L’attaquant des Sharks, Joe Pavelski, a reçu un double échec de Cody Eakin en troisième période du septième match de la série. Eakin a été chassé pour cinq minutes, ce qui a permis aux Sharks de revenir dans le match.

Une «mauvaise blague»

CHRONIQUE — EN SÉRIES / On ne peut qu’admirer la passion qui anime l’ailier québécois des Golden Knights de Vegas, Jonathan Marchessault.

Sa sortie en règle contre l’arbitre Éric Furlatt, tard mardi soir, nous en dit long sur l’athlète et sur l’homme qu’il est.

Furlatt, pour ceux qui ne l’ont pas vu, a décerné une pénalité majeure de cinq minutes pour double échec aux Knights, dans le septième match de leur série contre les Sharks de San Jose.

Cette pénalité au beau milieu de la troisième période, au moment où Vegas détenait une avance de trois buts.

Les Sharks ont repris vie durant la supériorité numérique qui a suivi.

Ce réveil leur a éventuellement ouvert les portes de la deuxième ronde des séries.

Dans le vestiaire des perdants, Marchessault en avait gros sur le cœur. Il avait bien un peu de compassion pour la victime du double échec.

Pour tout le reste...

« J’espère sincèrement que Joe Pavelski va bien s’en tirer. On ne souhaite jamais de mal à un adversaire. Le reste, c’est une fucking joke », a-t-il déclaré crûment, sans trop se soucier des micros qui étaient braqués vers lui.

« Cinq minutes de pénalité pour ça ? On aurait pu consulter la vidéo. Cette pénalité a complètement changé l’allure de la partie. Le match n’était même pas serré ! On menait 3-0. J’aurais compris qu’on décerne une pénalité mineure de deux minutes. Mais cinq minutes ? Pour une infraction que les arbitres n’ont même pas vue ? Ils diront ce qu’ils voudront, ils ont scellé l’issue du match. C’est une fucking joke. C’est gênant. »

Marchessault n’avait pas fini. Il ne faisait que s’échauffer.

« Furlatt nous a dit que les apparences étaient contre nous. S’il a dit ça, il n’a clairement pas vu ce qui s’est passé, sur la glace. On a simplement poussé Pavelski après la mise en jeu. Ça se voit souvent. Un gars qui perd une mise en jeu peut facilement asséner un petit double échec à son adversaire. Je répète : si on avait décerné une simple pénalité pour double échec, j’aurais compris. Leur décision a complètement modifié notre destinée. C’est une blague. Si j’étais à leur place, je serais gêné. »

Avec le temps, Marchessault comprendra sans doute que cette pénalité n’a pas été le coup fatal. Les Golden Knights ont quand même alloué quatre buts durant les cinq minutes qui ont suivi. Ce n’est pas une grande performance, de la part d’une équipe qui a conservé un taux d’efficacité de 80 % en infériorité numérique, en saison régulière.

Quand il sera capable de s’asseoir calmement, pour faire son bilan de la dernière saison, Marchessault se souviendra peut-être que les Knights ont remporté trois de leurs quatre premiers matches, en séries. Ils ont donc raté trois belles opportunités d’achever les Sharks.

Reste à voir si ça permettra de calmer celui qui a encore produit à un rythme d’un point par match en séries.

On le disait, dès le départ. La passion qui anime Marchessault est franchement impressionnante.

« L’été commence. Il faudra attendre cinq fucking mois avant de jouer le premier match de notre prochaine saison régulière », a-t-il fini par lancer aux journalistes.

« Vous croyez que nous sommes prêts pour les vacances ? »

Soirée de clowns

On s’ennuiera, un peu, de la confrontation d’entraîneurs impliquant Peter DeBoer et Gerard Gallant. Les entraîneurs des Sharks et des Golden Knights ont passé les deux dernières semaines à se crêper le chignon.

On sentait que DeBoer en avait plein le dos, vers la fin.

