Émile Poirier a quitté l’aréna Robert-Guertin en vitesse après avoir été invité au camp des Jets de Winnipeg.

Juste une chance

CHRONIQUE / Une chance. Une toute petite chance. Émile Poirier ne demandait rien de plus, à l’approche de la nouvelle saison de hockey.

On dirait bien que les dieux du hockey l’ont finalement entendu.

Le dernier espoir de premier plan produit par les Olympiques de Gatineau était de retour en Outaouais, depuis quelques semaines. Il s’entraînait avec son ancien club junior en attendant. Son agent n’avait pas pu lui obtenir mieux qu’une invitation au camp d’entraînement du Moose du Manitoba, club école des Jets de Winnipeg dans la Ligue américaine.

Ce n’était clairement pas le scénario idéal.

Ce n’était surtout pas la trajectoire de carrière que Poirier avait en tête, en 2013, quand il a été repêché en première ronde par les Flames de Calgary.

Poirier refusait de s’apitoyer sur son sort.

« Rester là, à se morfondre, ce n’est jamais bon pour le mental », dit-il.

Dans les dernières heures, Poirier a peut-être obtenu ce qu’il demandait. Son agent lui a fait comprendre qu’il y avait du mouvement. Puis, le téléphone a sonné. Un dirigeant des Jets lui a confirmé qu’une place venait de se libérer. S’il était prêt à devancer son départ, on voulait lui donner une opportunité de participer au « vrai » camp, avec tous les joueurs de la Ligue nationale.

Il a donc quitté le Vieux Bob au pas de course, avec son sac d’équipement sur le dos.

Il a pris l’avion en fin d’après-midi, mercredi.

« Je suis excité, m’a-t-il dit, quand je l’ai intercepté avant son départ. Je m’en vais là et je me sens prêt. Je suis prêt et je vais tout donner. »

Une participation au camp d’entraînement à titre de joueur invité. Un contrat d’essai professionnel. Ce n’est pas le Klondike.

Mais c’est une opportunité. Et c’est tout ce qu’il demandait.

Poirier attaque ce défi avec sérénité. Il est bien conscient qu’il ne s’est pas retrouvé dans cette position par hasard.

On a déjà parlé, abondamment, de son combat contre la dépendance à l’alcool. Ses problèmes personnels ont plombé ses premières années de sa carrière.

Tout ça, c’était déjà réglé, l’an dernier, quand il a obtenu sa deuxième chance. La direction des Jets lui avait concédé un contrat d’essai d’une durée de 25 parties, pour qu’il recommence à – presque – zéro dans la Ligue américaine.

Le contexte n’était déjà pas facile. Dans les mineures, en début de saison, les entraîneurs ont la directive d’utiliser au maximum les plus jeunes espoirs.

Deux mois après le début de la saison, son temps de glace commençait à grimper. On lui donnait, de plus en plus régulièrement, la chance d’évoluer lors des attaques massives.

Il avait l’impression qu’il pouvait connaître une bonne saison.

C’est là que la malchance a frappé.

« Je me suis cassé la jambe au mois de décembre. C’est arrivé le jour de ma fête, en fait. Le 14. Je me souviens du joueur. C’est Josh Jooris. Je le connais un peu, j’ai déjà joué avec lui. Il est juste tombé sur ma jambe et ma jambe a cassé. »

« C’est arrivé durant un jeu normal, comme ça. C’est juste que je devais m’absenter pendant huit semaines, au départ. En fin de compte, j’ai raté presque quatre mois. Il y a eu des complications. »

Poirier n’a pas voulu s’apitoyer sur son sort, mais...

« J’arrivais dans une nouvelle organisation. Après une dizaine de matches, j’ai comme pris mon envol. Je commençais à connaître les entraîneurs. Je commençais à comprendre le système. J’étais en voie de connaître une bonne saison. C’est dommage, tout ça. »

« Mais, tu sais... Le hockey, c’est ça. Je ne peux rien y faire. Maintenant, je dois recommencer. »

Émile Poirier est parti confiant, mais pas trop. Il a encore une fois paraphé un contrat d’essai. Son salaire n’est pas garanti pour les prochains mois.

La seule différence, c’est qu’il retourne en terrain connu. À Winnipeg, il retrouvera les entraîneurs du Moose. Il a confiance en Marty Johnston et Pascal Vincent.

Il est convaincu qu’il est aussi rapide qu’avant de subir sa blessure. « La mobilité est à travailler. Mais la vitesse, la force sont de retour. »

« Je sais que je devrai commencer l’année avec le Moose. Si je fais bien, je pourrais obtenir une opportunité de monter dès cette année. Je sais comment ça se passe. Je l’ai déjà vécu. Parfois, les choses peuvent aller vite. »

Si l’opportunité se présente, il jure qu’il sera prêt.

