Le gardien des Remparts Tristan Côté-Cazenave a connu une soirée occupée à Victoriaville. Selon l’entraîneur-chef Patrick Roy, c’est lui qui a gardé son équipe dans le matchs alors que ses coéquipiers peinaient à s’imposer.
Le gardien des Remparts Tristan Côté-Cazenave a connu une soirée occupée à Victoriaville. Selon l’entraîneur-chef Patrick Roy, c’est lui qui a gardé son équipe dans le matchs alors que ses coéquipiers peinaient à s’imposer.

Tigres 5/ Remparts 4: victoire échappée avec 32 secondes au chrono

VICTORIAVILLE — Un but d’Alex DeGagné à 6 contre 5 avec 32 secondes à faire au temps réglementaire vendredi soir est venu annihiler ce qui s’alignait pour être une victoire de 4 à 3 des Remparts de Québec sur les Tigres de Victoriaville.

DeGagné a battu son ancien coéquipier, le gardien des Remparts Tristan Côté-Cazenave, en visant le haut du filet alors que le cerbère était étendu par terre. Egor Serdyuk est ensuite venu confirmer la victoire de 5 à 4 des Tigres en marquant durant un avantage numérique en prolongation.

L’entraîneur des Diables rouges, Patrick Roy, en avait contre quelques-uns de ses protégés après la partie. Il les blâmait pour avoir souvent laissé à lui-même Côté-Cazenave, qui a eu une grosse soirée de travail et repoussé 27 rondelles.

«On n’a pas joué un bon match. On a joué un bon dernier cinq minutes de la deuxième et on a été excellents en troisième. Mais c’est Tristan qui nous a gardés dans le match. Il a été laissé seul devant le but et c’est inacceptable», a commenté Roy.

«C’est le genre de match qu’on aurait dû gagner. Sur le but de DeGagné, Théo [Rochette] et Cole [Cormier] auraient dû être meilleurs devant le but», a repris Roy, qui était aussi déçu du travail des siens sur la séquence où ils ont écopé d’une pénalité avant le but vainqueur.

«On a eu une pénalité, mais avant, on aurait pu sortir la rondelle de la zone à quelques occasions, mais on ne l’a pas fait. La présence sur la glace de [Pierrick] Dubé, [Théo] Rochette et [Dylan] Schives a été très longue», a-t-il ajouté.

Côté-Cazenave à court de mots

Normalement très volubile, Côté-Cazenave était un peu à court de mots après la partie. «On a mal commencé la «game», on s’est tirés dans le pied... Il restait 30 secondes et on l’a échappée... J’aurais aimé ça l’arrêter», a-t-il déclaré en parlant du but de Serdyuk.

Le gardien a indiqué que Roy avait secoué ses troupes après la première période. «Moi, je n’ai rien dit, c’est Pat qui a passé le message. On s’est bien repris en deuxième et en troisième, mais c’est frustrant. Il faut apprendre de ça», a résumé celui qu’on voit rarement d’aussi mauvaise humeur, même après une défaite.

Trop d’ouvertures

Contrairement au style hermétique qu’ils pratiquaient au cours des dernières semaines, les Remparts ont en effet débuté la partie en laissant beaucoup d’ouvertures et en étant dominés 14 à 7 au chapitre des tirs en première période.

L’ancien des Chevaliers de Lévis Nicolas Daigle a été le premier à battre Côté-Cazenave. Les Diables rouges ont tout de même limité les dégâts, Gabriel Montreuil égalant la marque une minute avant la fin de l’engagement. Les Tigres ont repris leur avance 36 secondes plus tard quand Maxime Pellerin a touché la cible.

Conor Frenette a ajouté à l’avance des Tigres en deuxième, mais Rochette, en s’emparant d’un rebond, a déjoué Fabio Iacobo pour ramener l’écart à un but. 

Lancée

Les Remparts semblaient être sur une lancée en troisième période, alors qu’Aleksei Sergeev purgeait une pénalité de banc pour avoir trop de joueurs sur la patinoire. Dans une montée à deux contre un avec Schives, Hunter Holmes a gardé la rondelle et décoché un tir qui n’a laissé aucune chance à Iacobo. 

Par la suite, Darien Kielb avait poussé les Remparts en avant en tirant profit d’un puissant lancer de James Malatesta qui avait rebondi derrière le filet avant d’aboutir sur son bâton. 

Concédant que ses joueurs avaient aussi disputé un match «par séquences», l’entraîneur des Tigres, Louis Robitaille, a salué leur force de caractère dans les dernières minutes. 

«Tout le monde est resté calme sur le banc. On est allé chercher de gros buts. Je leur avais dit que c’était notre match, mais qu’on était en train de l’échapper avec des erreurs de mollesse. Je suis heureux, car, au début de la saison, ces matchs-là, on les perdait», a-t-il conclu.

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DES TRIGRES TRANSFORMÉS, SELON POULIN

Capitaine des Tigres de Victoriaville depuis le début de la saison, Anthony Poulin a vu l’évolution de son équipe depuis l’automne et croit maintenant que lui et ses coéquipiers sont capables de terminer la saison en force.

«Au début de la saison, ça n’allait pas bien du tout. Je crois que c’est essentiellement la mentalité de l’équipe qui a changé. Les gars étaient vraiment tannés de perdre», expliquait l’attaquant originaire de Saint-Prosper avant le match.

«Mon rôle à moi, c’était de prêcher par l’exemple, d’avoir une bonne attitude. C’est ce à quoi on s’attend d’un capitaine, d’être un leader», a-t-il poursuivi.

«Personnellement, je crois que nous avons ce qu’il faut pour connaître une grosse fin de saison. Il y a une grosse lutte pour l’avantage de la glace», a-t-il expliqué. 

Avant le match de vendredi, les Tigres avaient remporté sept de leurs dix derniers matchs et étaient à égalité avec les Foreurs de Val-d’Or et les Sea Dogs de St. Johnn au dixième rang du classent général, trois points derrière les Huskies de Rouyn-Noranda.

Jumelé au Russe Egor Serdyuk, un espoir des Flyers de Philadelphie, et à l’Ukrainien Alexandr Peresunko, qui s’est greffé à la paire depuis quelques semaines, Poulin figure maintenant au cinquième rang des marqueurs des Tigres avec 9 buts à 18 aides.

«C’est vraiment quelque chose de jouer avec Serdyuk, c’est un gars qui a un très grand talent alors ça aide beaucoup à produire», déclare le joueur de 20 ans qui a déjà annoncé qu’il n’accrocherait pas ses patins l’an prochain et qu’il prendrait le chemin du hockey universitaire. Ian Bussières