Il était sincèrement irrité de voir Gallant discuter avec les joueurs des Sharks, avant et pendant les matches.

Gallant ne semblait pas particulièrement joyeux, non plus, dans les heures qui ont précédé le match numéro sept.

« Je n’ai pas vraiment envie de parler de tout ça, mais je n’ai pas vraiment le choix. Ce clown a dit dans le journal qu’on ne peut pas vraiment laisser passer », a-t-il déclaré.

Traiter un collègue de clown en pleine conférence de presse.

C’était possiblement la meilleure rivalité entre entraîneurs depuis Michel Therrien et Paul MacLean, durant la série opposant le Canadien de Montréal aux Sénateurs d’Ottawa, au printemps 2013.

La fin de la lune de miel à Toronto ?

Dur lendemain de veille dans la Ville-Reine. Après la défaite dans le match ultime contre les Bruins de Boston, l’attaquant des Maple Leafs Mitch Marner a eu cette impression de déjà-vu.

« C’est le même fichu feeling que l’année dernière », a-t-il déclaré.

De loin, on a l’impression que les choses ont un peu évolué.

Pour la première fois, Mike Babcock se retrouve au pilori.

Il ne faut pas oublier d’où Babcock vient. Au printemps 2015, avant de repêcher Marner et Auston Matthews, avant de mettre sous contrat John Tavares, les Leafs ont posé un premier geste d’éclat dans leur processus de reconstruction. Ils ont identifié l’entraîneur le plus reconnu sur la planète. Ils lui ont offert un gigantesque contrat de huit ans.

Dans les quatre années qui ont suivi, Babcock a eu les coudées franches.

Dans les derniers jours, on a senti l’étau se resserrer. Les influents columnists et commentateurs torontois lui ont souvent remis sur le nez l’inefficacité des Leafs en infériorité numérique. On a également remis en question sa décision de constamment se fier à Patrick Marleau dans les moments-clés. Le vénérable vétéran n’a pas marqué un seul but, contre les Bruins.

« Patty méritait de se retrouver sur la glace », a-t-il répondu, sèchement, durant sa conférence de presse d’après-match, mardi.

« Notre équipe a progressé. Vous l’avez bien vu, comme moi. Dans les séries, nous étions bien meilleurs que l’an dernier », a-t-il également déclaré.

La pression sera forte, la saison prochaine.

Écrit dans le ciel

On s’en parlait la semaine dernière. À la suite de l’élimination des Penguins de Pittsburgh, Jacques Martin devenait un candidat de choix pour les postes de direction vacants, tant à Ottawa qu’à Buffalo.É

Sans surprise, on apprend maintenant que les Sabres et les Sénateurs ont obtenu la permission d’interviewer l’entraîneur expérimenté de 66 ans...

Sylvain St-Laurent

Le Vieux-Bob au temps de Bob

CHRONIQUE / Jean-François Plante m’avait prévenu. En tant que journaliste affecté à la couverture du hockey junior, au Droit, Jean-François a eu le bonheur d’établir un lien privilégié avec Bob Bissonnette. On peut même dire qu’ils étaient amis.

JF a donc fait partie des chanceux qui ont pu voir ROCKSTAR. Pis pas à peu près, le documentaire qui rend hommage à l’ancien hockeyeur devenu chanteur.

Sylvain St-Laurent

Pareil, mais différent

CHRONIQUE / Heureusement, la menace d’un nouveau conflit de travail paralysant les activités de la Ligue nationale de hockey aura duré quelques heures, à peine.

L’Association des joueurs a vraiment pris la bonne décision, en optant pour la paix et la stabilité jusqu’en 2022.

Sylvain St-Laurent

Juste une chance

CHRONIQUE / Une chance. Une toute petite chance. Émile Poirier ne demandait rien de plus, à l’approche de la nouvelle saison de hockey.

On dirait bien que les dieux du hockey l’ont finalement entendu.

