Peter Sagan, pris en étau contre la barrière de sécurité de la dernière ligne droite, s’est créé de l’espace en assénant un coup d’épaule à Wout Van Aert. Ce geste a privé Sagan de sa deuxième place dans l’étape, derrière Caleb Ewan.
Peter Sagan, pris en étau contre la barrière de sécurité de la dernière ligne droite, s’est créé de l’espace en assénant un coup d’épaule à Wout Van Aert. Ce geste a privé Sagan de sa deuxième place dans l’étape, derrière Caleb Ewan.

Tour de France: Ewan remporte la 11e étape dans un sprint final chaotique

Associated Press
POITIERS - L’Australien Caleb Ewan s’est adjugé sa deuxième victoire d’étape au Tour de France cette année à l’issue d’un sprint final chaotique qui a culminé avec une pénalité imposée à Peter Sagan pour avoir bousculé un adversaire.

Sagan, pris en étau contre la barrière de sécurité du côté droit de la dernière ligne droite, s’est créé de l’espace en assénant un coup d’épaule au Belge Wout Van Aert.

Ce geste a privé Sagan de sa deuxième place dans l’étape, derrière Ewan. Le Slovaque a été relégué au 85e échelon.

L’Irlandais Sam Bennett a donc été promu au deuxième rang, et Van Aert en troisième position.

Houle 49e

Le Québécois Hugo Houle de l’équipe Astana a de nouveau bien fait en terminant 49e, au sein du peloton principal. Il est 62e au classement cumulatif.

Après l’incident, Van Aert et Sagan ont eu une vilaine prise de bec.

«Il n’y avait pas d’espace, et si tu utilises tes coudes pour t’en créer, alors tu enfreins les règlements», a dit Van Aert, qui a signé deux victoires d’étape cette année.

«C’est déjà assez dangereux comme ça, et j’ai été surpris et stupéfait lorsque j’ai ressenti son geste, a-t-il ajouté. J’ai vraiment eu peur.»

Au classement général, Primoz Roglic a opté pour une approche conservatrice tout au long de l’étape vers Poitiers pour préserver son maillot jaune de meneur.


« C’est déjà assez dangereux comme ça, et j’ai été surpris et stupéfait lorsque j’ai ressenti son geste. J’ai vraiment eu peur »
Wout Van Aert, au sujet du coup de Peter Sagan

Ewan est parvenu à se faufiler devant Bennett dans les derniers mètres de la 11e étape et l’a devancé par une roue au fil d’arrivée.

«Ç’a été mouvementé, très mouvementé, a confié Ewan. Assez fou.»

L’étape de 167 km s’était mise en branle sur la côte Atlantique de la France.

Ewan, qui est âgé de 25 ans, avait aussi gagné la troisième étape pour l’équipe Lotto Soudal, et celles-ci s’ajoutent à ses trois victoires d’étape acquises l’an dernier à la Grande Boucle.

La dernière semaine et demie du Tour de France mettra en vedette les cyclistes qui tenteront de soutirer le maillot jaune à Roglic. Il dispose d’une avance de 21 secondes devant Egan Bernal, le champion de l’an dernier, et de 28 secondes devant le Français Guillaume Martin, troisième au classement général.

Jeudi, les 161 cyclistes toujours en lice s’attaqueront à la plus longue étape de la Grande Boucle : une aventure de 218 km entre Chauvigny et Sarran. Ce sera suivi vendredi d’une étape encore plus corsée qui se terminera au sommet d’un col, et qui pourrait susciter de belles bagarres entre les principaux prétendants au titre.

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LE TOUR EN BREF

Primoz Roglic a opté pour une approche conservatrice tout au long de l’étape vers Poitiers pour préserver son maillot jaune de meneur.

Sprinteurs amis

Caleb Ewan et Sam Bennett, qui se sont partagé les deux premières places des deux dernières étapes, sont voisins à Monaco. «On vit dans le même immeuble, a détaillé l’Australien. Pour être honnête, c’est un de mes meilleurs amis, on s’entraîne beaucoup ensemble». Et jusqu’ici aucune de leurs explications à haute vitesse ne leur a valu de brouille. «Le sprint peut être un milieu un peu chaud, a concédé le sprinteur, lauréat de l’étape mercredi. Mais jusqu’ici, on a réussi à séparer le travail et l’amitié». Il a reconnu avoir été «déçu» la veille quand c’est l’Irlandais qui l’avait devancé, mais «si quelqu’un doit me battre, je suis content que ce soit Sam», a-t-il lâché.

Chute très précoce

Trois coureurs ont été pris dans une chute avant même le départ réel de l’étape mercredi. Le Kazakh Alexey Lutsenko, le Russe Ilnur Zakarin et le Français Cyril Gauthier sont allés à terre alors que le directeur de course n’avait pas encore agité son drapeau. Celui-ci a attendu qu’ils réintègrent le peloton avant de donner le départ.