Sylvain St-Laurent

Le Vieux-Bob au temps de Bob

CHRONIQUE / Jean-François Plante m’avait prévenu. En tant que journaliste affecté à la couverture du hockey junior, au Droit, Jean-François a eu le bonheur d’établir un lien privilégié avec Bob Bissonnette. On peut même dire qu’ils étaient amis.

JF a donc fait partie des chanceux qui ont pu voir ROCKSTAR. Pis pas à peu près, le documentaire qui rend hommage à l’ancien hockeyeur devenu chanteur.

Sylvain St-Laurent

Pareil, mais différent

CHRONIQUE / Heureusement, la menace d’un nouveau conflit de travail paralysant les activités de la Ligue nationale de hockey aura duré quelques heures, à peine.

L’Association des joueurs a vraiment pris la bonne décision, en optant pour la paix et la stabilité jusqu’en 2022.

Sylvain St-Laurent

Chris et Chris

CHRONIQUE / D’anciens détenteurs de billets de saison des Sénateurs ont reçu une surprise, par la poste, la semaine dernière. Une lettre, signée par deux anciens joueurs, Chris Phillips et Chris Neil. Une lettre dans laquelle on les invite à revenir au Centre Canadian Tire, en renouvelant leur engagement auprès de l’organisation.

La chronique qui suit portera sur Phillips et sur Neil. Sur le rôle que les anciens pourraient jouer dans la relance.

Sylvain St-Laurent

L’espoir numéro 17

CHRONIQUE / Dans le petit monde du journalisme sportif, Corey Pronman s’est forgé une bien jolie réputation. Au lieu de suivre les activités d’une organisation de la LNH, il s’intéresse aux espoirs des 31 équipes.

Il prend son rôle au sérieux et ça paraît.

Sylvain St-Laurent

Un directeur général, son journal

CHRONIQUE / Vos nombreux messages de soutien nous touchent droit au cœur, vos mots d’encouragement nous donnent le courage et le goût de continuer.

Quand le gouvernement est intervenu pour prêter main-forte aux quotidiens de Groupe Capitales Médias, j’appréhendais une certaine réponse négative du public.

Sylvain St-Laurent

Un très bel été avec Sidney

CHRONIQUE / Drake Batherson a de la chance.

L’espoir des Sénateurs d’Ottawa n’est pas chanceux sur toute la ligne. Il a raté les séries éliminatoires, le printemps dernier, à Belleville. « J’ai trouvé l’été un peu long », a-t-il reconnu, jeudi, quand je l’ai croisé à Kanata.

Sylvain St-Laurent

Un bon centre numéro deux

CHRONIQUE / Ils étaient quand même beaux à voir. Je parle ici des partisans des Sénateurs d’Ottawa qui ont envahi les réseaux, mercredi dernier. Ceux qui devaient à tout prix hurler leur joie, dès qu’ils ont su pour la mise sous contrat de Colin White.

«Enfin, une bonne nouvelle», s’est exclamé notre ami Louis-Philippe Brûlé, sur son espace Facebook.

Sylvain St-Laurent

Des Z’amours à temps plein

CHRONIQUE / Brad Wilkerson a profondément aimé Montréal. Et les amateurs de baseball québécois. On l’a vu pleurer sur le terrain du stade olympique, à la conclusion du dernier match des Expos. Pas des larmes de crocodile.

Wilkerson est à la retraite depuis une dizaine d’années, maintenant, mais le sort qui est réservé aux jeunes athlètes lui tient à cœur. Il a délaissé le coaching, récemment, pour devenir agent de joueurs.

Sylvain St-Laurent

Tout ce qu’on ne savait pas sur Ceci

CHRONIQUE / Cody Ceci n’a pas toujours bien composé avec la pression qui vient avec son métier. Le rôle de hockeyeur d’élite, représentant sa ville natale, semblait parfois lourd à porter.

Il avait déjà des problèmes, à l’époque où il portait les couleurs des 67’s d’Ottawa.

La direction du club s’était éventuellement résignée à l’échanger à l’Attack d’Owen Sound, pour lui permettre de respirer plus à l’aise.

Sylvain St-Laurent

Sans quart, point de salut

CHRONIQUE / Matthieu Proulx avait vu juste. «Ça m’arrive, à l’occasion», lance l’ancien footballeur gatinois, devenu commentateur à RDS, au bout du fil.

Il y a six mois, environ, Proulx avait accordé une entrevue à notre collègue Martin Comtois. Selon sa lecture, le Rouge et Noir n’avait pas les moyens de perdre Trevor Harris.

