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Tournoi de relance de la LNH: Jour 6
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Tournoi de relance de la LNH: Jour 6
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Les centres du CH prennent du galon et tiennent tête aux Penguins

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Les centres du CH prennent du galon et tiennent tête aux Penguins

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
La ligne de centres du Canadien devait être l'une de ses faiblesses face aux Penguins de Pittsburgh, mais la formation montréalaise se retrouve à une victoire de causer la surprise en partie grâce au jeu de ses quatre centres.

Le Canadien aura l'occasion d'éliminer les Penguins et d'accéder aux quarts de finale de l'Association de l'Est dès vendredi, lors de la présentation du quatrième match, à 16 h.

Après trois rencontres, les centres des deux équipes ont récolté chacun six points. Sidney Crosby a récolté deux buts et une aide, tandis qu'Evgeni Malkin a été limité à une seule aide.

«Nous répondons bien. "KK" (Jesperi Kotkaniemi), "Suze" (Nick Suzuki) ou "Dome" (Max Domi), ce sont des jeunes centres. Mais nous montrons du caractère. Nous ne nous laissons pas marcher sur les pieds, a affirmé le centre Phillip Danault. Nous respectons (les Penguins), mais nous jouons notre match. Nous sommes ici pour gagner et rien d'autre.»

Kotkaniemi est le seul attaquant du Tricolore à avoir touché la cible à plus d'une reprise lors des trois premiers matchs. Suzuki a récolté un but et une aide, tandis que Danault a deux aides à sa fiche. Domi s'est aussi fait remarquer à quelques reprises, notamment par ses coups parfois sournois à l'endroit de Crosby.

La ligne de centres du Tricolore a souvent été pointée du doigt au cours des dernières décennies au moment d'expliquer les déboires de l'équipe. L'avenir semble toutefois prometteur, alors que les quatre centres dans la formation sont âgés de 27 ans et moins. Et c'est sans oublier Ryan Poehling et Jake Evans, qui ont des potentiels intéressants.

«Nous avons repêché ou fait l'acquisition de joueurs comme Kotkaniemi, Suzuki et Domi parce que nous ressentions le besoin de nous améliorer au centre, a noté l'entraîneur-chef Claude Julien. C'est un bon début. L'équipe est encore jeune et nous croyons qu'elle peut continuer à s'améliorer.»

Quand il était questionné sur l'inexpérience de ses centres, Julien avait déclaré avant le début des séries qu'il devait composer avec les éléments qu'il a sous la main. Ce qui devait être un désavantage n'en est finalement pas un, grâce notamment à la qualité du jeu de Kotkaniemi et Suzuki, tous deux âgés de 20 ans.

Et quand Julien a décidé de remanier ses trios après la première période mercredi soir, il a eu la main heureuse alors que ces changements ont provoqué un électrochoc chez ses joueurs. Suzuki s'est retrouvé au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher, Kotkaniemi a joué avec Jonathan Drouin et Joel Armia, tandis que Danault a hérité de responsabilités un peu plus défensives en compagnie d'Artturi Lehkonen et Paul Byron.

«Des fois, ces changements-là sont la clé, a noté Danault. Claude y est allé d'une grosse manoeuvre et ç'a porté fruit. Je jouais du hockey plus simple avec "Lehky" et "Pauly". Ç'a été bénéfique.»

Danault et Suzuki sont les deux attaquants les plus souvent employés par Julien depuis le début de la série avec une utilisation moyenne de 20:38. Suzuki affiche un différentiel de plus-1, tandis que Danault est à zéro malgré sa mission de jouer contre les meilleurs éléments adverses.

«Il prend toujours les mises en jeu importantes et a souvent gain de cause. Il est un rouage très important au sein de l'équipe, a déclaré le défenseur Ben Chiarot au sujet de Danault. Nous avons besoin de le voir connaître du succès.»

Le Canadien a également réussi à museler l'attaque des Penguins en troisième période du troisième match après avoir pris les devants 4-3 plus tôt dans l'engagement. Il devra le faire une dernière fois avant de pouvoir crier victoire.

