Tiger Woods n’a pas raté son retour à la compétition. Après 301 jours après sa dernière apparition dans un tournoi, Woods a remis une carte de 69 lors du Hero World Challenge, à New Providence, aux Bahamas.

Tiger rugit à nouveau

NASSAU, Bahamas — Pour son retour en compétition après dix mois d’absence, le roi déchu du golf Tiger Woods a frappé les esprits lors de la première ronde du Hero World Challenge, jeudi à New Providence, aux Bahamas.

Le Tigre n’a pas manqué son retour : 301 jours après sa dernière apparition dans un tournoi, l’ancien numéro un mondial, opéré du dos à quatre reprises depuis 2014, a rendu une carte de 69, soit trois coups sous la normale, sur le parcours du Albany Golf Club.

«Je crois avoir très bien fait», a dit Woods en souriant. Il occupe la huitième place du tournoi sur invitation dont il est l’organisateur, et qu’il a remporté à cinq reprises, à seulement trois coups de l’Anglais Tommy Fleetwood et à une longueur de ses compatriotes Dustin Johnson et Jordan Spieth, respectivement nos 1 et 2 mondial.

Ce tournoi n’attire habituellement pas les grosses foules, mais les spectateurs étaient nombreux jeudi pour suivre Woods. «Tiger doit être là. Il y a 40 personnes à la place de quatre!» a dit Johnson en remarquant la foule autour du vert d’entraînement.

Woods avait déjà choisi le Hero World Challenge en 2016 pour renouer avec la compétition après 15 mois d’absence. Il avait bouclé sa première ronde avec une carte de 73 (+ 1), avant de finir à la 15e place.

De l’adrénaline

Contrairement à l’an dernier, il n’a pas semblé manquer d’énergie à la fin de sa ronde. Son seul regret était d’avoir joué + 1 sur les normales 5 du club de golf d’Albany en vertu de deux bogueys. Au neuvième trou, il a notamment eu besoin de quatre coups pour trouver la coupe sur une distance d’environ 30 pieds. En commençant par une approche coupée qui n’a pas atteint le vert et qui a valu un premier juron suffisamment fort pour être capté par les microphones de la télévision.

«C’est bien de ressentir un peu d’adrénaline après 10 mois de repos», a dit Woods, qui pointe désormais à la 1199e place mondiale. «Je ne savais pas comment cela allait se passer, même si je sentais bien depuis plusieurs semaines déjà, mais c’est souvent différent avec l’adrénaline de la compétition.»

Le joueur de golf le plus célèbre de la planète (79 titres de la PGA à son palmarès, dont 14 en Grand Chelem) a amorcé sa journée avec un oiselet dès le troisième trou. Quatre oiselets — célébrés en serrant le poing comme à ses plus belles heures — et deux bogeys plus tard, Woods a bouclé pour la première fois depuis août 2015 une première ronde en moins de 70 coups.

Après la tempête, le calme? Woods, qui avait été trouvé endormi fin mai au volant de sa voiture, moteur et phares allumés et sous l’emprise d’un cocktail médicamenteux, a dit avoir apprécié le moment jeudi matin.

«Je pensais à toutes les personnes qui m’ont aidé dans mon retour, qui m’ont permis d’être ici aujourd’hui. Je suis reconnaissant de leur soutien à plein de gens, c’est à eux que j’ai pensé toutes la journée, mes amis, mon chirurgien», a insisté le golfeur.

À bientôt 42 ans, l’Américain, dont la dernière victoire sur le circuit de la PGA remonte à 2013, doit maintenant prouver qu’il peut jouer à ce niveau sur quatre jours. «J’ai joué cette première ronde en essayant de prendre le moins de risques possibles, on va voir ce que je peux faire d’ici dimanche. J’en saurai plus sur moi et sur ce que je peux faire à l’avenir.»