Chapeau Joëlle Gosselin! La joueuse de Beauport a marqué les trois buts dans une victoire de 3-2 dès son premier match avec le Pallokerho de Jyvaskylan.

Trois buts pour Joëlle Gosselin à son premier match professionnel

À l’origine, elle devait se rendre en Corée du Sud, mais face à la complication pour l’obtention d’un visa, elle s’est retrouvée en Finlande, où elle a récemment vécu son baptême du soccer professionnel. Et s’il n’en tient qu’à Joëlle Gosselin, de Beauport, ce n’est que le début d’une belle aventure!

Sa carrière «pro» a commencé sur une bonne note, la semaine dernière, lorsqu’elle a marqué les trois buts dans une victoire de 3-2 dès son premier match avec le Pallokerho de Jyvaskylan.

«Je ne pouvais pas demander mieux pour mon premier match dans les rangs professionnels. Le match avait lieu une semaine après mon arrivée, j’ai eu le temps le temps de m’adapter au niveau de jeu, aux autres filles de l’équipe et à l’entraîneur. Je n’étais pas complètement dans l’inconnu lors du jour du match», racontait l’attaquante de 25 ans, cette semaine, à propos de sa nouvelle expérience.

L’ancienne joueuse du Rouge et Or de l’Université Laval avait vraiment le goût de tenter sa chance chez les pros. En plus d’évoluer avec le club de soccer de l’UL, automne comme hiver, elle passait ses étés à Calgary, où elle s’alignait avec les Foothils dans une ligue qui offre le plus haut niveau de jeu au pays.

«Ça n’a pas été facile de partir, surtout qu’il ne restait que deux matchs à la saison régulière et que les Championnats nationaux avaient lieu sur notre terrain, en plus. Mais quand j’ai parlé à l’entraîneur que j’avais l’occasion d’aller jouer avec un club professionnel, en Europe, il m’a dit que je ne devais pas hésiter et que je devais sauter sur cette chance», ajoutait Joëlle, rejointe en Finlande.

Directeur technique avec le Royal de Beauport, où Joëlle a fait ses débuts, Samir Ghrib n’est aucunement surpris de la voir jouer quelque part dans le monde.

«Joëlle, c’est un beau spécimen de soccer. Elle a toujours voulu se rendre loin, j’ai rarement vu une fille plus inspirée qu’elle. Partout où elle a évolué, elle ne se casse pas la tête, elle joue», indiquait celui qui avait dirigé Gosselin avec l’ancien club de l’Amiral de Québec.

La voilà donc qui réalise un rêve de jeunesse dans le plus haut calibre qu’elle a connu jusqu’à présent.

«Depuis que je suis toute petite que je rêve de jouer dans le plus haut niveau possible. J’ai toujours pensé que je pouvais le faire et j’ai pris les moyens pour y arriver. Il n’y a rien de mieux que de pratiquer le sport que j’aime le plus en Europe, où il est de loin le plus populaire», ajoutait-elle à propos du soccer.

Joëlle Gosselin est la seule joueuse canadienne à Jyvaskylan. Ironie du sort, elle a disputé son premier match contre l’autre formation qui aligne deux autres joueuses québécoises, soit les sœurs jumelles Marie et Catherine Levasseur, de Stoneham.

Elle n’est pas tombée dans une équipe où elle est isolée en raison de la langue d’usage. Bien que l’entraîneur et ses joueuses échangent d’abord en Finlandais, tout le monde maîtrise l’anglais. «Il est facile pour moi de communiquer avec eux, sur le terrain comme à l’extérieur, parce que sinon, j’aurais beaucoup de problèmes, car le finlandais est un peu trop difficile à comprendre et à parler.»

Le calendrier finlandais a franchi sa mi-saison. Il reste encore quelques matchs à disputer au championnat, qui sera suivi par les séries éliminatoires, dans un mois.

«Pour l’instant, j’adore mon expérience, et si mon corps me le permet, j’aimerais jouer encore pendant quelques années. J’aime beaucoup la Finlande, mais je ne me ferme aucune porte si jamais des opportunités s’offraient ailleurs.»

Avec un tour du chapeau à son premier match, disons que Joëlle Gosselin commence bien son voyage sur la «planète football».

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JOUEUSE LA PLUS TITRÉE

Si jamais le Pallokerho de Jyvaskylan devait remporter le championnat de sa ligue, en Finlande, cela en ferait un de plus à la collection de Joëlle Gosselin, «Elle est peut-être la fille qui a gagné le plus de titres canadiens», dit Samir Ghrib. «Je ne pourrais pas dire le nombre exact, mais j’en ai remporté quelques-uns avec le Rouge et Or, avec le Royal de Beauport, les équipes du Québec et les Élans de Garneau [collégial]», précise la principale intéressée.

Bachelière en design graphique à l’Université Laval, elle n’est pas encore tiraillée entre le travail et le soccer. «Dans mon métier, il est possible de travailler à distance et ainsi faire les deux en même temps. C’est peut-être vers cette option que je me dirige, mais pour le moment, le soccer prend une grande partie de mon temps», dit celle qui revendique deux championnats canadiens en 2014 et 2016 avec le Rouge et Or. Carl Tardif