Après avoir connu un début de saison 
difficile, 
Anne-Catherine Tanguay s’est bien ressaisie 
en faisant la coupure dans 
six des sept 
derniers 
tournois 
auxquels elle 
a participé. 
La golfeuse 
de Québec, 
qui pointe 
actuellement 
au 129e rang du classement mondial, 
considère que ses chances de fouler les allées du circuit de la LPGA la saison prochaine sont excellentes.

Tanguay confiante de garder sa carte de la LPGA

La golfeuse de Sainte-Foy Anne-Catherine Tanguay demeure confiante, même si elle devra passer une fois de plus par le tournoi de qualification afin de garder l’an prochain sa carte de la LPGA, où elle vient de passer la dernière saison.

«J’aurais bien aimé ne pas avoir à passer par les qualifications, mais j’ai quand même eu un début de saison assez difficile et une première année, c’est beaucoup d’ajustements. Tout va plus vite, c’est toujours des tournois de quatre jours et on va d’un bout à l’autre du pays», a expliqué la golfeuse de 27 ans au bout du fil, la semaine dernière.

Anne-Catherine avoue s’être mis beaucoup de pression en début de saison, en plus d’éprouver des problèmes de maintien technique dans son élan. Un camp avec l’équipe canadienne à la fin du mois de mai l’a aidée à sortir du marasme.

«C’était un camp de quatre jours en Colombie--Britannique. J’en ai profité pour travailler avec mon entraîneur et quelque chose a cliqué. Je me cherchais dans mon élan et lui, il a vu quelque chose et il m’a dit qu’il allait travailler là-dessus.»

L’élan de la golfeuse s’est amélioré, elle a frappé de meilleurs coups et sa fin de saison a été totalement différente du début. Elle a terminé en force en faisant la coupure dans six de ses sept derniers tournois et elle se situe présentement au 129e rang du classement de la LPGA.

«J’ai terminé avec mon meilleur résultat en carrière, une 16e place au Cambia Portland Classic. Ma confiance va beaucoup mieux quand je frappe de bons coups. Et je suis quand même satisfaite de ma saison. Je suis contente de m’être battue et d’avoir réussi à remonter», a-t-elle raconté.

«J’aime mieux avoir eu un mauvais start et un bon finish que l’inverse. Comme ça j’arriverai aux qualifications plus confiante.»

Tanguay disputera le tournoi de qualification, appelé Q-School dans le jargon du milieu, les 22 et 23 octobre après avoir participé au Murphy USA El Dorado Shootout et au Championnat Guardian, deux tournois du circuit Symetra, le circuit des espoirs de la LPGA.

Système plus favorable

Le système de qualification ayant été modifié cette année, elle croit qu’elle devrait avoir plus de facilité à garder sa carte de la LPGA l’an prochain. 

«Il y a 108 joueuses au tournoi, dont les positions 101 à 150 de la LPGA et les positions 11 à 30 du circuit Symetra. On joue deux tournois de huit rondes dont les scores sont cumulatifs sur deux terrains différents, le numéro 6 et le numéro 7 de Pinehurst. L’an passé, c’était une semaine sur un terrain seulement et un total de cinq rondes», a-t-elle expliqué. «Je crois que le nouveau système est plus représentatif et favorise les joueuses plus constantes.»

Un minimum de 45 joueuses sur 108 pourront ainsi avoir leur carte de la LPGA pour la saison 2019. «C’est presque la moitié, alors j’estime que mes chances sont quand même bonnes. De plus, comme ma game est plus à la hauteur de mes capacités qu’elle l’était au début de la saison, ça devrait me permettre de ne pas refaire les mêmes erreurs», a indiqué celle qui est l’une des deux Québécoises (avec la Sherbrookoise Maude-Aimée Leblanc, 121e mondiale) à avoir passé la saison 2018 dans la LPGA.

Compétition forte

«La compétition est vraiment très forte dans la LPGA», note Tanguay. «La marche est haute avec le circuit Symetra. Il y a tellement de profondeur dans la qualité des joueuses que tu ne peux pas jouer ordinaire et passer.»

Elle a également eu l’occasion de croiser plusieurs golfeuses de l’élite mondiale sur son chemin durant cette année. «J’ai joué avec In-Gee Chun [12e au monde] la semaine passée et c’est vraiment l’fun! Tu essaies d’en apprendre le plus possible au contact de ces joueuses. Elle est très calme. Il y a aussi Katherine Kirk, qui est ma préférée et qui est sur le circuit de la LPGA depuis dix ans.»

Une fois terminé le tournoi de qualification, Anne-Catherine bénéficiera d’une saison morte un peu plus longue que d’habitude. «Comme le Q-School est plus tôt cette année et que le tournoi des Bahamas, qui avait lieu en janvier, n’existe plus, la saison débutera en février. J’en profiterai pour m’entraîner en Floride et pour jouer un Pro-Am où j’ai été invitée dans les Hamptons.»