«Nous ne nous sentons pas différents qu'après notre première victoire. Nous avons gagné en confiance, mais vous devez garder les pieds sur terre en séries, a rappelé Chiarot. Il nous faut trois victoires. Le travail n'est pas terminé et le groupe demeure très concentré.»

Par ailleurs, Julien n'avait pas de détails à offrir sur l'état de santé d'Evans, qui a quitté la partie de mercredi en deuxième période après avoir encaissé une dure mise en échec de Brandon Tanev. Julien a toutefois admis qu'Evans représentait un cas incertain pour le quatrième match.

Alexis Bélanger-Champagne, La Presse canadienne

LNH: les tests pour la COVID-19 n’interfèrent pas avec ceux pour la population

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LNH: les tests pour la COVID-19 n’interfèrent pas avec ceux pour la population

Donna Spencer
La Presse Canadienne
EDMONTON — Les laboratoires qui ont été mandatés pour mener les tests de dépistage quotidiens de la COVID-19 dans les bulles d’Edmonton et de Toronto opèrent à partir d’une chaîne d’approvisionnement différente de celle réservée à la population en général, pour éviter toute forme de situation conflictuelle, selon la Ligue nationale de hockey.

Chaque jour, environ 1500 échantillons sont recueillis et analysés dans chaque ville. Non seulement ces échantillons viennent-ils de joueurs, du personnel des équipes et de la ligue, mais aussi d’employés de restaurants et d’hôtels qui soutiennent le tournoi éliminatoire dans chaque ville-pôle.

Avant la relance des activités de la LNH cet été, le commissaire adjoint Bill Daly avait estimé qu’entre 25 000 et 30 000 tests seraient effectués jusqu’au dernier jour de la finale de la Coupe Stanley.

Conscients que même une perception de conflit avec les tests de dépistage réservés à la population pourrait créer une forme de controverse dans chacune des deux villes-pôles, les responsables de la ligue et des laboratoires assurent qu’il n’y en a pas.

Selon le président-directeur général de DynaLife, à Edmonton, le laboratoire reçoit ses produits chimiques et son matériel de manufacturiers qui ne sont pas des fournisseurs des Services de santé de l’Alberta.

Lors d’une entrevue accordée à La Presse canadienne, Jason Pincock a fait une analogie avec les automobiles.

«Supposons que les responsables de la Santé publique ont choisi d’utiliser une flotte de véhicules venant de Chevrolet et de Ford. De notre côté, parce que nous voulons nous assurer qu’ils auront toutes les pièces nécessaires pour leurs Chevrolet et leurs Ford, nous allons acheter des Hondas et nous allons rouler avec des Hondas pour la LNH. Ça reste que ce sont des voitures.»

Le médecin hygiéniste en chef de la LNH a déclaré que les deux laboratoires obtiennent leurs tests et leur technologie de fournisseurs dont le travail n’interfère pas avec les services réservés à la population.

«Nous effectuons nos tests en faisant appel à du personnel différent, en nous servant de différents réactifs et d’une plateforme ou de matériels différents que ce qui est utilisé pour les tests menés auprès de la population», avait précisé le docteur Willem Meeuwisse, lorsque la LNH avait annoncé les détails entourant la relance de la saison 2019-2020.

DynaLife a établi un laboratoire consacré aux tests de la COVID-19 pour la LNH à son bureau du centre-ville d’Edmonton, situé à quelques rues au sud de la Place Rogers et des deux hôtels réservés aux équipes.

«Ce sont des tests que nous ne faisions pas avant, a fait savoir Pincock. Nous n’avons jamais joué un rôle quelconque dans les tests de dépistage de la COVID-19 réservés à la population en général. Mais nous menons de nombreux tests de routine en soins de santé pour la population. C’est notre rôle principal.»

LifeLabs analyse les tests pour la LNH à Toronto à son bureau principal, près de l’aéroport Pearson. L’entreprise mène des tests pour la COVID-19 auprès du public et de clients commerciaux, un segment dont la LNH fait maintenant partie.

Chris Carson, vice-président senior de LifeLabs, assure que l’entreprise peut mener de front ces deux mandats.

