Les joueurs de l’Océanic de l’Est-du-Québec ont célébré leur victoire en témoignant à leur façon de leur amour pour le Trophée IGA.

Tournoi pee-wee: Québec en liesse pour l'Océanic

Rarement la foule de Québec aura été aussi heureuse d’une victoire de l’Océanic. En battant les Stars de Syracuse 3-2 en finale de la classe AA-Élites, la formation de l’Est-du-Québec a vengé l’élimination des Nordiques et des Remparts.

«Entendre 15 000 personnes ici au Centre Vidéotron crier pour l’Océanic, ça ne devrait pas arriver souvent», a lancé l’entraineur Alexandre Daneau.

Il s’agit d’un premier titre au Tournoi international pee-wee pour l’Océanic.

«Pour être franc, je suis sans mot. Je suis tellement fier de mes gars!» a déclaré l’entraineur de l’Océanic, très ému à la suite de la victoire de son équipe. «On savait qu’on ne partait pas favoris en arrivant ici. Qu’on soit rendu là aujourd’hui, j’en reviens pas encore.»

Le défi de battre Syracuse était loin d’être évident puisque l’Océanic devait neutraliser deux des meilleurs joueurs du tournoi : Cooper Dennis (10 buts, 2 passes) et Matthew Judge (1 but, 12 passes). Mission accomplie.

«Ça faisait partie du plan de match. Sur vidéo, on a vu quelques tendances dans leur jeu. Ça a préparé les gars en conséquence et ils ont exécuté [le plan] à merveille», explique l’entraineur.

«Il [Dennis] a tellement dominé qu’il n’a pas tant été habitué à l’adversité dans le tournoi. Et là, de voir aujourd’hui que ses jeux ne marchaient pas, il a peut-être été emporté par ses émotions. Mais tant mieux pour nous.»

Le match avait mal commencé pour l’Océanic qui avait accordé le premier but à Axel Black. Mais Elliot Dubé est venu créer l’égalité en deuxième.

En troisième, l’Est-du-Québec est revenu en force avec un but de Louis-François Bélanger. Mais Cooper Dennis a répliqué par la suite. Deux minutes plus tard, Julien Blais a joué les héros en déjouant le gardien des Stars en échappée.

C’est donc dire que Tim Connolly ne sera pas parvenu à remporter le tournoi en tant qu’entraineur des Stars, alors qu’il avait réussi comme joueur il y a 25 ans avec cette même équipe.

«Je le savais»

À la fin du match, Julien Blais scandait : «Je le savais, je le savais!» De quoi parlait-t-il?

«Je le savais qu’on allait gagner!» a-t-il déclaré après le match. «Il ne savait pas qu’il allait compter, mais depuis ce matin, il s’est levé et il m’a dit : “Alex, j’ai rêvé qu’on allait gagner la coupe”», raconte son entraineur.

Une fierté régionale

Cette victoire s’avère une grande source de fierté pour l’Est-du-Québec.

«Une équipe de région qui s’amène ici et performe comme ça, ça n’arrive pas souvent.

«On a senti l’appui de toute la région dernièrement. Surtout depuis qu’on a gagné en quart de finale, on reçoit des messages sur les cellulaires, ça n’arrête pas. On a dû leur retirer parce que tout le monde voulait leur parler [aux joueurs]», a affirmé l’entraineur.

Et pourtant, l’Océanic avait mal entamé ce tournoi avec une défaite de 4 à 0 contre Shawinigan. Mais à partir de ce moment, l’équipe a adopté la philosophie d’y aller un jour à la fois. Une décision judicieuse.

Des amitiés durables

Après la partie, les joueurs de l’Océanic n’ont pas célébré leur triomphe entre eux seulement. Ils ont invité leurs bons amis de la Croatie.

«On les a affrontés en matchs hors concours. On a gagné 7-0 mais c’est une superbe équipe, l’ambiance était le fun. Les jeunes sont super heureux avec nos gars. Et depuis le quart de finale, ils viennent à tous nos matchs. Ils crinquent même nos parents pour nous encourager», raconte Daneau.

Un bel exemple des amitiés internationales que peut créer le Tournoi de hockey pee-wee de Québec.