Trois champions pour le Tour de Beauce [VIDÉO]

Le 34e Tour de Beauce, dans deux semaines, marquera le retour des trois derniers champions de cette course cycliste de six étapes en cinq jours.

Champion en titre et premier Québécois en 24 ans à gagner le Tour de Beauce l’an dernier, le Montréalais James Piccoli défendra son trône face aux assauts du Letton Andzs Flaksis (2017) et de l’Américain Gregory Daniel (2016).

Du 19 au 23 juin, les trois voudront imiter l’Australien Benjamin Day (2007 et 2010), à ce jour le seul à avoir remporté le Tour de Beauce à deux reprises en 33 ans d’histoire. L’Américain Levi Leipheimer (1998 et 1999) avait aussi réussi l’exploit, mais son second triomphe lui a plus tard été retiré pour cause de dopage.

«On a souvent vu les vainqueurs d’autres éditions revenir, mais les trois derniers, on n’a jamais vu ça», atteste le directeur général de la compétition, Francis Rancourt. «Et ce sont trois coureurs encore très présents sur le circuit, alors on va sûrement avoir une bonne chicane de ces trois équipes-là!» prédit Rancourt, tout sourire.

Vainqueur de deux étapes l’an dernier, Pier-André Côté devrait encore se démarquer. Le cycliste de Saint-Henri de Lévis fait partie d’une plus grosse équipe, Rally UHC, ce qui pourrait lui donner encore plus de souffle cette année.

«Ce sera dur d’espérer plus que deux victoires d’étapes, mais j’arrive prêt. Même peut-être plus prêt qu’en 2018. J’ai commencé cette saison-ci plus tôt et je participe à des courses de plus grandes envergures avec ma nouvelle équipe, donc on ne devrait pas décevoir au Tour de Beauce», explique Côté qui, après avoir roulé en Europe, vient de gagner la Killington Stage Race, course en trois étapes tenue au Vermont. Juste avant la Beauce, il sera au Grand Prix cycliste de Saguenay.

«Pier-André Côté, on le voit sur un podium, peut-être même au général», confirme Rancourt. «Le gagnant de l’an dernier, James Piccoli, ne profitera pas de la même profondeur au sein de l’équipe canadienne. La présence du vétéran Svein Tuft y avait été pour beaucoup, alors qu’ils auront moins d’expérience cette année. Gregory Daniel, lui, veut être là encore. Il est monté dans le World Tour pendant deux ans après sa victoire en Beauce, mais il n’a pas été renouvelé cette année. Il aura donc une grande volonté de montrer qu’il peut retourner en World Tour.»

La plus ancienne

Compétition par étapes de niveau continental (2.2), le Tour cycliste de Beauce s’avère la course par étapes active la plus ancienne en Amérique du Nord. «Il y a des particularités tous les jours», souligne Côté. «Même la plus petite journée sur papier, avec les deux étapes courtes du vendredi, peut brasser au classement général. En fait, il n’y a aucune étape tranquille, c’est ce qui est intéressant», résume le sprinteur de 22 ans.

Rancourt parle de «parcours variés et éprouvés» depuis des années, «parce qu’il ne pousse pas de mont Mégantic ou de nouvelle ville pour nous accueillir». Dans l’ordre : étape longue classique (177 km), montée du mont Mégantic (169 km), contre-la-montre (20 km), étape courte avec finale en montée (77 km), critérium (70 km) et circuit urbain (122 km).

«Celui qui gagne le Tour de Beauce doit être un cycliste complet. Même si ça reste court pour une course par étapes, c’est difficile. On est une course de développement et il y a toujours des talents qui se révèlent. On a des surprises à chacune des étapes», annonce le dg.

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EN CHIFFRES

  • 5 jours
  • étapes
  • pays où sont basées les équipes
  • 17 équipes
  • 22 pays, provenance des concurrents
  • 34e présentation sans interruption depuis 1986
  • 119 coureurs en lice
  • 635 kilomètres à parcourir