Charles Paquet disputera dimanche à Montréal sa première compétition en Séries mondiales de triathlon.

Triathlon de Montréal : Paquet réaliste, Lepage veut tout donner

MONTRÉAL — Le Québécois Charles Paquet ne prévoit pas se mettre de pression inutile sur les épaules lorsqu’il fera sa toute première entrée en scène en Séries mondiales, dimanche, à l’occasion du Triathlon international de Montréal.

À peine a-t-il soufflé ses 21 bougies que l’athlète de Port-Cartier pourra déjà se mesurer aux meilleurs triathloniens au monde lors de la compétition qui prendra d’assaut le Vieux-Port de Montréal ce week-end, pour une troisième année consécutive.

Après avoir réalisé quelques bonnes performances lors de ses courses précédentes cette saison, Paquet, classé au 83e échelon mondial, a obtenu le feu vert en vue de la huitième étape des Séries mondiales.

«C’est certain que c’est un peu stressant, a-t-il avoué jeudi, lors d’une conférence de presse. C’est mon premier départ en Séries mondiales, c’est un petit stress, mais c’est quelque chose qui me motive.»

Dimanche, un défi de taille se dressera sur son chemin lorsqu’il parcourra une distance olympique — soit 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course — pour la troisième fois de sa jeune carrière.

«Pour moi, chaque départ sur une distance olympique, c’est un peu du nouveau et c’est plus difficile, a admis Paquet. Par contre, je crois que c’est un parcours qui m’avantage.»

Contre son partenaire d’entraînement

Lorsqu’il foulera pour la toute première fois le parcours montréalais, Paquet retrouvera un adversaire de taille en Alexis Lepage, qui s’avère à être aussi son partenaire d’entraînement. Il ne compte toutefois pas rivaliser plus qu’il le faut avec son partenaire, mais plutôt utiliser sa présence à bon escient.

«Je n’aime pas penser que nous sommes l’un contre l’autre, sinon ce serait trop lourd, a-t-il avoué. Je ne veux pas me comparer avec lui. Ce que j’essaie de faire, c’est plutôt d’utiliser ses qualités pour progresser et je crois qu’il fait la même chose de son côté. Pour moi, c’est la meilleure chose à faire, parce que si tu commences à te comparer, tu vas être malheureux toute ta vie.»

Bien que l’escale montréalaise compte parmi les étapes clés en vue des qualifications pour les Jeux olympiques de Tokyo, au Japon, en 2020, le Portcartois vise plutôt une participation olympique aux Jeux de Paris, en 2024.

Avant de se projeter dans l’avenir, Paquet s’est dit simplement heureux d’avoir la chance de participer à une compétition internationale, devant les siens, à la maison.

«Je suis vraiment excité de prendre le départ à Montréal et de pouvoir avoir ma famille à mes côtés, ça va être super, s’est-il exclamé. De prendre mon premier départ de l’ITU à Montréal, c’est quelque chose de marquant, je vais toujours m’en souvenir.»

Moins stressé que l’an passé

À sa troisième participation à la compétition montréalaise, Lepage entrevoit pour sa part la compétition d’un œil bien différent cette année.

Le Québécois de 24 ans s’est donné comme objectif d’être à son plus haut niveau devant les partisans qui l’avaient si bien accueilli l’an dernier.

Alexis Lepage, qui a terminé 29e à Montréal l'an dernier, compte tout donner pour obtenir un meilleur résultat.

Classé au 29e rang l’an dernier, Lepage souhaite donner tout ce qu’il a dimanche.

Après avoir connu un bon départ en début de saison, en dépit d’une entorse à une cheville, les choses se sont corsées par la suite, à son retour des Jeux du Commonwealth ce printemps, où il a terminé au 13e échelon.

«J’ai pris du repos en revenant des Jeux du Commonwealth pour pouvoir étudier, a-t-il expliqué. Par la suite, après le repos, je n’arrivais pas à revenir à mon bon niveau de forme. Ça fait environ deux mois que je n’ai pas pris part à une course, alors je me suis entraîné comme un fou durant les dernières semaines et je suis en forme.»

Bien que l’enjeu soit grand pour Lepage, qui souhaite se qualifier en vue des Jeux olympiques de Tokyo, en 2020, le Québécois n’entend pas déroger de sa routine.

«Heureusement, je suis moins stressé que l’an passé, parce que je suis habitué de faire cette course-ci, a relaté le bachelier en administration de l’Université Laval. Je sais quoi faire, je sais comment le faire. Il faut juste être capable de livrer la marchandise le jour J. Je ne me mets pas de pression supplémentaire, parce que j’ai des points à aller chercher. Je sais que je suis en forme, que je me suis entraîné fort pour ça et que je peux performer.»

De son côté, la Québécoise Amélie Kretz, qui devait prendre part à la compétition du côté féminin, a été contrainte à l’abandon.