L’ancien entraîneur-chef des Sénateurs, Jacques Martin, serait un excellent candidat pour le poste de président des opérations hockey à Ottawa.

Peuvent-ils laisser filer Martin ?

CHRONIQUE / On pourrait lancer une pétition. Pour que les représentants des médias renoncent à l’expression « saison morte » quand il est question de hockey.

La saison ne s’éteint jamais complètement, de nos jours.

Entre le repêchage, les rachats, les négociations avec les futurs joueurs autonomes, les offres hostiles, le 1er juillet, l’arbitrage salarial...

On va se réveiller après la fête du Travail et personne n’aura eu le temps de se reposer.

Il y a quand même deux ou trois dossiers, à travers la LNH, qui semblent au point mort.

Il y en a un gros – très gros, même – pas trop loin de chez nous.

À la fin du mois de mars, les Sénateurs d’Ottawa ont créé un poste de président des opérations hockey. Il fallait que leurs intentions soient sérieuses. Ils ont même publié un communiqué de presse.

Dans ce communiqué, on a même écrit qu’avec tous les choix accumulés en prévision des prochains repêchages, Ottawa devenait une destination de choix pour les hommes de hockey de qualité.

Je ne sais pas à quel point c’est vrai.

Ailleurs, des collègues ont affirmé que la recherche du candidat idéal avait ramené les Sénateurs durement sur terre. Certains candidats de renom qui ont été approchés n’auraient même pas voulu se déplacer pour être interviewés.

Je ne sais pas trop ce qui se passe, ces jours-ci.

Les plans de l’organisation ont peut-être changé. L’embauche d’un président des opérations hockey a possiblement été remise à plus tard.

Je sais cependant qu’un homme de hockey possédant toutes les compétences requises demeure disponible.

Jacques Martin a été rencontré quand il fallait embaucher un nouvel entraîneur-chef. On a préféré la candidature de D.J. Smith, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose. En choisissant un candidat de la relève, on accueille des idées neuves. On mise sur l’enthousiasme. Tout ça, en économisant quelques dollars.

Martin comprend sans doute tout cela.

Il ne se retrouve d’ailleurs pas devant rien. Le contrat qui le lie à l’organisation des Penguins de Pittsburgh est valide pour une autre année.

Il ne doit pas être malheureux, là-bas, dans une vraie ville de sports, avec une organisation de première classe.

En début de semaine, les entraîneurs des Penguins ont passé une journée complète, à titre d’observateurs, au mini-camp printanier des Steelers de la NFL.

À défaut de diriger les Penguins, il a tout le respect de leur entraîneur-chef. Mike Sullivan comprend très bien la chance qu’il a de miser sur un homme qui possède autant de vécu.

Et il le dit souvent.

Martin ne sera certainement pas fâché, s’il doit compléter son contrat en passant une saison de plus auprès de Sidney Crosby.

On me laisse quand même croire que Martin ne serait pas malheureux de rentrer à Ottawa pour conclure sa carrière.

Des gens qui le connaissent bien sont sous l’impression qu’il relèverait avec fierté un autre défi. Il serait content d’aider à redresser l’organisation avec laquelle il a passé huit des plus belles années de sa carrière.

Je suis sous l’impression que Martin prendrait le temps d’écouter l’offre des Sénateurs... si les Sénateurs prenaient le temps de lui en soumettre une.

Dans le communiqué des Sénateurs, à la fin mars, on disait que le nouveau président viendrait combler, en partie, le vide laissé par Bryan Murray.

Martin peut sans doute faire cela.

S’il est vraiment disponible, les Sénateurs peuvent-ils vraiment se passer de lui ?

Un peu comme Jacques Martin, Bruce Cassidy est originaire de la grande région d’Ottawa.

L’entraîneur-chef des Bruins de Boston a offert des réponses à des centaines de questions, dans ses conférences de presse.

Il a gardé la meilleure pour la fin.

Mercredi matin, un collègue lui a demandé s’il avait réfléchi à la façon dont sa réputation avait changé au fil des ans.

« Non, je n’y ai pas pensé. Je veux juste graver mon nom sur cette foutue coupe », a-t-il répondu.

Il a vraiment utilisé les mots « that damn cup » en anglais.

Une petite phrase qui résume tout.