«Nous n’aurions pas assumé (ce rôle) si nous en avions été incapables, affirme-t-il. Nous sommes très conscients qu’il faut nous assurer que nous sommes là pour le soutien du réseau de la santé publique. C’est notre priorité.»

Pincock et Carson ont tous deux indiqué que leur laboratoire a embauché du personnel — 70 à Edmonton — pour combler les besoins de la LNH en matière de tests de dépistage.

Cette demande va diminuer au fur et à mesure que des équipes seront éliminées et quitteront les villes-pôles. Le chiffre devrait baisser et atteindre zéro à Toronto en septembre.

Les finales d’association devraient commencer le 8 septembre, et la finale de la Coupe Stanley suivra au Rogers Place à Edmonton.

Des ralentissements ou des ratés dans les tests de dépistage réservés à la population pourraient inciter les Albertains à se demander pourquoi de jeunes hommes en santé se font tester à une cadence plus rapide qu’eux.

«La simple optique donnant l’impression que les tests dans le réseau public prennent plus de temps que ceux administrés aux joueurs de la LNH peut être problématique», affirme la docteure Lorian Hardcastle, une professeure agrégée à l’Université de Calgary qui se spécialise dans les lois et politiques liées à la santé.

Une équipe de la LNH recevant des services préférentiels ou additionnels du système de santé a fait les manchettes en Alberta, dans le passé.

Les joueurs des Flames de Calgary et leurs familles ont reçu des vaccins pour la grippe H1N1 en 2009 dans une clinique privée, le jour avant que la province annonce une pénurie. Une infirmière et son superviseur ont été limogés au terme d’une enquête.

Les Penguins ne veulent pas déjà quitter la bulle de la LNH à Toronto

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Les Penguins ne veulent pas déjà quitter la bulle de la LNH à Toronto

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
L’expérience en séries éliminatoires des Penguins de Pittsburgh a été vantée à maintes reprises au cours des dernières semaines. On connaîtra bientôt la valeur de cette expérience.

Sept jours seulement après avoir repris officiellement leur campagne, les Penguins feront face à l’élimination, vendredi après-midi, dans leur série de qualification face au Canadien de Montréal.

«Nous nous sommes reposés pendant quatre mois. Nous voulons jouer plus longtemps, a affirmé l’attaquant Evgeni Malkin en visioconférence jeudi. Nous avons une excellente équipe. Nous ne voulons pas que notre parcours prenne fin demain (vendredi).»

Les Penguins ont accumulé 15 points de plus que le Canadien en saison régulière et ont disputé deux matchs de moins. Et même s’ils ont souvent eu l’avantage dans le contrôle de la rondelle depuis le début de la série, ils se sont butés à Carey Price et ont maintenant le dos au mur.

«Il y avait beaucoup d’éléments positifs dans les deux premiers matchs, a rappelé l’entraîneur-chef Mike Sullivan. Nous étions critiques de notre avantage numérique, mais c’était beaucoup mieux lors du troisième match. C’est plutôt à cinq contre cinq que nous avons moins bien joué, que nous nous sommes moins bien défendus quand nous n’avions pas la rondelle.»

«Il y a un sentiment d’urgence associé à ça. Nous devons le ressentir pour être à notre meilleur, a ajouté Sullivan. L’enjeu sera énorme et il n’y a pas de raison de ne pas jouer avec ce sentiment-là.»

Les Penguins devront garder un œil sur les défenseurs du Canadien. Shea Weber a inscrit un but dans le troisième match, tandis que Jeff Petry a été l’auteur du but vainqueur lors des deux gains du Tricolore. La brigade du Canadien a accumulé neuf points jusqu’ici, et celle des Penguins, trois.

«Leurs défenseurs ont été très actifs en zone offensive, a noté Sullivan. Je ne crois pas que nous ayons fait un très bon travail lors du troisième match en contrôle de la rondelle. Nous ne les avons pas suffisamment forcés à dépenser de l’énergie pour défendre leur territoire.»

Et en ce qui concerne la contribution offensive de sa brigade, Sullivan a insisté pour dire que ses défenseurs ne doivent pas forcer le jeu et prendre des risques inutiles.

