Tim Connolly 

Tournoi pee-wee: les plus beaux souvenirs en carrière de Tim Connolly

Pour Tim Connolly, le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec représente ses plus beaux souvenirs d’enfance au hockey, et peut-être même de sa carrière, même s’il a passé 11 saisons dans la Ligue nationale de hockey.

«Ce sont probablement mes plus beaux en carrière puisque je n’ai jamais remporté la Coupe Stanley. C’est la première fois que j’y reviens comme entraîneur», indique l’ancien des Sabres de Buffalo, des Islanders de New York et des Maple Leafs de Toronto, qui dirige maintenant les Stars de Syracuse, la même équipe dont il portait l’uniforme il y a 25 ans.

«J’ai participé trois fois et la dernière, nous avions remporté le championnat à l’époque où il y avait encore le titre de grand champion», indique-t-il. L’édition 1995 des Stars, dont l’ex-défenseur des Flyers de Philadelphie et des Islanders Freddy Meyer et lui étaient les vedettes, avait en effet remporté la Coupe du monde en battant les Toronto Young Nationals.

Sensation incroyable

«Je me souviens du tournoi, du Carnaval de Québec. Le Tournoi pee-wee de Québec, c’est la première fois où j’ai joué devant de si grandes foules. C’était incroyable comme sensation», se souvient-il.

Après s’être retiré du hockey en 2013, l’Américain s’est tenu loin de son sport pendant quelques années. «J’ai voyagé, je me suis marié, j’ai eu un enfant et j’ai même essayé d’habiter en Floride, mais ce n’était pas pour moi. Je suis vraiment un gars du nord-est des États-Unis. Ma famille et mes connaissances sont ici.»

Jamais loin de chez lui

Il faut dire que Connolly ne s’est jamais déplacé bien loin, même durant sa carrière professionnelle. Son équipe junior, les Otters d’Erie, dans la Ligue junior de l’Ontario, était à 383 km de chez lui. Dans la LNH, il est passé par New York, à 422 km de sa ville natale, Buffalo, à 245 km, et Toronto, à 393 km. Seule une saison avec les Tigres de Langnau, en Suisse, durant le lock-out de 2004-2005, l’a éloigné de sa région natale pour la peine.

«Et maintenant, je suis installé à Rochester, toujours dans l’État de New York, avec ma famille», ajoute-t-il à propos de sa ville d’adoption située à 140 km seulement de Syracuse.

Quand la piqûre du hockey est revenue à Connolly après sa retraite, il n’a donc pas eu à se rendre bien loin pour reprendre du service, cette fois derrière le banc.

«Je suis allé voir Don Kirnan, qui avait été mon entraîneur à l’époque avec les Stars. C’est lui qui a fondé le programme et qui est responsable de l’organisation. J’avais encore le goût du hockey et de redonner à ces jeunes joueurs un peu de ce que ce programme m’avait donné à l’époque», indique-t-il à propos de son retour depuis deux ans avec l’équipe de son enfance.

La victoire de 6 à 2 des Stars contre le Sokil de Kiev en classe AA-Élites dimanche peut maintenant faire rêver aux petits protégés de Connolly la possibilité de répéter l’exploit que leurs «grands frères» ont accompli en 1995.