canadiens à participer aux qualifications de la Coupe du monde de descente, au Mont-Sainte-Anne, seront du départ de la finale, samedi. Le meilleur d’entre eux, Finn Iles, a bouclé le parcours en 4:29,338 minutes, soit un peu moins de neuf secondes derrière le Britannique Danny Hart qui a terminé premier. Hugo Langevin a pris le 57e rang, tandis que le champion canadien Magnus Manson a été éliminé. Chez les femmes, la Canadienne et championne du monde de la discipline Miranda Miller a pu se qualifier avec une neuvième place. Victime d’une crevaison en cours de descente, la détentrice du titre national Vaea Verbeeck a dû se contenter d’une 16e place. Seuls les 15 meilleurs temps pouvaient accéder à la finale. Emily Batty a été la meilleure représentante de l’unifolié en terminant en 8e place. Chez les hommes, Léandre Bouchard a terminé 20e.