Le Néerlandais Dylan Groenewegen a devancé les deux sprinteurs qui avaient accaparé les victoires depuis le départ, le Colombien Fernando Gaviria et le champion du monde, le Slovaque Peter Sagan.

Tour de France: Groenewegen vainqueur au bout d’une longue journée

CHARTRES — Le Néerlandais Dylan Groenewegen est sorti vainqueur, vendredi, à Chartres, du sprint qui a conclu la septième étape du Tour de France au bout d'une longue journée de transition entre la Bretagne et la Beauce.

Groenewegen, vainqueur de l'étape des Champs-Élysées l'an passé en fin de Tour, a devancé les deux sprinteurs qui avaient accaparé les victoires depuis le départ, le Colombien Fernando Gaviria et le Slovaque Peter Sagan.

Le maillot jaune est resté le bien de Greg Van Avermaet, en tête du classement depuis lundi dernier. Le Belge s'est accordé une petite marge supplémentaire en grignotant trois secondes dans un sprint intermédiaire.

«Tout le monde a plus ou moins apprécié cette étape, car c'était la première journée facile après des étapes où l'on était à bloc, et où l'on n'avait pas le temps de se parler. Aujourd'hui on était un peu plus relaxe et on a apprécié ce moment», a estimé l’homme en jaune, qui a confirmé son objectif. «Débuter l'étape des pavés [dimanche] avec le maillot jaune.»

Distance critiquée

Sa critique feutrée à l'égard de la longueur de l'étape («On peut se demander si c'est bien nécessaire») a été partagée par Sagan. «C'était une étape ennuyeuse. Il faisait beau, pas de vent», a déclaré le champion du monde.

Dans les Tours de l'époque du zapping, les organisateurs le savent, l'ennui guette rapidement puisque la course est retransmise en intégralité. «Nous cherchons à varier au maximum», a répondu par avance le directeur du Tour, Christian Prudhomme, qui rappelle à chaque occasion la vérité géographique du pays : «À l'ouest de la diagonale menant du Pays basque à l'Alsace, il n'y a pas de montagne.»

Le peloton s'est donc offert une pause à l'occasion de cette étape-type de transition, la plus longue du Tour (231 km). La journée s'est avérée tranquille pour les favoris du Tour. Hormis une première accélération en début de course et un coup de chaud, à moins de 100 kilomètres de l'arrivée, quand plusieurs équipes ont brutalement accéléré.

Des candidats au podium, seul l'Irlandais Dan Martin a été piégé. Mais il a pu revenir quelques kilomètres plus loin. Le mouvement a condamné le Français Yoann Offredo, qui s'était lancé dans une échappée solitaire après 34 km de course.

Laurent Pichon est parti à son tour à l'aventure à 84 km de l'arrivée. Le Français, désigné «combatif» du jour au grand dam d'Offredo, a fini par payer sa solitude et a vu le peloton revenir à 38 km de Chartres.

Changement de génération

Dans le final, le peloton n'a accéléré que dans les tout derniers kilomètres. À l'approche du sprint dominé par Groenewegen, le plus puissant dans le faux-plat d'arrivée.

Le Néerlandais de 25 ans de l'équipe Lotto NL s'est imposé pour la deuxième fois dans le Tour auquel il participe pour la troisième fois. Groenewegen, passé professionnel en 2015, compte 31 victoires à son palmarès, 10 pour la saison en cours.

«Je n'avais pas de bonnes jambes sur les premiers sprints. Les gens disaient que je n'étais pas capable de gagner une étape. Aujourd'hui, les jambes ont bien répondu et j'ai répondu à ces critiques», a réagi le Néerlandais.

L'arrivée a souligné le changement de génération en train de s'opérer dans les sprints. Le Britannique Mark Cavendish (33 ans) et l'Allemand André Greipel (35 ans), qui ont connu du succès dans le passé lors des sprints du Tour, ont été battus.

Depuis le départ, Greipel a rivalisé surtout à l'arrivée à Sarzeau (troisième de la quatrième étape). Cavendish, qui a gagné à 30 reprises dans la Grande Boucle, n'a jamais été en mesure de lutter pour la victoire. À Chartres, «Cav» a signé son meilleur résultat, une... 10e place.

Samedi, la huitième étape conduit de Dreux à Amiens (181 km). Pour les sprinteurs, c'est la dernière occasion de la semaine, avant les pavés puis la montagne.