Le gardien de but Thomas Sigouin
Le gardien de but Thomas Sigouin

Thomas Sigouin veut enfin être le numéro un

Acquis mercredi par les Remparts de Québec en échange d’un choix de troisième ronde au repêchage de 2022, Thomas Sigouin quitte le Phoenix de Sherbrooke avec la ferme intention de devenir enfin un gardien numéro un à sa dernière saison junior.

«Je savais que j’allais être échangé, car Samuel (Hlavaj) revient l’an prochain et que je me doutais que le Phoenix ne me garderait pas comme joueur de 20 ans. Les Remparts, c’est une belle opportunité qui s’offre à moi. J’ai encore ma place à gagner. Je ne pense pas que je l’aurai automatiquement, mais je pense que si j’ai un bon camp, je peux être le numéro un», a-t-il déclaré en entrevue avec Le Soleil.

Blessé à un genou après seulement quatre matchs à sa première année junior il y a deux ans, Sigouin avait passé le reste de la saison sur la liste des blessés. Il est revenu l’an dernier comme adjoint à Hlavaj et a maintenu une moyenne de buts alloués de 2.88 et un pourcentage d’efficacité de .901 en 26 parties.

Opération et réadaptation

«Ma blessure avait nécessité une grosse opération et six mois de réadaptation. Ce sont mes moments les plus difficiles au hockey. C’est dur d’être avec une équipe sept jours sur sept et de ne pas pouvoir aider. Au moins, j’ai vu beaucoup de matchs et j’ai appris malgré tout», explique-t-il.

Il assure maintenant que son genou n’est plus un problème et qu’il ne ressent plus aucune douleur. «L’an dernier, on avait une très bonne équipe à Sherbrooke et j’ai appris à gagner. Il y avait une belle chimie et j’ai vécu de bons moments. Mon but est maintenant de faire gagner les Remparts pour ensuite pouvoir viser plus haut», poursuit celui qui n’a jamais été invité à un camp professionnel.

À Québec, il remplacera Tristan Côté-Cazenave, qui a terminé son stage junior et s’alignera avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il luttera pour le poste de numéro un avec Émerik Despatie, qui aura 17 ans bientôt et a joué 22 matchs avec les Remparts l’an dernier.

Motivé par Roy

«Je n’ai jamais été numéro un dans le junior, mais je l’ai été à d’autres niveaux, notamment au collégial avec les Filons du Cégep de Thetford où j’ai vécu les séries. C’est une expérience qui pourrait m’aider à Québec», poursuit celui qui est aussi très excité à l’idée d’être dirigé par Patrick Roy.

«Je pense que pour tous les gardiens de but, c’est quelque chose de spécial d’avoir Patrick Roy comme «coach». C’est une idole de jeunesse et je pense que ça m’apportera une bonne motivation.»

En vidéoconférence mercredi, Roy avait aussi de bons mots pour son nouveau protégé. «Je l’avais ciblé sur ma liste de potentiels joueurs de 20 ans et le prix me plaisait. Ce que j’aime de lui, c’est que c’est un compétiteur. Il a eu une très mauvaise blessure il y a deux ans, mais il a été vraiment bon contre nous l’an dernier», a-t-il déclaré.

«Nous voulions aussi ôter un peu de pression à Émerik, lui permettre de travailler sans trop de pression et lui permettre de progresser», a ajouté le Diable rouge en chef.