«Vous devez y aller selon ce qui est dicté par le jeu», a-t-il résumé.

Sullivan n’a pas voulu dévoiler ses intentions concernant d’éventuels changements à sa formation. Il a remplacé le centre Jared McCann par Sam Lafferty lors du troisième match, et Lafferty a été relativement discret à sa première sortie en carrière en séries de la LNH.

En fait, Sullivan doit surtout espérer voir Malkin débloquer. Le centre russe a mis la table de manière spectaculaire pour un but de Patric Hornqvist mercredi, mais il s’agit de son seul point jusqu’ici dans la série.

Sullivan a répété que Malkin devait continuer à jouer de la même façon, et il croit que les résultats finiront par arriver d’eux-mêmes. De son côté, «Geno» a vanté le travail du Canadien à ses dépens.

«Nous jouons contre une équipe qui joue extrêmement bien dans son territoire. Les cinq joueurs tentent de bloquer les tirs et jouent de manière hermétique, a expliqué Malkin. Et Price est probablement le gardien de l’heure dans la ligue. Ce n’est pas facile de marquer.»

Malkin et les Penguins devront vite trouver des solutions, sans quoi leurs joueurs quitteront la bulle de la LNH à Toronto avec la mine basse.

«Nous connaissons la situation dans laquelle nous sommes, a dit Hornqvist. Personne n’a dit que les séries de la Coupe Stanley seraient faciles. Nous sommes conscients du défi devant nous. Nous devons ajuster quelques détails à notre jeu, mais nous avons hâte de retourner sur la patinoire à 16 h demain», a-t-il conclu.

Markstrom fait 27 arrêts dans un gain des Canucks face au Wild, 3-0

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Markstrom fait 27 arrêts dans un gain des Canucks face au Wild, 3-0

Dean Bennett
La Presse Canadienne
EDMONTON — Jacob Markstrom a fait 27 arrêts et les Canucks de Vancouver ont battu le Wild du Minnesota 3-0, jeudi, prenant ainsi les commandes 2-1 dans la série.

Brock Boeser a marqué en période médiane avant les filets d’Antoine Roussel et Elias Pettersson, au troisième tiers.

Quinn Hughes a participé aux trois buts. Le match numéro quatre aura lieu vendredi soir.

«Nous avons bloqué beaucoup de tirs. Les gars se sacrifiaient, a dit Markstrom. Ils ont aussi fait de l’excellent travail pour se débarrasser des rebonds. C’est une énorme victoire d’équipe.»

Boeser a brisé l’égalité en avantage numérique, balayant du revers un rebond, à la suite d’un tir frappé de Pettersson. Jordan Greenway était au cachot, pour avoir dardé.

Boeser a pointé au ciel après avoir marqué, en souvenir de Ty Alyea. Il y a six ans jour pour jour, les amis de Boeser étaient dans un VUS quand un accident de la route a coûté la vie à Alyea.

Boeser était en Slovaquie, au tournoi Ivan Hlinka.

«C’est évidemment une journée difficile pour mes amis et moi, a dit Boeser. C’est fou à quel point le temps passe vite. Mais avoir pu réussir un but pour lui, c’est spécial.»

Roussel a marqué en échappée après une bévue de Brad Hunt, enfilant l’aiguille du revers.

Petterson a fait mouche à l’aide d’un tir sur réception, complétant ainsi un deux contre un.

Les Canucks ont dans leur mire une première participation aux séries depuis 2015.

Alex Stalock a bloqué 26 tirs dans une cause perdante.

Chaque équipe a écopé de 11 punitions.

«C’était dur de prendre un rythme. On dirait qu’il y avait toujours un avantage numérique ou une pénalité à écouler, a déclaré l’attaquant Marcus Foligno, du Wild.

«Nous sommes si bons à cinq contre cinq et quand nous pouvons déployer cinq trios, ça va super bien. Nous devons vraiment être plus disciplinés.»

Le Wild a été écarté des séries l’an dernier; avant cela, ils ont été éliminés au premier tour pendant trois ans de suite.