Connor McDavid, des Oilers, a mérité une fois le trophée Hart et il a aussi décroché le trophée Art Ross, deux fois, en tant que meilleur pointeur du circuit. Il revendique aussi un trophée Ted Lindsay, remis au joueur par excellence de la ligue selon un scrutin mené auprès des joueurs.  

Trophée Hart: Holland ne saurait choisir entre McDavid et Draisaitl

BOCA RATON — Ken Holland ne peut pas voter au scrutin du trophée Hart. Et s’il le faisait, le directeur général des Oilers ne saurait choisir entre Leon Draisaitl ou Connor McDavid.

«Co-vainqueurs, a plaisanté Holland aux journalistes aux assises des dg de la LNH, mardi. Ce sont tous les deux d’excellents joueurs et ils ont tous deux de très belles saisons.»

Obtenir le trophée Hart serait un premier honneur du genre pour Draisaitl.

McDavid l’a mérité une fois et aussi le trophée Art Ross, deux fois, en tant que meilleur pointeur du circuit. Il revendique aussi un trophée Ted Lindsay, remis au joueur par excellence de la ligue selon un scrutin mené auprès des joueurs.

Mais ce n’est pas comme si McDavid est la seule compétition de Draisaitl. David Pastrnak des Bruins et Nathan MacKinnon de l’Avalanche, entre autres, ont également un dossier très solide.

Draisaitl mène la LNH avec 107 points et McDavid suit avec 94 points, malgré une absence de six matchs à cause d’une blessure au quadriceps, en février.

Lundi, le duo a malmené les Predators, totalisant 10 points lors d’une victoire de 8-3. Draisaitl a marqué quatre buts, dont un tour du chapeau en troisième période. McDavid a marqué une fois, étant complice de quatre autres buts.

«Ils commencent tout juste à atteindre leur apogée», a mentionné Holland, qui en est à sa première saison avec Edmonton, après un long passage à Detroit.

Le duo séparé

Les Oilers ont souvent jumelé McDavid et Draisaitl sur le même trio sous le régime précédent, en raison d’un manque de punch offensif. Ça donnait une unité d’élite, mais l’adversaire pouvait plus facilement ajuster les confrontations individuelles.

L’entraîneur-chef Dave Tippett, embauché par Holland après son arrivée, en mai, a d’abord placé McDavid, 23 ans, et Draisaitl, 24 ans, sur le même trio en octobre. À la suite du rappel de Kailer Yamamoto de la LAH, à la fin décembre, il a réussi à garder le duo dynamique séparé, la plupart du temps.

Draisaitl a de la chimie avec Yamamoto et Ryan Nugent-Hopkins, tandis que McDavid continue son petit bonhomme de chemin, peu importe les ailiers.

Au scrutin du Hart, il se dessine un dilemme pour les chroniqueurs de hockey, qui devront choisir le «joueur ayant la plus grande valeur pour son équipe».

Il est clair que Draisaitl a augmenté son jeu d’un cran en 2019-2020.

«Il a fait un bond l’année dernière, a dit Holland. Il a été le premier joueur en six ans à marquer 50 buts et 100 points au cours de la même saison [en 2018-19]. Quand vous réalisez quelque chose que personne dans la ligue n’a fait depuis cinq saisons, vous avez fait de beaux progrès.»

Ça inclut une séquence de six matchs sans McDavid où Draisaitl a amassé quatre buts et 12 points. Les Oilers ont alors connu une séquenc­e de 3-2-1, sans leur capitaine.

«Il s’est montré à la hauteur et nous en avions besoin, a dit Holland. Nous comptions sur lui et il a livré la marchandise.»