Les Sénateurs ont vaincu les Sharks de San Jose 5-2 devant leurs partisans dimanche soir.

Et si les Sharks ne se relevaient pas ?

CHRONIQUE / Ça ne coûte pas cher, rêver.

Le séjour à domicile s’est déroulé un peu mieux qu’on pensait. Il s’est conclu par une victoire agréable — quoiqu’un brin étonnante — contre les Sharks.

Les Sénateurs ont donc réussi à se sortir, temporairement, de la cave du classement.

Ils compléteront néanmoins le mois d’octobre assez près du 31e rang du classement général. Si la Ligue nationale conserve une formule similaire aux années précédentes, les détenteurs du dernier rang obtiendront environ 20 % des chances de remporter la loterie du repêchage — et 50 % des chances de piger parmi les trois premiers.

Les parents d’Alexis Lafrenière n’auront peut-être pas besoin de voyager tant que ça, l’an prochain, pour voir leur fils donner ses premiers coups de patin dans les rangs professionnels.

Les fans des Sénateurs peuvent se permettre de rêver plus gros, encore.

Dimanche, les Sharks ont effectué leur unique visite de la saison au Centre Canadian Tire.

Les Sharks ont montré des signes encourageants, récemment.

Mais les Sharks devraient aussi terminer le mois d’octobre à l’extérieur du tableau des séries éliminatoires.

Bon. Il paraît qu’il est un peu trop pour s’inquiéter, dans leur cas.

Un collègue qui a voulu en discuter avec leur entraîneur-chef, Peter DeBoer, s’est fait joliment remettre à sa place, d’ailleurs, en matinée.

« Quoi ? Vous voulez vraiment nous parler des séries éliminatoires ? La saison régulière est vieille de 10 matches ! Sérieusement, si vous voulez parler des séries revenez donc nous voir dans le temps de Noël », a-t-il répondu, irrité.

« Nous sommes au beau milieu d’un peloton avec tout plein d’équipes qui ont des fiches de 4-6-1, 5-5-1 ou 6-5-1... Et il nous reste tout plein de hockey à jouer ! Tout ce que vous devez savoir, c’est que nous commençons à nous diriger dans la bonne direction. Notre façon de jouer s’améliore. Et il est encore très tôt », a-t-il conclu, tout aussi sèchement.

S’il fallait que les Sharks continuent de nager dans ces eaux, toutefois...

S’il fallait que cette formation remplie de stars continue de jouer pour ,500...

S’il fallait que cette glorieuse organisation termine aux environs du 20e rang. Les Sénateurs détiendraient alors deux des 10 premiers choix, au prochain repêchage.

Lafrenière et... Dylan Holloway ?

Lafrenière et... Marco Rossi ?

Lafrenière et... Hendrix Lapierre ?

Comme je vous disais, d’entrée de jeu, rêver ne coûte pas cher.

On aura bien amplement la chance de s’en reparler, dans les prochains mois.

En attendant, on va compléter cette chronique en se parlant de la déprimante réalité du moment.

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Bobby Ryan.

Pour la première fois de sa carrière, Bobby Ryan a regardé un match depuis la galerie de la presse. D’autres entraîneurs ont certainement jonglé avec cette idée, mais personne n’avait encore osé.

Le type jouit quand même d’un statut particulier. Il a quand même connu quatre saisons consécutives de plus de 30 buts, dans une autre vie, quand il faisait partie du même trio que Ryan Getzlaf.

Il touche un salaire annuel de 7,25 millions $ US.

C’est lourd, un salaire annuel de 7,25 millions $ US. On n’écarte pas facilement un type qui gagne autant.

Dans cet espace, ce mois-ci, j’ai reproché à D.J. Smith de manquer de patience. Pas cette fois. Sa décision envoie un message clair.

Surtout qu’elle favorise Nick Paul, un jeune joueur qui mérite de jouer davantage...