Grâce à son «passe-temps», Marie-pier Huet a beaucoup voyagé. Elle s'est rendue en Russie, en Espagne, en République tchèque, en Thaïlande et en Italie.

Tennis de plage: parmi l'élite mondiale, les pieds dans le sable!

Une femme de L'Ancienne-Lorette occupe le premier rang de la Fédération internationale de tennis de plage! Marie-pier Huet n'aura peut-être jamais connu la carrière espérée dans le «vrai» tennis, mais elle se reprend de belle façon, les pieds dans le sable!
«Le beach tennis est mieux que le tennis normal pour moi, lance-t-elle. Autant c'est vraiment compétitif, autant à la fin de la journée, on se parle. C'est une communauté», explique Huet, qui n'aimait pas le côté sérieux et solitaire de son ancien sport.
Il y a trois ans, en Floride, Huet se cherche un nouveau groupe d'entraînement. Elle se retrouve à Pompano Beach pour une rencontre de tennis de plage. «Ils m'ont trouvée super bonne», raconte-t-elle. Tellement que ses nouveaux amis l'incitent à participer à un tournoi professionnel dès la fin de semaine suivante. «C'était les championnats du monde!» ajoute-t-elle en riant. Avec une partenaire qu'elle ne connaît pas, elle perd en finale du double. Et se classe troisième en simple. Des débuts fracassants!
«J'ai eu la piqûre. C'est toutes les choses que j'aime ensemble : la plage, le tennis, il y a de la musique pendant qu'on joue. C'est comme un environnement de volleyball de plage.»
Ses succès ne sont pas tombés du ciel. Formée au Club Avantage, Huet a ensuite poursuivi son parcours tennistique à l'Université d'Oklahoma, grâce à une bourse d'études. En 2012, elle a remporté le prestigieux tournoi Louis-Després, qui couronne les meilleurs joueurs de la région de Québec.
Son passage chez les professionnels n'aura toutefois pas donné les résultats escomptés. Après ses études, terminées en 2012, elle déménage en Floride et devient rapidement entraîneure. Quitter la compétition a été une décision douce-amère, souligne Huet. Parce que «ça reste ton rêve, que t'as depuis que t'es toute jeune. Mais en même temps, t'es prête à avoir une vie, à avoir des relations, à avoir une famille. À ne pas avoir mal partout à tous les jours», explique la femme de 28 ans, victime de nombreuses blessures au cours de sa carrière.
Une deuxième chance
Elle admet voir le tennis de plage comme une deuxième chance de connaître du succès comme joueuse. D'autant plus, indique-t-elle, que son sport pourrait faire son entrée aux Jeux olympiques en 2028. Elle compte bien y être.
Le jeu se déroule sur un terrain de volleyball de plage, mais le filet est placé plus bas, à 1,7 mètre de hauteur. Les points se comptent comme au tennis, sans les avantages. Et sur la plage, pas de deuxième service, ni de service en croisé.
Impossible pour l'instant d'y gagner sa vie. Mais ce sport fait voyager! Jusqu'ici, grâce à son nouveau «passe-temps», Huet s'est rendue en Russie, en Espagne, en République tchèque, en Thaïlande et en Italie, où cette activité méconnue a été créée à la fin des années 70, puis fédérée en 1996. Et d'où provient la majorité des membres de l'élite mondiale.
Et dans quelques jours, le Québec. Huet pourra enfin montrer son savoir-faire à la maison, ou presque... Elle participera à deux tournois à Laval, du 25 au 27 août, les premiers rendez-vous de tennis de plage au Canada. Elle compte profiter de son passage dans la province pour propager la bonne nouvelle. «C'est mon but, c'est pour ça que je vais à Montréal. Et je veux arrêter à Québec et en parler. J'aimerais montrer ça à tout le monde. Parce que c'est bon pour les jeunes qui jouent au tennis. C'est des volées et des smashs. C'est facile comme sport. Tout le monde est capable de jouer.»