Sylvain St-Laurent

Dans un mois, le hockey

CHRONIQUE / On a l’impression que l’été s’étire et qu’il n’est pas près de s’en aller. C’est trompeur.

Mardi matin, on a mis en vente les billets pour le tournoi annuel des recrues de la Ligue nationale de hockey. 

Cette année, les espoirs des Sénateurs d’Ottawa y affronteront ceux du Canadien de Montréal et des Jets de Winnipeg. 

Ça va se passer à Belleville, du 6 au 9 septembre.

Sylvain St-Laurent

Le plus bel emploi d’été

CHRONIQUE / Quinze ans. C’est un bien drôle d’âge.

On connaît des ados de 15 ans qui sont larges comme des pans de mur et qui doivent se pencher pour ne pas se cogner la tête dans les cadres de portes. Des grands singes aussi barbus que Zach Galifianakis.

Sylvain St-Laurent

De bien beaux espoirs, mais...

CHRONIQUE / Nos collègues de L’Athlétique se sont amusés à dresser leur classement annuel des plus beaux espoirs de la Ligue nationale de hockey.

C’est un exercice amusant, sans prétention, qui a pour seul but de nous occuper l’esprit tandis qu’il reste six pénibles semaines à passer avant la Fête du travail et la reprise des activités dans les 31 marchés.

Sylvain St-Laurent

Si on gratte la peinture...

CHRONIQUE / Le site du Challenger Banque Nationale de Gatineau a fière allure. Vraiment. Le nouveau kiosque d’accueil, le chapiteau plus spacieux où les spectateurs peuvent se cacher du soleil, le «food truck» du Gainsbourg, le court de mini-tennis pour les enfants...

C’est invitant.

Sylvain St-Laurent

Prochain arrêt, Harvard

CHRONIQUE / Colin Greening est, probablement, l’homme le plus brillant à avoir porté l’uniforme des Sénateurs d’Ottawa.

Avant de tenter sa chance comme recrue, en 2010, il avait passé quatre saisons dans la NCAA, à l’université Cornell. Il est arrivé avec son diplôme de premier cycle en poche. Un homme de hockey conservateur, dont je tairai le nom, avait alors émis des réserves à son sujet.

Sylvain St-Laurent

Khem, le p’tit gars d’Embrun

CHRONIQUE / Quand Khem Birch a répondu à mon appel, mercredi matin, j’ai d’abord eu envie de le féliciter.

Si on se fie aux informations – non confirmées – qui circulent un peu partout, il s’apprête à signer un très lucratif contrat. Il touchera 6 millions $ US au cours des deux prochaines saisons, pour jouer au basket-ball, dans la NBA, avec le Magic d’Orlando.

Sylvain St-Laurent

Tes ennemis, tes amis...

CHRONIQUE / On vit dans un drôle de monde. Les Sénateurs d’Ottawa et les Maple Leafs de Toronto sont des rivaux naturels. Deux équipes qui coexistent dans la province la plus populeuse au Canada. Des clubs qui se sont affrontés quatre fois en cinq ans dans les séries de la coupe Stanley.

Dans la Ligue nationale que je connaissais bien, les clubs rivaux se détestaient ouvertement. Leurs interactions, à l’extérieur de la patinoire, étaient minimales. Sur la glace, leurs problèmes se réglaient généralement à grands coups de poing.

Sylvain St-Laurent

Foncer... loin de Vancouver

CHRONIQUE / Xavier Simoneau s’apprête, peut-être, à vivre le plus beau jour de sa vie.

Je dis ça, mais je ne sais rien. C’est à peine si je le connais. J’ai passé du temps avec lui pour la toute première fois, cette semaine.

Sylvain St-Laurent

Vincent était un gagnant

CHRONIQUE / Il s’appelait Vincent Robichaud. Un beau grand jeune homme qui avait tout pour réussir. Et qui réussissait. Il avait 22 ans. Il était originaire de Chelsea.

J’ai fouillé nos archives. Nous n’avons jamais écrit sur lui auparavant.

Sylvain St-Laurent

Grosse semaine pour les agents

CHRONIQUE / Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

J’ai écrit un mot à l’agent de joueurs Serge Payer, ce week-end. Je voulais prendre le temps de lui parler, alors que débute la semaine du repêchage de la Ligue nationale de hockey.

Sylvain St-Laurent

Mélodie, made in Gatineau

CHRONIQUE / Un truc m’a tout de suite frappé, lundi matin, en arrivant à la Sporthèque de Gatineau. Ça saute aux yeux. Mélodie Collard a encore grandi.

Il paraît que tout le monde lui fait ce commentaire, ces temps-ci. C’est une illusion, répond-elle chaque fois.