Nommé joueur de la semaine dans la Ligue Can-Am, le deuxième-but des Capitales T.J. White est considéré comme le joueur le plus populaire et le plus utile de l’équipe par le gérant Patrick Scalabrini.

T.J. White, rayon de soleil d’une saison difficile des Capitales

Le deuxième-but des Capitales de Québec T.J. White a été nommé le joueur offensif de la semaine dans la Ligue Can-Am de baseball indépendant. Il s’avère le seul rayon de soleil de l’équipe dans cette saison difficile.

Les Capitales profitaient d’une rare journée de congé sur la route, lundi, mais la nomination de White valait bien un retour d’appel à l’auteur de ce texte… «La règle, c’était de ne pas parler de baseball de la journée, à l’exception de ce coup de téléphone», a dit en riant le gérant Patrick Scalabrini au lendemain d’une deuxième défaite de suite en 10 manches à Rockland, dimanche.

Les Capitales entreprennent, mardi au New Jersey, une série de trois matchs contre les Miners de Sussex County, meneurs au classement. Il s’agira aussi des retrouvailles avec Kalian Sams, qui affiche une moyenne de ,294 en neuf matchs à Sussex.

Avec un retard de 6,5 matchs sur la quatrième et dernière place donnant l’accès aux séries, les Capitales se retrouvent dans une position précaire, d’autant plus que les Boulders et les Jackals du New Jersey sont à égalité en troisième et quatrième places.

«La dernière défaite a fait mal, nous n’avons plus vraiment de marge de manœuvre. Oui, il y a un sentiment d’urgence, il faut gagner. Il n’y a pas lieu de paniquer, mais pour se rendre dans les séries, on devra remporter au moins deux matchs sur trois dans nos séries d’ici la fin de la saison. Ça veut dire de retrancher un match par semaine; c’est réalisable», a estimé celui qui dirige les Capitales depuis 10 ans.

Il voit d’un bon œil le fait que les Boulders et les Jackals s’affrontent, cette semaine. «Si l’un des deux clubs s’écrase, ça pourrait nous aider. On s’est creusé notre propre trou, mais on peut quand même avoir un peu d’aide pour s’en sortir.»

Cinquièmes au classement, les Champions d’Ottawa — qui devancent les Capitales par 1,5 match en cinquième place — cherchent aussi à finir parmi les quatre premiers.

Austin Chrismon, David Richardson et Isaak Pavlik seront les trois partants contre les Miners. Les Capitales miseront aussi sur la présence du releveur Jonathan De Marte, qui rentrait, lundi, d’un tournoi international avec l’équipe nationale d’Israël.

Pas d’aide extérieure prévue

À part son retour et celui à venir des quatre autres joueurs partis aux Jeux panam (Stayler Hernandez, Yordan Manduley, Dustin Molleken et Scott Richmond), le gérant ne prévoit pas aller chercher d’aide à l’extérieur, et ce, même si un poste de vétéran est disponible depuis la libération du voltigeur Tyson Gillies. Et même si ce dernier devait frapper comme un déchaîné, au Pérou, on ne reviendrait pas sur la décision de le laisser partir.

«Les Capitales ont tourné la page sur lui. J’aime ce que David Salgueiro et Brandon Fischer nous apportent, je veux les garder dans l’alignement, et si on ramenait Gillies, ça voudrait aussi dire de retrancher l’un d’eux, et je ne ferai pas cela», a indiqué Scalabrini.

Il pourrait cependant se permettre de faire à nouveau appel à Josué Peley, qui a bien fait dans les trois matchs à Québec, le week-end dernier. «Il a montré une ouverture d’esprit pour revenir, j’aimerais ça le revoir, on va se reparler. Il a apporté une énergie positive, en plus d’exceller au bâton et d’être polyvalent en défensive.»

Scalabrini se réjouissait évidemment pour White, mis à l’honneur en raison de ses 13 points et de sa moyenne de ,480 (12 en 25) au cours des six matchs considérés. Le lanceur Matt Marsh, libéré depuis en raison d’une blessure, avait eu droit à une mention hebdomadaire, plus tôt cette saison.

«Non seulement T.J. est-il notre joueur le plus populaire, mais c’est aussi le plus utile. Tout le monde l’adore dans l’équipe, il a un sourire contagieux. En début de saison, j’avais dit à Tim [Smith, son adjoint] qu’il était le dernier gars qu’on pouvait perdre. Or, il a été absent plus d’un mois et ç’a donné le ton à nos difficultés», a admis le gérant.