Sylvain St-Laurent

Chris et Chris

CHRONIQUE / D’anciens détenteurs de billets de saison des Sénateurs ont reçu une surprise, par la poste, la semaine dernière. Une lettre, signée par deux anciens joueurs, Chris Phillips et Chris Neil. Une lettre dans laquelle on les invite à revenir au Centre Canadian Tire, en renouvelant leur engagement auprès de l’organisation.

La chronique qui suit portera sur Phillips et sur Neil. Sur le rôle que les anciens pourraient jouer dans la relance.

Sylvain St-Laurent

L’espoir numéro 17

CHRONIQUE / Dans le petit monde du journalisme sportif, Corey Pronman s’est forgé une bien jolie réputation. Au lieu de suivre les activités d’une organisation de la LNH, il s’intéresse aux espoirs des 31 équipes.

Il prend son rôle au sérieux et ça paraît.

Sylvain St-Laurent

Un directeur général, son journal

CHRONIQUE / Vos nombreux messages de soutien nous touchent droit au cœur, vos mots d’encouragement nous donnent le courage et le goût de continuer.

Quand le gouvernement est intervenu pour prêter main-forte aux quotidiens de Groupe Capitales Médias, j’appréhendais une certaine réponse négative du public.

Sylvain St-Laurent

Un très bel été avec Sidney

CHRONIQUE / Drake Batherson a de la chance.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa n’est pas chanceux sur toute la ligne. Il a raté les séries éliminatoires, le printemps dernier, à Belleville. « J’ai trouvé l’été un peu long », a-t-il reconnu, jeudi, quand je l’ai croisé à Kanata.

Sylvain St-Laurent

Un bon centre numéro deux

CHRONIQUE / Ils étaient quand même beaux à voir. Je parle ici des partisans des Sénateurs d’Ottawa qui ont envahi les réseaux, mercredi dernier. Ceux qui devaient à tout prix hurler leur joie, dès qu’ils ont su pour la mise sous contrat de Colin White.

«Enfin, une bonne nouvelle», s’est exclamé notre ami Louis-Philippe Brûlé, sur son espace Facebook.

Sylvain St-Laurent

Des Z’amours à temps plein

CHRONIQUE / Brad Wilkerson a profondément aimé Montréal. Et les amateurs de baseball québécois. On l’a vu pleurer sur le terrain du stade olympique, à la conclusion du dernier match des Expos. Pas des larmes de crocodile.

Wilkerson est à la retraite depuis une dizaine d’années, maintenant, mais le sort qui est réservé aux jeunes athlètes lui tient à cœur. Il a délaissé le coaching, récemment, pour devenir agent de joueurs.

Sylvain St-Laurent

Tout ce qu’on ne savait pas sur Ceci

CHRONIQUE / Cody Ceci n’a pas toujours bien composé avec la pression qui vient avec son métier. Le rôle de hockeyeur d’élite, représentant sa ville natale, semblait parfois lourd à porter.

Il avait déjà des problèmes, à l’époque où il portait les couleurs des 67’s d’Ottawa.

La direction du club s’était éventuellement résignée à l’échanger à l’Attack d’Owen Sound, pour lui permettre de respirer plus à l’aise.

Sylvain St-Laurent

Sans quart, point de salut

CHRONIQUE / Matthieu Proulx avait vu juste. «Ça m’arrive, à l’occasion», lance l’ancien footballeur gatinois, devenu commentateur à RDS, au bout du fil.

Il y a six mois, environ, Proulx avait accordé une entrevue à notre collègue Martin Comtois. Selon sa lecture, le Rouge et Noir n’avait pas les moyens de perdre Trevor Harris.

Sylvain St-Laurent

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Sylvain St-Laurent

Le plus bel emploi d’été

CHRONIQUE / Quinze ans. C’est un bien drôle d’âge.

On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

Grosse semaine pour les agents

CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

Mélodie, made in Gatineau

CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.