Maxime Leœuf a remporté le Triathlon d'hiver pour la quatrième fois de suite.

Triathlon d'hiver: Maxime Lebœuf vainqueur pour la quatrième fois

Maxime Lebœuf a remporté pour la quatrième fois de suite dans le cadre du Pentathlon sur les plaines d’Abraham, la Coupe du monde ITU de Triathlon d’hiver. Et ça, sans les raquettes, remplacées par la course à pied, et une tempête hivernale.

«J’ai bien couru, le patin, c’était parfait. En ski considérant les conditions, ça avançait quand même assez bien. Le ski de fond, c’est le sport où je suis le plus fort. J’avais encore un peu d’énergie et lorsqu’il y a du vent comme ça, c’est là que l’expérience aide énormément», a-t-il expliqué après sa victoire. 

Le Gatinois originaire de Québec a par ailleurs lancé un défi au futur retraité, Alex Harvey pour les prochaines années. «Alex Harvey va prendre sa retraite, alors s’il y en a un au Québec qui peut me battre, c’est lui! Je ne sais pas s’il va continuer à s’entraîner. Je m’entraîne fort chaque année, je suis toujours un peu au sommet, mais il y a des jeunes, dont Francis [Izquiderdo-Bernier, 4e], je pense que ça ne prendra pas de temps qu’il va venir à pouvoir me battre», a avancé l’ex-membre de l’équipe canadienne de biathlon.

Course à pied

Les organisateurs ont décidé cette année de remplacer la raquette, pourtant très populaire au Québec, par la course à pied afin de développer le triathlon d’hiver au niveau international. Une décision qui n’a pas empêché deux Québécois de monter sur le podium. 

«J’adore la raquette, alors c’est un peu une déception pour moi, mais je comprends pourquoi ils changent la formule pour le rendre plus accessible mondialement. C’était moins pire que je pensais, mais je pense que tous les athlètes ont été pris un peu au dépourvu. Seulement moi et Christopher [Busset] avions des souliers d’athlétisme avec de bons crampons», a souligné le vainqueur en 1h08 min 48 s. 

Son compatriote Christopher Busset, troisième derrière le Slovaque Peter Mlynar était du même avis. «Pour moi, c’est pas mal similaire avec ou sans raquettes. Ça reste très proche de la course à pied. Mais le défi, aujourd’hui, ça calait pas mal, la course à pied c’était moyen un peu. Ça roulait moins que je pensais. […] L’avantage d’enlever la raquette, c’est que ça rend la compétition plus internationale. Tant mieux pour nous, ça gagne en popularité», a-t-il mentionné. 

La décision de remplacer la course en raquettes par la course à pied n’a pas empêché deux Québécois de monter sur le podium.

Une Québécoise troisième

Chez les femmes, la Suédoise Lovisa Modig a également conservé son titre devant la Finlandaise Maija Oravamäki et Sarah Bergeron-Larouche, de Québec.

«C’était bien plaisant, on va se revoir. Cela dit, sans raquettes, c’était difficile parce qu’on se sentait couler dans la neige», a déclaré la Suédoise qui a conclu le triathlon en 1h20 min 18 s.

L’ex-championne de course en raquettes, Sarah Bergeron-Larouche s’essayait pour la première fois à la Coupe du monde de triathlon d’hiver. «C’est au-delà de ce que je pensais. Il y avait beaucoup de noms étrangers, alors je ne savais pas trop à quoi m’attendre, je ne connaissais pas beaucoup mes adversaires. Juste d’avoir du plaisir aujourd’hui, c’était le but», a-t-elle fait valoir. «La course, c’est très énergivore. Il faut rester positif parce qu’il n’y a aucune propulsion. C’est ce que j’ai trouvé le plus dur», a-t-elle poursuivi. 

Le pentathlon se poursuit jusqu’au 3 mars.