Thomas Chabot dit avoir entendu des choses extraordinaires au sujet de D.J. Smith, le nouvel entraîneur-chef des Sénateurs.

Thomas Chabot emballé par l’arrivée de D.J. Smith

À 22 ans, il est déjà l’un des piliers de la défensive des Sénateurs d’Ottawa. À l’approche de sa troisième saison dans la LNH, le défenseur Thomas Chabot voit d’un bon œil l’arrivée du nouvel entraîneur-chef D.J. Smith à la barre de l’équipe ayant terminé au tour dernier rang du classement général.

«J’ai entendu des choses extraordinaires à propos de lui. On dit qu’il est très bon avec les jeunes joueurs, et nous aurons une jeune équipe, alors c’est certain que ce sera positif pour nous, c’est un nouveau départ», disait l’arrière beauceron natif de Sainte-Marie, mercredi, en point de presse au PEPS de l’Université Laval.

Il a eu l’occasion de lui parler brièvement lors de sa nomination au moment où il se trouvait en Europe pour participer au Championnat du monde. «Dans le prochain mois, on va s'asseoir pour regarder ça. Ce sera excitant pour nous d’arriver au camp et de recommencer avec un nouvel entraîneur.»

Chabot était l’un des représentants des 60 joueurs qui participeront au Boot Camp, un tournoi de hockey regroupement uniquement des joueurs professionnels qui aura lieu les 9 et 10 août, à l’aréna du PEPS.

Mais l’occasion était trop belle pour ne pas jaser de la saison qui s’en vient, sa dernière sous l’actuel contrat qui le lie à l’organisation. Et Chabot ne perd pas le sommeil à propos de son avenir à moyen terme.

«Honnêtement, je ne me concentre pas nécessairement là-dessus. J’ai parlé avec mon agent [Dominic DeBlois], et présentement, il n’y a rien qui se passe. Mon but est d’abord de profiter de l’été pour me préparer afin d’arriver au camp fin prêt à entamer la saison et pour jouer du mieux que je peux», disait-il aux médias qui s’informaient de sa situation contractuelle.

À l’idée qu’on lui offre un pacte de transition de quelques saisons ou qu’on lui en propose un à plus long terme, Chabot ne bronchait pas.

«Je suis ouvert à n’importe quoi, mais je n’ai pas encore eu de discussion là-dessus. J’imagine que le jour où l’on sera proche d’une décision, on va s’asseoir et en jaser. Pour l’instant, il reste encore une année à mon contrat, et la seule chose sur laquelle je me concentre c’est d’arriver à Ottawa pour aider l’équipe à avoir du succès. Tout ce qui entoure mon contrat, mon agent va s’en occuper, c’est entre ses mains.»

Troisième marqueur

À sa deuxième campagne dans la LNH, Chabot a brillé de tous ses feux. Il a inscrit 14 buts et amassé 55 points, pour finir troisième marqueur de l’équipe. «Premier, si l’on considère les échanges», disait-il en riant pendant la conférence du Boot Camp, lorsque l’organisateur lui demandait à quel rang il avait terminé…

Partis à Las Vegas et à Columbus (puis à Nashville comme joueur autonome), Mark Stone et Matt Duchene l’avaient devancé aux points chez les Sénateurs. Chabot a aussi profité du départ d’Erik Karlsson pour obtenir un rôle plus accru. Il est déjà un leader après seulement deux saisons derrière la cravate, ce qui l’étonne un peu.

«Oui, ça arrive plus vite que prévu. Le fait qu’Erik parte, ça m’a donné un rôle beaucoup plus gros qu’on aurait pensé pour un gars de mon âge. En même temps, j’ai essayé de profiter du temps de glace que j’avais. L’an passé, on savait qu’Erik ne serait peut-être pas de retour [il a été échangé à San Jose], et j’avais ça derrière la tête tout l’été. Quand la nouvelle est arrivée, j’étais prêt. Oui, j’ai fait des erreurs, et je vais continuer d’en faire, mais ça fait grandir comme joueur», indiquait le défenseur de six pieds et deux pouces.

Il sera encore prêt, dans quelques semaines, lorsqu’il se pointera au camp des Sénateurs. Il voit l’avenir d’un bon œil avec tous les jeunes qui pointent à l’horizon.

«Ça va être excitant d’arriver au camp et de voir tous les gars qui se battront pour un poste. On n’a pas eu la saison qu’on avait espéré, mais on regarde devant nous. Il y a du talent dans notre chambre, la prochaine saison sera intéressante. Je serais fou de dire que je ne voudrais pas que mon équipe ne fasse pas les séries», ajoutait-il en sachant que la réalisation de cet exploit sera difficile.